France 3 / Brigade du fleuve : Jeanne Bournaud nous présente Lucie, son personnage dans ce téléfilm inédit !
Bonjour Jeanne,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pourrons vous retrouver ce samedi soir, sur France 3, à 21h 05 dans le téléfilm inédit « Brigade du fleuve », sous les traits de Lucie Cavage. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, absolument ! J’étais ravie de retrouver certains acteurs avec qui j’ai déjà travaillé par le passé, je pense notamment à Thomas Jouannet avec qui j’avais joué dans « Innocente ». D’ailleurs, depuis, j’ai revu Roby Schinasi sur la deuxième saison de la série « Le négociateur ».
Surtout, j’étais heureuse de travailler avec Bénédicte Delmas, avec qui je n’avais encore jamais collaboré, qui est une réalisatrice vraiment formidable. On a eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble ! C’était une très chouette expérience !
Ce téléfilm est l’occasion de travailler aux côtés, vous l’avez dit, d’un chouette casting…….dans une région et des décors très agréables…
C’était agréable de découvrir Tours et ses environs. On a la chance, dans notre métier, grâce aux tournages, de parcourir la France et de visiter des villes que l’on ne connait pas. Je n’avais encore jamais tourné dans cette région et c’était très chouette !
Plus personnellement, quel regard portez-vous sur Lucie, votre personnage ?
J’aime beaucoup ce personnage. Elle est juge, elle chapote donc la bridage, elle a l’autorité, elle fait le lien entre le préfet et l’avancée de l’enquête. Elle dirige l’enquête mais, pour autant, elle a une vraie relation avec Victor, joué par Thomas Jouannet. On sent qu’ils travaillent ensemble depuis longtemps, qu’ils sont copains…Même quand ils s’engueulent, ce n’est pas avec une autorité bête et méchante : quand elle se fâche, au début, lorsqu’il a pris des risques, c’est surtout parce qu’elle a eu peur pour lui. J’aime bien cette complicité qu’ils ont.
C’est une femme qui va droit au but, elle porte une certaine autorité…En même temps, elle s’est autorisé une aventure, un soir, avec un des personnages de la brigade …Il va y avoir des conséquences qu’elle va assumer. Cela en fait un personnage que j’aime bien, que je trouve atypique : elle est, à la fois, une femme libre, qui fait bien ce qu’elle veut et qui, en même temps, assume bien ses responsabilités. C’est un chouette personnage, qui a beaucoup de tempérament !
Sans rien dévoiler, on peut ainsi dire qu’il vous permet une palette de jeu large et variée…
Bien sûr ! C’est toujours agréable d’avoir un personnage comme celui-ci, qui sort du lot, qui sort de l’ordinaire. Lucie n’est pas dans des clichés ni dans des traits de caractère trop attendus, ou que l’on voit trop souvent. Ce qui est intéressant, en plus, dans cette fiction, c’est que tous les rôles sont creusés, on peut dire que c’est un film choral : chacun a son histoire, tous les personnages sont liés entre eux donc Lucie n’est pas un personnage périphérique comme on en a parfois malheureusement, où on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. C’est très agréable quand tout le monde a quelque chose à travailler, que tous les personnages sont liés, qu’il y a un vrai rapport entre tous.
Justement, avez-vous eu quelques sources plus personnelles d’inspiration ? Bénédicte Delmas, la réalisatrice, comédienne également, a certainement dû être pleine de bons conseils…
Bénédicte est une réalisatrice qui est très précise dans ses indications, qui sait ce qu’elle veut. Elle fait partie des réalisateurs et réalisatrices qui ont beaucoup travaillé en amont, qui se sont posé beaucoup de questions, qui ont beaucoup réfléchi. Je ne parle pas seulement du découpage technique, je parle aussi des personnages : elle a pris le temps de faire, avec chacun de nous, des rencontres, ce qui est quand même très important aussi pour pouvoir discuter du personnage et avoir un premier contact. Donc, oui, elle donne des indications mais, en même temps, elle cherche également avec nous : elle entend absolument nos propositions aussi et on tente, on travaille…J’adore travailler comme cela, je trouve cela vraiment intéressant et vivifiant, on sent que l’on fait un travail équipe…C’était super de travailler avec Bénédicte !
On vous imagine du coup, si ce n’est pas déjà fait, curieuse de découvrir le rendu final mais aussi les retours des téléspectateurs ?
Pour tout vous dire, j’ai déjà vu le résultat…J’en suis très contente ! Je trouve que l’on sent vraiment cette famille qui nait, on sent les liens entre eux, tous ces personnages sont touchants je trouve, l’enquête est bien ficelée, tout marche très bien ! C’est agréable de voir autre chose que des rues pavées ou des bureaux, c’est agréable de voir les personnages sur l’eau, de voir ces décors…On n’a pas l’habitude de l’univers d’une brigade fluviale, il est assez peu utilisé dans les fictions. Je trouve que tout cela fonctionne bien ensemble, je suis très contente du résultat, je crois d’ailleurs qu’on l’est tous !
Pour finir, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?
Là, je tourne la deuxième saison de la série « Le négociateur » pour TF1, la première avait été diffusée en mars. On a quasiment terminé trois épisodes, on finit le 13 décembre. J’incarne donc toujours Hélène Banier, la cheffe du RAID, aux côtés de François-Xavier Demaison, qui joue Antoine Clerc, le négociateur de cette brigade. On s’éclate, on a un nouveau réalisateur, Vincent Giovanni, qui a une façon de travailler que j’aime beaucoup aussi. On a une équipe vraiment chouette, les textes sont super, on a des décors très cinématographiques donc on est très contents du travail que l’on est en train de faire…J’espère que ça plaira aussi au public !
Merci, Jeanne, pour toutes vos réponses !