Polina Rushe évoque son parcours artistique ainsi que ses actualités et projets !
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Bonjour Polina,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme le témoigne votre parcours. Si l’on revient à son origine, quelles principales raisons vous ont donné l’envie de faire de l’artistique votre quotidien ?
De base, mon parcours académique n’est pas du tout en lien avec l’artistique. Certes, je joue du violon depuis toute jeune et j’ai toujours dansé mais c’étaient plutôt des hobbies et des activités extrascolaires. J’ai fait des études d’économiste et de diplomate, j’ai passé mon diplôme d’Économie à La Sorbonne et j’ai un Double Master en Diplomatie Internationale de l’université des Nations Unies. Dans ma tête, je pensais travailler dans une ambassade ou une organisation internationale. Au final, une rencontre a fait que toute ma vie a changé à 360° : j’ai rencontré des gens dans la rue pendant le Covid, à Saint-Germain des Prés…Je cherchais une adresse, je me retourne et je tombe sur ces deux femmes, on commence à discuter et elles me présentent un projet qu’elles souhaitaient mener…Pendant cette période, les mannequins et les artistes n’avaient pas de travail car tout le monde était enfermé chez soi. Comme il n’y avait pas de spectacle, on pouvait louer des lieux incroyables…Tout était fermé mais, à la fois, des portes étaient ouvertes…
Après notre rencontre, on a commencé à écrire des chansons, 12 au total. Grâce à la première, « Pink revolution », on a été invitées en Afrique pour danser avec les locaux. En même temps, je terminais ma thèse en master donc c’était pour moi un grand changement, tellement j’étais formatée par l’université. De fil en aiguille, j’ai compris que c’était cela qui m’éclatait : je faisais ça depuis toute petite mais je n’y donnais pas assez d’attention ni d’importance fondamentale. J’ai alors découvert que c’était ma vraie nature….Il n’y a rien de plus évident que de nourrir ses talents et de les partager avec son entourage et avec des gens différents, pour qu’ils voient que tout est possible. Pour moi, c’était incroyable…Après l’Afrique, pour me remercier, on m’a offert un clip qui me représentait, moi avec mes talents, à savoir le violon et la danse dans un théâtre. J’ai travaillé avec deux chorégraphes français renommés, ils m’ont beaucoup aidée car c’était quelque chose de nouveau que d’avoir, en même temps, du violon et de la danse. Le mélange était assez compliqué mais on s’est entrainés jour et nuit : j’ai alors compris qu’il y avait une autre facette de moi que je devais accepter et prendre en main, sans que ce ne soit qu’une activité à côté. Cela a pris alors tellement de place que je me suis demandée ce que je savais encore faire d’autre…C’est comme cela que l’on ose se dépasser et sortir de son cadre de croyances. Au début, cela n’était pas évident mais j’ai osé, j’ai fait confiance à mes talents et à la vie.
C’est comme cela que je suis arrivée à l’artistique : cette rencontre unique il y a 3 ans m’a marquée, des personnes ont investi du temps, de l’énergie et de l’argent sur moi et, maintenant, ma vision de la vie n’est plus du tout la même. J’y tiens beaucoup !
Bien en amont de ce parcours plus récent, vous avez rencontré, en Allemagne, à l’âge de 12 ans, des gens dans la rue qui ont été à l’origine de belles opportunités artistiques…
J’ai grandi en Allemagne dès l’âge de 6 ans, j’étais une fille toujours très active. A 12 ans, je me rendais dans un magasin et j’ai été repérée pour un shooting de mannequins mais plutôt commercial, pour des photos diffusées dans des catalogues et magazines. C’était ma première approche…
4 ans plus tard, j’ai été repérée par une très très grande agence allemande dans la rue. C’est comme cela que j’ai commencé le mannequinat…J’avais des shootings incroyables, y compris à Paris, j’ai été le visage de « Max Factor » pendant plusieurs mois dans les magasins…J’avais des très beaux jobs !
J’ai ensuite déménagé à Paris et c’est là où, dans ma tête, je me suis dit qu’il fallait faire des études, être une fille sérieuse pour avoir une base solide avant, ensuite, de pouvoir faire tout ce que je voudrais.
Nous le disions, vous avez de nombreuses cordes à votre arc artistique. Les considérez-vous comme faisait partie d’un seul et même domaine ? Ou comme autant de métiers différents ?
C’est une question très très intéressante… Je considère plutôt que tout cela fait partie de moi. C’est un art de combiner tout, il faut jongler…Je viens de créer une chorégraphie et je vois très bien que le mannequinat m’aide à marcher comme un mannequin…Sur scène, cela crée de la valeur ajoutée. Pareil, en shooting, la musique m’aide : qu’on le veuille ou non, le corps se met à bouger ! Je trouve qu’il y a partout un mélange intéressant et donc des choses à partager. C’est incroyable et je trouve que c’est là la beauté des êtres humains, d’avoir chacun nos propres dons et talents. Ce serait dommage de ne pas les montrer tous ! Les mannequins ne sont pas que des belles filles, attention! (rire)
Plus concrètement encore, selon vous, quelles sont les clés d’un shooting photos réussi ?
La première chose, pour moi, est la connexion de l’équipe : avant d’être mannequin, je suis un être humain donc c’est très important de créer une bonne ambiance et que l’on soit tous sur la même longueur d’onde. Il n’y a rien de plus frustrant que de passer une journée de shooting ensemble pour que, au final, tout le monde soit déçu du résultat. On doit tous accepter les idées des autres et comprendre ce qui est demandé. C’est la base, c’est fondamental…Le photographe, qui a l’œil artistique, doit « tomber amoureux » de moi et de la caméra, c’est un vrai art de créer cette connexion, avec une caméra qui fait l’intermédiaire.
Ensuite, c’est sûr que je dois être professionnelle…La direction artistique n’est pas mon terrain donc il y a cette importance d’écoute et de compréhension, pour capter très vite. Au final, la journée passe très vite…Il faut s’adapter : quand je suis mannequin, je joue un rôle, je ne suis pas Polina, je suis le rôle qu’on m’a attribué pour ce jour-là. Il faut donc très vite comprendre le message à faire passer via ce personnage…Il faut ainsi que j’ai une adaptabilité rapide et une certaine flexibilité. Je dirais aussi qu’il faut être détaché : souvent, on est bien sûr pris pour notre physique mais aussi pour ce que l’on dégage à la caméra.
Donc un shooting réussi, c’est un bon esprit équipe, une bonne écoute, une bonne compréhension du message, une adaptation au personnage et, bien sûr, l’humeur…Il faut s’amuser, avoir un détachement. Avec cela, la réussite est, je dirais, assurée à 99%...
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Pour revenir aux 12 titres que vous évoquiez précédemment, dans quels registres musicaux s’inscrivent-ils ?
Chaque chanson est dédiée à un thème particulier donc elles sont toutes différentes et aucunes ne se ressemblent. Je pense que c’est aussi cela la beauté de notre collectif, « La vie en rose » et Miracle Hits … On a commencé avec « Pink revolution », pour montrer la beauté des femmes et les rendre heureuses. Puis on a créé la chanson qui m’avait été offerte autour du violon et de la danse. Ensuite, on a une chanson Zoulou, en hommage à l’Afrique : je me suis retrouvée pieds nus à danser à Paris à 7 heures du matin, c’était, je pense, le clip le plus marquant. J’ai vraiment dû être détachée de moi-même, m’oublier et être Zoulou…Je pense que j’ai beaucoup osé !
Par la suite, on a créé une chanson qui donne du punch à la vie, qui incite à se réveiller chaque jour avec une nouvelle idée, afin de prendre sa vie en main « Punch Life ». Tous les clips ont été très imaginatifs et marquants! On a enchainé avec une chanson autour de la Vierge Marie, chantée par une martiniquaise, en lien avec la beauté de la nature et de la femme. De là, on a écrit une chanson sur Christ. Par la suite, on a abordé le romantisme avec la chanson « Like a Rose ». Les thèmes sont donc différents, les genres le sont aussi, c’est très varié!
La prochaine chanson, autour de Polina☺, va sortir prochainement… Elle sera en lien avec mon parcours, pour la Paix et pour l’Unité, en 7 langues.
D’ailleurs, quelle suite aimeriez-vous donner à cette belle aventure de ce collectif musical ?
Ce qui nous éclaterait, ce serait de pouvoir montrer ces chansons à un maximum de gens dans le monde entier. On les a faites pour partager ces beaux messages et ces clips tellement « out of the box » et très imaginatifs. Nous ne sommes pas des professionnels, on fait tout cela avec beaucoup de cœur mais on ne sait pas où ça va nous porter. Bien sûr, là où on passe, là où on est, on souhaite partager car c’est le sens premier. Qui sait, peut-être allons-nous créer un label…(rire)
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En parallèle, nous avons récemment pu vous découvrir à l’image, sur TMC, dans la série « Les Mystère de l’Amour ». Quels souvenirs gardez-vous de cette journée de tournage ?
Le plus beau souvenir possible ! De base, en tant que mannequin, j’adore être devant la caméra. Avec les clips aussi, j’ai vu que je suis faite pour cela. Cela m’éclate ! C’était une chance pour moi de pouvoir jouer un rôle dans cette très belle série : en tant que russe, c’était un honneur qu’une série tellement connue en France ait voulu travailler avec moi. C’était une très belle expérience, avec toute l’équipe ! Ce n’était pas vraiment une journée de travail, on s’est amusés et j’espère que la production a eu aussi ce ressenti. J’ai appris beaucoup, notamment des acteurs. Ce n’était pas mon premier tournage mais le premier où j’ai vraiment pu jouer une russe…C’était comme tombé du ciel, c’était servi sur un plateau d’argent…
Je garde en souvenir que, sur le lieu du tournage, j’ai appris le fonctionnement d’une série ainsi que le comportement des acteurs. J’ai également appris beaucoup sur l’équipe autour, de la personne qui fait le casting au répétiteur, en passant par la costumière. Tout le monde est très important ! C’était une vraie joie de tourner…
Avez-vous souhaité regarder le rendu final pour notamment capitaliser sur votre propre jeu ?
Oui, bien sûr ! Je suis trop curieuse pour ne pas regarder. Ce n’était pas pour moi-même mais surtout pour les gens qui m’entourent. J’ai vu notamment ma mère être heureuse de me découvrir à la télé française…Je ne viens pas du tout d’une famille artistiquement connue donc me découvrir à la télévision française l’a rendue très joyeuse.
Je pense avoir assez de recul, je savais que c’était Anastasia et non pas Polina, je savais que ce n’était pas ma vraie personnalité, c’était donc très intéressant pour moi aussi de me regarder à l’image, j’ai compris ce que je pouvais améliorer. C’était très amusant et très nouveau de me voir à la télé…
En tout cas, plus j’ai de casquettes, mieux c’est : la diversification fait la richesse !
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Plus globalement, quels sont vos projets en cours ou à venir et vos envies pour la suite ?
Mon prochain projet sera surement la chanson de Polina. J’y consacre beaucoup de temps et d’attention, un clip est même en préparation. Il faut savoir que cette chanson avait été écrite pour la Paix et l’Unité, et a même passé le concours de sélection pour l’Eurovision, pour Saint-Marin donc c’est aussi une drôle d’histoire. J’espère que la sortie se fera prochainement pour une nouvelle énergie de la rentrée.
Sincèrement, pour la suite, j’adorerais faire de la scène et du cinéma, pour donner à l’extérieur tout ce que j’ai en moi. Pourquoi ne pas faire un jour le Stade de France…J’apprends que, dans la vie, tout est possible! Plus on est en action, plus la possibilité que tout se réalise est grande donc je ne vois pas de raison à ce que les autres réussissent mais pas moi. C’est une question, je pense, de chance et de foi en la vie et en soi.
Merci, Polina, pour toutes vos réponses !