L.A. nous raconte en détails une très belle et récente expérience sur le grand écran !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Line,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Récemment, est sorti « Gladiator II », dans lequel vous avez eu la chance de jouer. On peut certainement imaginer la joie que cela a été pour vous de participer à ce projet complètement dingue ?

Oui ! Effectivement, c’était impressionnant…J’ai mis pas mal de temps à réaliser que j’avais un rôle sur le film. Tout bêtement, une annonce de casting avait été mise sur Instagram, avec un réalisateur américain prestigieux. Comme il fallait être à l’aise avec la nudité aussi, je n’ai pas forcément postulé de suite mais, le lendemain, un ami m’a renvoyé la même annonce. Cela m’a aidée à franchir le pas.

Sur place, au casting, je comprends que c’est pour Ridley Scott et on me demande d’improviser un rôle d’une libertine romaine. Je mets une musique, je fais ce que je pense être bien pour le rôle, je ris, je me mets complètement à l’envers sur un canapé. Je devais n’avoir la réponse qu’un mois plus tard mais j’ai su au bout d’une semaine que j’étais prise ! Mais n’ayant pas encore eu le scénario, je ne savais alors pas ce que j’allais jouer.

Je devais tourner deux jours mais j’ai reçu des billets pour dix jours à Malte…Ce qui n’est pas du tout pareil, à tous les niveaux : importance du rôle, salaire,…Je comprends aussi que Joseph Quinn fait partie du casting, un acteur dont je suis très fan ! J’ai une très grande admiration pour lui et j’avais toujours rêvé le rencontrer.

Il y avait quand même un petit stress au niveau de la nudité…Je fais les essayages, je reconnais d’ailleurs la costumière et je découvre une très jolie tenue rouge. Je devais initialement porter quelque chose de plus clair, qui avait été validé par le réalisateur mais je paraissais trop pâle avec. Cela m’a permis de comprendre la concentration et la pression de tout le monde, il n’y a pas de juste milieu : soit ça ne va pas, soit c’est extraordinaire…Et Ridley valide tout ! Même ma candidature parmi des milliers de noms…Un peu comme une équipe de scientifiques, tous se congratulent quand quelque chose est ok, ils sont tous extrêmement gentils, il n’y a pas le temps pour autre chose, notamment la jalousie. J’ai adoré cela !

Sur place, on peut penser que l’atmosphère était incroyable…

Sur place, à deux jours du tournage, il y a une soirée : on ne peut pas se tromper en arrivant, il n’y a que des gars de 2 mètres, cascadeurs ou gladiateurs. Je vois aussi Joseph Quinn arriver, il me regarde de loin avec son verre, j’essaie de cacher que je suis fan de lui mais il me fixe. Il finit par avancer vers moi et par me faire un câlin…Je me demande s’il ne me confond pas avec quelqu’un d’autre. On est très timides tous les deux et ça s’arrête là…

Le jour J, j’apprends que je vais finalement tourner avec lui, directement sur ses genoux. Je me suis retrouvée ainsi à être sa concubine ! Et j’ai mieux compris ainsi notre première rencontre lors de la soirée.

 

 

On était logés dans un palace incroyable et, sur le plateau, j’avais ma caravane personnelleJ. J’ai été très très bien traitée…Pour l’anecdote, ce lundi-là, j’ai embrassé ma feuille de service ! J’ai hurlé de joie, j’ai sauté et dansé ! C’est vraiment à ce moment-là que j’ai réalisé ce qui se passait !

Ce que l’on voit à l’image correspond parfaitement à la réalité des décors sur le plateau ! Tout avait été reconstitué, tout était réel, tout était immense, tout était grand ! C’était génial, c’était magnifique ! Il y avait à peu près 150 figurants, 100 techniciens et 8 caméras. Tout était impressionnant et fou !

Tant personnellement qu’artistiquement, cette expérience a été particulièrement riche…

C’est un bouleversement dans ma vie ! J’ai toujours eu beaucoup d’ambitions et je me suis complètement sentie à ma place sur ce tournage. J’aime travailler avec des gens que j’admire beaucoup pour leur travail ou leur talent. J’ai envie de faire partie des meilleurs, j’ai envie de collaborer avec les meilleurs mais, surtout, avec les plus gentils. Ce tournage m’a donné cette sensation à la fois d’être avec les meilleurs mais aussi avec les plus gentils ! Cela allait ensemble et ça a été bouleversant pour moi parce que ça a concrétisé ce que je pensais un peu utopiste au départ. Je me dis que ma vie sera cela et que, dans la mesure du possible, je vais choisir mes projets en fonction aussi des facteurs de gentillesse et de bien-être de l’équipe.

Au moment de la première projection, quelles sensations ont alors prédominé en vous ?

C’était génial ! On ne sait jamais si, sur un tel film, on va rester au montage…J’ai eu beaucoup d’interactions de jeu, on a beaucoup improvisé avec Joseph et je m’étais dit que, peut-être, seuls les plans sans jeu seraient retenus. Au second teaser officiel du film, je me vois…Je me dis alors que je serai au montage, sans encore savoir à quel point. Mais ma joie était déjà immense !

A la découverte du film, j’étais aux côtés des autres concubines et concubins, j’étais super contente. Je m’en doutais, les dialogues n’étaient pas au montage mais j’ai quand même du jeu muet de réaction avec Joseph. On me voit bien, j’en suis très contente. Surtout, j’ai adoré le film… J’ai trouvé Joseph extraordinaire, malgré la pression qu’il avait…La qualité de son travail m’a apporté beaucoup de joie : j’étais content pour lui, à qui je m’étais attachée professionnellement.

Mon nom est au générique et je ne pensais pas que ça me ferait autant quelque chose…C’était cool !

 

 

Spontanément, que gardez-vous à l’esprit de toute cette folle aventure ?

Il s’est passé quelque chose sur le set : je le disais, Ridley contrôle tout mais, quelque part, il veut aussi que ses acteurs soient riches de propositions. Il y a 3 prises maximum et il veut que toutes soient différentes. Dans tous les cas, j’étais le faire-valoir de l’empereur et, quoi qu’il allait faire, j’allais le suivre…A un moment, dans l’improvisation, il fait quelque chose qui n’était complètement pas prévu et c’était tellement viscéral que je l’ai suivi. A la fin de la prise, je me dis « Line, là tu as improvisé quelque chose, espérons que tu n’ais pas gâché la prise ». Ridley, qui n’était pas encore venu sur le plateau, s’avance vers moi, mon cœur bat hyper fort, il m’aide à me lever de ma position et me dit « You’re great ! ». Cela, je le garde profondément ! C’est mon souvenir le plus marquant…

Pour finir, quels sont vos autres projets à venir ?

Je viens de tourner un film en octobre, il est en post production. Cela s’appelle « Le Secret de Martha », de Pierre Noguéras et Paul Parent, dans le rôle de Martha. C’est une histoire d’amour interdite avec un soldat allemand pendant l’occupation en Normandie.

Merci, Line, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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