Koh Lanta : Mélissa nous raconte ses souvenirs d'aventure, notamment son passage sur l'ile maudite avant d'intégrer l'équipe des jaunes !

Publié le par Julian STOCKY

@ A. ISSOCK/ALP/TF1

 

 

Bonjour Mélissa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – La tribu maudite » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, le visionnage des images ravive-t-il en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Ah, oui ! Honnêtement, à chaque épisode, je renfile ma tenue d’aventurière devant ma télé. C’est comme si j’étais sur place à revivre exactement ce que j’ai vécu là-bas, que ce soit physiquement, mentalement ou même en termes d’émotions. Mon élimination, par exemple, mardi soir, je l’ai vécue comme si j’y étais, j’ai eu la même émotion, la même incompréhension, même si ça finit par passer…A chaque épisode, à chaque fois qu’il se passait quelque chose, je revivais le moment vraiment comme si j’y étais.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Le plus gros obstacle que j’ai eu à traverser dans ma vie a été le décès de ma maman que je n’avais pas vue, en plus, pendant dix ans. De faire le deuil de quelqu’un que vous n’avez pas vu pendant dix ans est très compliqué, c’est très bizarre à vivre et, en fait, j’ai vu que j’avais des ressources du coup à gérer ce genre d’émotions, en tout cas à essayer d’analyser au mieux. Je me suis dit que, là, mentalement, je m’étais relevée de quelque chose d’assez gros…S’il y avait bien une émission que j’adorais et dans laquelle je pouvais me tester mentalement, c’était bien « Koh Lanta » donc dans ce qui m’a amenée à postuler à « Koh Lanta », le but principal était de me tester, mentalement en tout cas, de voir de quoi j’étais capable.

Le début de l’aventure a été particulièrement riche en rebondissements, avec notamment l’annonce par Denis que quatre des aventuriers n’intégreraient aucune des deux équipes initiales. On imagine que cela a dû être un coup de massue ?

En fait, on vit plusieurs émotions en même temps et c’est hyper compliqué. Il y a de la déception – forcément, on est déçu d’avoir fait ce si long voyage et de croire, du coup, à l’élimination du premier jour, on se sent vraiment nulle -, il y a l’intégration de la tribu maudite où on se dit que, ok, on n’est pas dans l’avion, qu’on n’est pas sur le chemin du retour et, en même temps, qu’on est dans une tribu mais sans être ni jaune ni rouge…On n’a pas l’impression vraiment d’avoir une identité dans le jeu mais, encore une fois, on se raccroche et on se dit « oui, ok, on n’est pas dans le jeu mais, par contre, on n’en est pas sorti non plus ». Donc c’est un sentiment d’entre deux, ce qui est horrible à vivre : dès fois, vaut mieux savoir et rebondir alors que, là, en fait, on ne savait pas…

Les images montrent une hostilité qui semblait particulièrement marquée sur cette fameuse ile maudite…

Oui ! Honnêtement, déjà « Koh Lanta », ce sont des conditions extrêmes…Là, d’être un petit peu à l’écart, isolées, d’être seulement quatre personnes - en plus on n’était pas des aventuriers aguerris, on n’a pas eu la chance d’avoir des héros avec qui échanger, qui auraient pu nous guider et nous faire avancer-, donnait, oui, des conditions très extrêmes. Franchement, moi, pour le coup, qui étais venue dans l’objectif de me tester mentalement, je ne me serais pas autant testée mentalement si j’avais directement intégrée une équipe jaune ou une équipe rouge. Donc, en fait, finalement, j’ai vécu ce pour quoi j’étais venue. Vraiment, j’ai eu finalement le « Koh Lanta » pas que j’aurais adoré car mon élimination a été un peu brutale pour moi mais, en termes de difficultés et de résilience, j’ai vécu le « Koh Lanta » que je m’étais imaginé et dont je rêvais. J’étais venue pour en chier et j’en ai chié…

Après de longs jours sur cette ile à quatre, vous avez fini par rejoindre la tribu jaune. Comment se sont justement passées les premières heures et journées avec cette équipe qui se connaissait depuis quelques temps ?

En termes d’émotions positives et de libération, c’était bien ! On parlait précédemment d’un mélange d’émotions négatives, là on parle d’un mélange d’émotions positives : il y a de la fierté, il y a de la satisfaction, je me suis dit que, enfin, j’arrivais à tirer mon épingle du jeu, que c’était bon, que la Mélissa-boulet était derrière, que maintenant j’allais passer sur des choses un peu plus sympas…Même si ça arrive tard, ça arrive quand même et je relativise par rapport aux deux qui ont été éliminés, Vanessa et Nathanaël, qui n’ont pas cette chance. Et, en plus, je finis première donc je me dis « ok, tu as bien fait d’y être à Koh Lanta » car on remet sa place en doute finalement quand on appartient à la tribu maudite, on se dit que, peut-être, on a été trop ambitieux sur le moment et que, finalement, on a rêvé trop grand…A ce moment-là, je me dis que non, que je suis légitime en fait, que je suis à « Koh Lanta » et que je mérite ma place, qu’il n’y a plus qu’à…

Pour en revenir à l’épisode diffusé ce mardi, dans quel état d’esprit étiez-vous au moment de rejoindre le conseil ?

Honnêtement, cette idée était un peu spontanée et, en même temps, c’était un peu ma dernière chance. Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que, à ce moment-là, j’aurais plutôt pu m’allier à Frédéric, au lieu de faire une stratégie contre lui. J’ai peut-être été trop gourmande et, en même temps, j’étais prise par le temps, il a fallu vite faire quelque chose. En tout cas, c’était une expérience très stimulante parce que j’y ai cru aussi un quart de seconde. Mais la réalité m’a vite remis les pieds sur terre : effectivement, les gens peuvent vous conforter dans l’idée que c’est bien et puis au moment du débat vous dire qu’ils n’étaient pas d’accord avec vous…Donc, là, c’est vrai que c’est un peu houleux parce que je me sens vexée de ce conseil. Mais, finalement, j’ai vécu vraiment des heures hyper stimulantes à me dire que j’étais sûre de sortir mais que j’ai finalement l’espoir de rester…C’était dingue à vivre ! Juste pour cela, je ne peux pas regretter en fait…Les émotions fortes que j’ai vécues, on ne me les enlèvera pas !

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Je dirais que c’est ma victoire au duel, aussi ce fou-rire que l’on a avec Jacques devant le Bernard-l’hermite dans la forêt qui était sympa à partager…Cela m’avait finalement manqué sur la tribu maudite où l’état d’esprit était un peu plus dans le négatif parce que l’ambiance était plus négative…Vraiment, je me sentais vivante. Et, puis, finalement, je retiendrais de façon plus générale mon parcours global, qui a été assez atypique et qui me ressemble parce que j’ai aussi un parcours de vie assez atypique. Donc si j’avais un mot final sur cette expérience, c’est qu’elle aura beaucoup ressemblée à ma vie.

Pour finir, votre sac est-il déjà prêt pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

Bien sûr ! Je resignerais sans hésitation parce que « Koh Lanta » m’a beaucoup stimulée, moi qui suis une personne qui déteste la routine. J’ai besoin justement de stimulation et, pour le coup, oui, j’ai vraiment adoré mon expérience.

Merci, Mélissa, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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