Koh Lanta : Sarah fait le bilan de son aventure, à l'issue de son élimination !
Bonjour Sarah,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
La saison de « Koh Lanta – La tribu maudite » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, le visionnage des images ravive-t-il certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?
En fait, c’est un peu particulier parce que c’est un peu une deuxième aventure qui commence. Donc, forcément, on est content et heureux de revoir tous les échanges que l’on a pu avoir, tout ce que l’on a pu faire,…Cela n’a pas ravivé forcément d’émotion parce que j’ai pris énormément de recul depuis que ça a été tourné. Mais, par contre, ce sont de nouvelles émotions… et l’envie de partager avec les proches passe en premier lieu donc j’étais plutôt impatiente de leur montrer et très au clair avec ce que j’avais vécu, avec tout ce qui se passait. Donc c’était chouette mais je n’ai pas, pour le coup, revécu l’aventure en la visionnant.
Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?
En fait, pour moi, c’était un peu un global de plein de choses. A la base, je suis sportive et j’aime beaucoup le challenge donc c’était quelque chose qui me tenait à cœur. « Koh Lanta », j’en rêvais depuis des années, je ne savais juste pas, du coup, à quel moment j’allais le faire. Quand j’ai eu mon fils, j’avais décidé de reporter le projet parce que, justement, je voulais vivre pleinement l’aventure et savoir que tout allait bien se passer pour lui. Donc c’est pour cela que j’ai candidaté à partir du moment où il avait trois ans. Après, du coup, c’est un mélange de plein de choses : quand on devient maman, on a aussi de nouvelles étapes et de nouvelles envies dans notre vie et, moi, c’était vraiment l’envie de lui transmettre le fait que, quand on a des rêves en tête, il faut tout faire pour les réaliser. On est souvent les premiers à se mettre des barrières par rapport aux rêves et j’avais envie qu’il ait vraiment cette image-là en tête de ne rien lâcher et de parvenir à réaliser ses rêves. Après, aussi une petite partie familiale, où mes parents ont été malades tous les deux en même temps, il y avait cette symbolique de se dire que, peu importe ce qui se passe dans la vie, il faut toujours se relever et aller de l’avant. On apprend toujours de ce qui se passe, ce n’est pas toujours négatif, on tire toujours du positif dans le négatif.
Le début d’aventure a été riche en rebondissements…Comment aviez-vous réagi en voyant débarquer sur la plage Ugo et Frédéric, deux aventuriers expérimentés ?
J’étais très contente parce que j’avais suivi leurs aventures à tous les deux. J’étais au fait, du coup, de leur parcours et je savais à peu près quels types d’aventuriers c’étaient…De très bons aventuriers bien évidemment….Du coup, ils avaient deux profils complètement différents : Fred était beaucoup plus stratège et Ugo beaucoup plus sur le challenge vraiment de l’aventurier à proprement parler, sans forcément être dans la stratégie, très humble, dans l’échange. Du coup, ça me faisait plaisir parce que je savais que, peu importe avec qui j’allais tomber, je savais que ça allait être riche en partage, qu’ils avaient plein de choses à nous apprendre et que ça allait être chouette de partager un bout d’aventure avec eux.
S’en était suivie l’annonce par Denis que 4 des aventuriers ne rejoindraient aucune des tribus, ainsi que, quelques heures plus tard, l’information de l’existence de cette fameuse ile maudite. On peut clairement dire que c’était un début d’aventure sur les chapeaux de roue…
Oui ! En fait, ça a vraiment été l’ascenseur émotionnel…On était très heureux d’arriver sur la plage, un peu moins heureux de comprendre quelques minutes plus tard que quatre d’entre nous allaient quitter l’aventure parce que c’était comme cela – on ne savait alors pas l’origine de la tribu maudite. Puis on apprend l’existence de cette tribu et du fait de pouvoir, sur certains conforts, être votés par certains aventuriers pour aller faire un saut sur l’ile et se confronter à un de ses aventuriers. C’était, oui, un vrai ascenseur émotionnel pour le coup !
A l’image, la réunification a eu lieu il y a quelques jours. Comment se sont passées les premières heures tous ensemble ?
En fait, quand on est arrivés rouges chez les jaunes, on était très contents de rencontrer du coup les autres aventuriers. C’était une petite bouffée d’air frais, ça faisait du bien de voir de nouvelles têtes. Paradoxalement, on était très tristes de quitter notre ile sur laquelle on avait passé de bons moments, ile en plus magnifique, au milieu de la nature, avec des singes et des requins, ce qui était impressionnant à vivre. Donc on était un peu partagés parce qu’on était tristes et contents ! Et puis quelques temps après, on sait que l’on doit quelque part s’affronter pendant le conseil, ce qui était plus compliqué. On était la tribu blanche mais elle n’était blanche que de nom, les votes étant bien jaunes et rouges. Là, on a senti que, effectivement, ce qui paraissait être un semblant de tribu blanche se resserrait petit à petit vers des anciens ex rouges et ex jaunes qui gardaient bien leur couleur.
Pour en revenir à l’épisode diffusé ce mardi, on image le coup de pression que cela a dû être d’apprendre que l’épreuve de confort était aussi éliminatoire pour le dernier d’entre vous…
Le fait de savoir que c’est une épreuve éliminatoire nous indique que l’on n’a pas le droit à l’erreur. Donc il faut oublier toute la pression que l’on peut avoir, même si on sait que l’on en a énormément et jouer le plus simplement possible. Mais, oui, c’est comme la première épreuve éliminatoire finalement, quand on est arrivés sur la plage, c’est exactement la même chose, on sait que notre aventure peut basculer et que l’on peut rentrer chez nous du coup dans quelques minutes, une fois que l’on aura réalisé l’épreuve. Ce qui est compliqué, c’est que l’on ne sait jamais si on est bons ou pas sur ce genre d’épreuves car ce sont des choses que l’on n’a jamais testées en dehors de « Koh Lanta ». On ne sait jamais ce que l’on peut faire et ça dépend aussi de la performance des autres…A ce moment-là, un vrai moment de stress, surtout que l’on n’a pas non plus envie de voir partir d’anciens copains, pour ma part des ex rouges. Donc, oui, un moment de stress en plus pour moi mais aussi pour eux, de savoir ce qui va advenir à la suite de l’épreuve…
Sur l’épreuve d’immunité, vous terminez quatrième. Même si cela n’était pas suffisant pour vous garantir l’immunité, certainement qu’il y avait un peu de fierté quand même d’avoir été la dernière femme…
En fait, mon sentiment à la fin de cette épreuve est vraiment partagé…Je suis effectivement contente d’avoir terminée la première femme et, paradoxalement, je sais que ça ne me sert à rien, si ce n’est à me mettre encore plus en porte à faux par rapport aux jaunes qui peuvent potentiellement avoir peur des performances que je pourrais faire sur d’autres épreuves. Dison qu’en ayant été votée par tous les ex-jaunes deux jours auparavant, c’est compliqué…Je suis vraiment partagée à ce moment-là : je suis contente et, en même temps, je suis consciente que ça ne sert à rien et que ça peut même apporter du négatif.
Au moment de rejoindre le conseil, en lien aussi avec ce qui s’était passé la fois précédente, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
En fait, on a eu aussi la nouvelle comme quoi Charlotte ne votait pas. Je savais que les ex-jaunes allaient voter contre moi, je savais aussi et j’étais la seule à savoir que je n’avais pas de collier, mais j’osais penser et espérer qu’ils puissent potentiellement changer leur vote parce que j’avais cherché le collier pendant longtemps toute la journée. Mais, logiquement, à la vue des potentiels votes, ça aurait pu être en notre faveur…Je savais aussi que Gustin pouvait voter contre moi, je ne pensais pas qu’il allait le faire à ce moment-là. Donc j’étais très inquiète parce que je savais que mon nom allait sortir mais je ne pensais pas sortir à ce moment-là.
Forcément, la déception de partir est là mais, par contre, je suis très contente d’être restée moi-même, d’avoir respecté mes principes et mes valeurs, c’était mon principal requis sur « Koh Lanta »…J’avais même dit, au moment du casting, que si ça devait me faire sortir, ça le ferait mais que je voulais vraiment rester moi-même. Je suis très contente de cela, je suis très contente d’avoir respecté les rouges, de leur être restée fidèle. Après, forcément déçue de ne pas pouvoir rester encore quelques jours, de disputer encore d’autres épreuves individuelles, de soutenir les rouges dans ces autres épreuves…Mais, après, globalement, je suis très contente de mon aventure : je suis déçue mais je ne suis pas triste, je suis très heureuse déjà d’avoir participé et, ensuite, d’avoir réalisé tout ce parcours-là…Encore une fois, je suis partagée !
Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?
Déjà, cette sensation quand on arrive sur la plage : la découverte de l’ile quand on est sur la plage qui est magnifique. On ne se connait pas, on sait que l’on va être une équipe, qu’on va apprendre à se connaitre au fur et à mesure mais, vraiment, ce moment où l’on découvre tous l’ile en même temps est magique ! Parce que l’on est subjugués par la beauté de l’ile et de la nature, parce qu’on est heureux d’être là, surtout après avoir passé cette première épreuve. Après, je dirai aussi que l’autre très beau souvenir est la première victoire collective : elle a été très importante aussi pour nous souder, pour commencer l’aventure et pour se soutenir par la suite. Oui, ça a été, je pense, impactant pour la suite et de très bon augure pour le début de l’aventure.
A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?
En fait, quand on vient sur « Koh Lanta », on est tous conscient que ça ne va pas être que du plaisir. Après, je pense que, quand on est au fait de cela et qu’on sait que l’on va avoir très faim, que le moral ne peut pas être tout le temps là, ça fait prendre du recul en temps réel sur ce que l’on est en train de vivre. Forcément, ce n’est pas agréable quand Denis éteint le flambeau mais, du coup, je n’ai pas eu de moment où j’étais triste de souffrir. Encore une fois, comme je l’ai dit, la prise de recul, pour moi, est nécessaire quand on fait ce challenge qu’est « Koh Lanta », une épreuve en tant que telle. Au contraire, ça a été, je pense, très salvateur de prendre du recul pour ne pas, justement, subir l’aventure. A la moindre chose que je pouvais vivre, qui pouvait être dérangeante sur le moment, j’essayais de prendre du recul et j’arrivais à me dire que c’était bien.
En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prête à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?
Le sac n’est pas prêt parce que je pense que si, effectivement, l’occasion se présente, je serais très heureuse de préparer un sac en cinq minutes. Mais, pour l’instant, j’aime bien vivre les choses au fur et à mesure et cette partie-là n’est pas complètement terminée, la saison n’est pas finie, il y a encore des choses sympas, je crois, qui vont venir d’ici à la fin de l’émission donc, oui, chaque chose en son temps : si ça doit se produire, ce serait avec grand plaisir et si ça ne se produit pas, tant pis, j’ai déjà vécu quelque chose de magnifique. Mais mon sac sera prêt en cinq minutes… J
Merci, Sarah, pour toutes vos réponses !