Manon Brunet se remémore son titre de championne olympique de sabre à Paris 2024 !
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Bonjour Manon,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
Le 29 juillet dernier, vous avez été sacrée championne olympique de sabre en individuel, à Paris. Plus de deux mois après, on vous imagine encore sur votre petit nuage…
Oui, c’est ça ! Je profite de cette médaille, il y a plein de choses qui se passent et, du coup, je n’ai pas envie de redescendre de mon nuage.
Depuis, les sollicitations médiatiques et autres sont nombreuses et régulières, ce qui permet sans doute de prolonger un petit peu le plaisir…
Exactement ! Depuis que je suis rentrée en France après mes vacances, j’ai beaucoup de sollicitations, que ce soient des journalistes, des partenaires ou encore pour des conférences et des tables rondes. Aujourd’hui, j’étais encore dans une école pour parler de tout cela donc ça me permet de continuer à montrer ma médaille et de continuer à parler de cette belle journée ainsi que de tout le parcours que j’ai fait.
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Certainement que de décrocher le titre à Paris, dans ce lieu si singulier, a donné une saveur encore plus particulière…
Exactement ! Les JO de Paris ont été extraordinaires, j’ai eu la chance de pouvoir y être ! De gagner-là était le rêve de tous les français ! Le public était extraordinaire, le lieu était magique, je ne pouvais pas rêver mieux !
Il est vrai que l’ambiance était incroyable, tout au long de la journée et de votre parcours…
C’est ça, oui ! Les 8 000 spectateurs, juste pour nous, les français, c’était du jamais vu encore, en tout cas pas en escrime. Même les étrangers étaient assez émerveillés par l’évènement et par ce que la France avait créé. Voilà, ces jeux étaient clairement réussis, juste déjà au niveau de l’organisation.
En finale, pour votre cinquième et dernier affrontement de la journée, vous vous retrouvez face à votre compatriote Sara Balzer. A quoi pensez-vous au moment de l’affronter ?
Quand je commence le match, j’oublie qu’en face de moi, c’est une compatriote et une coéquipière, c’est juste une concurrente : j’oublie son nom, j’oublie son pays et j’essaie juste de la battre à un jeu. Pendant tout le match, ça a été ça et, juste après ma dernière touche, je me suis rappelé qu’en face de moi j’avais une coéquipière.
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Lorsque vous l’emportez, vous avez, en plus, la chance que votre mari, également en compétition, vous porte en triomphe. Partager ce moment-là avec lui a dû être très fort…
Oui, c’était tout simplement mon rêve ! Je rêve depuis quelques années que l’on est ensemble de gagner un grand championnat ou les Jeux Olympiques, pour lui sauter dans les bras. Cette fois, c’est lui qui s’est mis à genoux, il a un peu déconné sur la façon de le faire… J Je plaisante ! C’était simplement un rêve éveillé et on a pu profiter de cela ensemble. En arrivant, on ne s’est pas dit que l’on avait deux compétitions chacun mais bien quatre pour aller chercher des médailles…C’était assez magique ! En plus, il a ramené sa médaille de bronze et, du coup, on a pu partir en vacances apaisés et heureux.
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Avec le recul, quels autres souvenirs de cette journée-là vous reviennent spontanément à l’esprit ?
La marseillaise avec le public était touchante et émouvante…Tout ce public qui chante avec moi cette marseillaise, je pense que je m’en souviendrais longtemps, voire toute ma vie.
D’ailleurs, on peut dire que ce premier titre olympique est la suite logique de votre très beau parcours, avec, notamment, des médailles olympiques ornées d’autres couleurs moins dorées…
Oui, oui, oui, c’est clair ! J’ai commencé par quatrième, puis troisième, puis deuxième par équipe et enfin première…Voilà, j’ai fait crescendo ! Maintenant, j’espère que je vais rester en or jusqu’à la fin de ma carrière. Je suis très heureuse d’avoir réussi cela mais j’ai encore soif de médailles et de frissons !
Quelques jours plus tard, le 3 août, la compétition par équipe ne vous aura pas permis de décrocher une deuxième médaille, la France terminant au pied du podium. Pour autant, ces moments-là, entre françaises, devant votre public, resteront certainement marquants eux-aussi…
Oui, c’est ça ! J’ai aussi envie de retourner aux Jeux Olympiques pour prendre cette revanche par équipe. On est très déçues de ce résultat, je suis très déçue pour mes coéquipières…J’ai envie de revenir aux JO pour décrocher une nouvelle médaille d’or mais pas seulement pour moi, aussi pour toute mon équipe.
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Vous avez récemment repris le chemin de l’entrainement. Quels sont vos prochains objectifs à court terme ?
Je vais essayer de reprendre la compétition au grand prix d’Orléans en décembre. Mon prochain objectif est d’être championne du monde.
Pour terminer, que peut-on ainsi vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?
De continuer à m’épanouir dans mon sport et de ramener toujours beaucoup de médailles !
Merci, Manon, pour toutes vos réponses !
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