Prime Video / Culte : Marie Colomb nous en dit plus sur cette nouvelle mini-série !
Bonjour Marie,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
A partir du 18 octobre prochain, la mini-série « Culte » sera disponible sur Prime Video, en 6 épisodes. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, tout à fait ! La joie de faire partie d’un projet très très bien écrit, avec un bon scénario de Nicolas Slomka et Matthieu Rumani. La joie aussi de tourner à nouveau avec Louis Farge et avec pratiquement la même équipe technique que sur « Follow » et la joie de jouer un tel personnage, ce qui est une grande chance !
Avec vos mots, sans tout en dévoiler, comment présenter ce programme ?
C’est une série qui parle des coulisses de « Loft story », la première téléréalité en France. On y évoque sa création, les coulisses de grandes chaines, les coulisses de jeunes producteurs qui ont alors à peine 30 ans et qui se lancent dans ce projet d’envergure.
Aujourd’hui, les programmes de téléréalité font partie du quotidien télévisuel des français mais, il y a 20 ans, ce programme était complètement novateur et précurseur…
Totalement ! Ce programme a été précurseur d’énormément de choses, notamment des réseaux. C’était la première fois qu’il y avait une exposition de l’intimité, les téléspectateurs rentraient en quelque sorte chez les gens, même s’ils étaient dans un loft.
Vous y interprétez le rôle de Loana. Certainement que le travail de préparation, tant physique que mimétique, a été important ?
Il y a eu 3 grands pôles. Déjà, le travail physique : il n’était pas que de mon fait, c’était le travail de toute l’équipe HMC pour essayer de me faire ressembler à Loana. On a fait des essais, j’ai changé de couleur de cheveux, j’ai rasé mes sourcils, on m’a mis une fausse poitrine, on m’a bronzé tout le corps, je portais des lentilles et des faux ongles. Le deuxième travail était celui de mimétisme, pour aller chercher la ressemblance dans sa manière de parler, dans sa voix et dans sa manière de bouger. Cela va forcément avec le reste, c’est-à-dire essayer de trouver et de comprendre l’essence de la personne, pour la représenter. Parce que, si tu bouges comme la personne sans qu’il n’y ait du fond et sans que tu ne comprennes pourquoi cette personne bouge comme cela, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant. Après, il y a tout le travail de renseignement sur le personnage, j’ai appris sur elle, j’ai essayé de la comprendre et de faire des ponts avec moi-même pour voir à quel point je pouvais mettre d’elle mais aussi de moi, afin de ne pas rentrer dans une imitation un peu plate. J’ai vu tout ce qui existait sur elle, je me suis renseignée, pour la comprendre.
Au-delà de la documentation que vous évoquiez, aviez-vous regardé à nouveau les images du programme original de M6 de l’époque ?
Oui, j’ai tout regardé, en entier, il le fallait ! Je faisais des vidéos des passages de Loana pour avoir toute une bande de données. J’ai également regardé toutes ses interviews. Elle est une personne assez fascinante ! J’ai aussi lu son livre, ce qui m’a énormément aidée parce qu’on y apprend beaucoup sur son enfance notamment. Elle s’y raconte elle ! C’était important pour avoir sa vérité, elle que l’on a souvent dépeinte de façon assez étriquée.
Après avoir regardé les images de M6, quelles sensations avez-vous eues au moment de découvrir pour la première fois la reproduction du loft sur le plateau de tournage de la série ?
A la fois, c’est excitant parce que c’est fou mais c’est aussi super étrange. On se regarde dans un des fameux miroirs teints derrière lesquels étaient les caméras, on se voit alors complètement différemment : dans la peau de Loana, je n’avais pas le même corps, pas le même visage, pas les mêmes yeux…C’est quelque chose !
L’équipe déco a fait un travail absolument fabuleux, on se retrouve dans le loft ! C’est assez dingue…C’est intéressant car ça permet d’un tout petit peu ressentir ce que les candidats avaient réellement ressenti de cet enfermement. Quand on tournait à l’intérieur du loft, parfois l’équipe technique était à l’extérieur, du coup on ne la voyait pas, un peu comme à l’époque…Ce qui aidait énormément pour le jeu !
Pour compléter vos propos, certainement que la transformation physique faite avant chaque journée de tournage vous a aidée à vous plonger dans votre personnage et dans ses intentions de jeu…
Totalement ! Le costume aide toujours énormément…Notamment dans sa façon de marcher, qui était aussi due aux plateformes qu’elle portait. Le fait d’avoir des prothèses de seins faisait aussi que je ne me tenais plus de la même manière.
Dans l’inconscient collectif, certains moments avaient particulièrement marqué le public à l’époque. On peut notamment penser à la fameuse scène de la piscine…Comment avez-vous appréhendé le tournage de celle-ci ?
Dans le loft, le but était de coller le plus possible à la réalité, on avait donc les photos de l’époque sur nos téléphones. Au début, c’était marrant de se dire que l’on allait faire cette fameuse scène de la piscine puis, le moment venu, on est simplement dans le fait de faire. Forcément, il y a une attention particulière parce que c’est une scène d’intimité et, comme une scène de cascade, pour ne pas se blesser, il faut avoir une attention particulière. Donc on a bossé avec une coordinatrice d’intimité, Céline Tran, qui permet à ce que tout se passe bien sur le plateau : on parlait en amont et on savait exactement ce que l’on allait faire avant de tourner la scène. Tout s’est fait dans la simplicité et la facilité avec mon partenaire Victor Poirier, qui est formidable. C’était très très simple…
La scène, dans le contexte de l’époque, était extraordinaire, c’était fou de voir cela à la télé. Mais, en vrai, à faire, elle n’est pas dingue…
Par contre, pour le public, la série permettra de mieux comprendre les réactions alors de la production…
Tout l’intérêt n’est pas de montrer uniquement cette scène qui a fait beaucoup parler, c’est effectivement de voir les off, de comprendre ce qui a pu se passer, de voir les réactions de la production face à cela. Il faut se dire que ce n’était pas du tout scénarisé à l’époque…Il est important de préciser que c’est quand même une série de fiction : tout ce qui est montré n’est pas forcément vrai. Même moi, je ne sais pas tout de ce qui est vrai et de ce qui est faux…Au niveau de Loana, c’est plutôt vrai en revanche.
La série traduit aussi à quel point il y a eu un avant et un après cette scène dans la vie de ce programme et même de la téléréalité. Cela a créé des débats incroyables de société…
A titre personnel, avez-vous déjà eu l’occasion de découvrir l’intégralité du rendu final ?
Oui, j’ai vu la série ! C’est toujours dur d’être objective mais je peux vous dire que, selon moi, cette série a été incroyablement bien écrite et incroyablement mise en scène par Louis et son équipe. Le casting est bon également, l’image aussi. Je suis très fière de faire partie de cette série, que j’aime beaucoup.
On vous imagine, du coup, curieuse et impatiente de découvrir les retours du public ?
Forcément ! C’est quand même un programme culte, qui nous a tous plus ou moins marqués. J’étais jeune mais c’était un programme et une époque tellement marquants que, oui, je suis hyper impatiente de voir comment cette série va être reçue. Je trouve qu’il y a un propos intéressant dedans donc il me tarde de découvrir les réactions.
La série est produite par Alexia Laroche-Joubert et, même si le projet avait été écrit avant son arrivée, évidemment qu’elle s’est entretenue avec les auteurs, au même titre que Loana l’a fait. Le public va donc apprendre des choses, tout en étant, je l’espère, touché par la nostalgie.
En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?
Là, je vais tourner dans la série « Alpha », pour France 2, réalisée par Franck Brett.
Merci, Marie, pour toutes vos réponses !