Antoine Bernard évoque sa belle actualité et ses projets, dans différents domaines artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Antoine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Il y a quelques semaines ont eu lieu, sur Marseille, les premières représentations d’une pièce de théâtre que vous avez montée, et qui se rejouera à la rentrée, « Ça change des fleurs ! ». Spontanément, quels souvenirs en gardez-vous ?

Le souvenir que j’en garde, c’est le plaisir de voir prendre forme et réalité ce qui, à la base, n’était qu’un délire dans ma tête. Est-ce que le public va rigoler? Est-ce que l’humour va fonctionner? Est-ce que je ne ferais pas mieux de trouver un autre job? …Et puis tout d’un coup, le public rigole, et on pousse un soupir de soulagement. Je me souviens d’avoir été surpris par certains rires. Parfois, on se casse la tête à essayer de peaufiner une blague et elle fait un bide,  alors qu’une petite vanne écrite en quelques secondes devient un gros succès. C’est toujours étonnant! On ne sait jamais rien en fait quand on se lance dans l’écriture.

Plus concrètement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Une comédie avec 3 personnages, 2 hommes, 1 femme, qui s’embourbent dans des situations qui amènent quiproquos sur quiproquos. Les mensonges s'enchaînent, et les personnages essaient de garder la face, alors qu’ils sont en train de s'effondrer intérieurement. J’adore ! Je suis parti d’un petit sketch de 5 minutes que j’avais imaginé pour le prolonger et en faire un spectacle de 1h10. J’ai voulu intégrer un quatrième personnage, une intelligence artificielle qui vient perturber tout ça…J’ai souhaité aussi mettre un peu de musique, la fin du spectacle devient un peu comme une comédie musicale, sans vraiment l’être, avec un tas de chansons qui illustrent le propos. C’est kiffant ! Toutes les petites idées, mises bout à bout, donnent “Ça Change Des Fleurs”.

Quels principaux retours avez-vous pu avoir du public ?

J’étais étonné par les critiques, des gens voient des choses que je ne voyais pas forcément : c’est agréable de constater que les spectateurs peuvent projeter ce qu’ils souhaitent. S’ils ont rigolé et oublié leurs soucis, c’est un pari gagné pour moi ! Je voulais juste que le public s’amuse, et c’est le cas…Des personnes ont même comparé le spectacle au film « On connaît la chanson », d’Alain Resnais. …Je trouve la comparaison flatteuse !

 

 

J’ai préféré rester sur des sujets légers, avec pour seul objectif de faire rire, je veux juste que le public passe un bon moment. Ce sont juste des personnages un peu déjantés qui mentent et qui essaient de se dépatouiller des situations dans lesquelles ils se sont mis. J’aurai le temps d’aborder des sujets sérieux dans des futures pièces…

Le fait que la pièce revienne à la rentrée est sans doute une autre source de fierté…

Quand le public et les professionnels du spectacle valident la pièce, c’est chouette ! Ce n’est pas évident de faire rire. L’humour demande une précision, parfois à la virgule près. Les comédiens m’ont également dit que c’était un plaisir pour eux de jouer ce spectacle. Volontairement, je n’ai pas fait plus de 5 lignes par réplique, c’est un ping-pong très rythmé. La pièce va se rejouer à Marseille puis pourrait venir à Paris, ce sont des choses auxquelles je ne croyais pas au début…

Vous êtes un artiste aux multiples cordes artistiques, vous étiez récemment à l’image dans la série quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Certainement y avez-vous pris beaucoup de plaisir ?

Oui ! Je ne m’attendais pas à décrocher ce casting, mais j’ai fini par me retrouver dans le quotidien d’une quotidienne, si je peux le dire ainsi. C’est très formateur ! C’est militaire, on tourne assez rapidement, on a peu de temps, c’est exaltant.  Sur scène, on joue avec les comédiens, on se nourrit de l’autre alors qu’à la caméra, on peut avoir l’impression de jouer avec soi-même, c’est une relation beaucoup plus introvertie, plus subtile, 3 minutes à la caméra mobilisent autant que ¾ d’heure sur scène…

Ce rôle vous a aussi permis une palette de jeu un peu plus large …

Oui, tous les rôles m’ont appris quelque chose sur la manière dont je les aborde… Il faut sortir de sa zone de confort si on veut que la magie opère, et avec ce rôle, j’ai pu explorer une facette de ma personnalité. J’ai souvent eu des rôles “de fonction” comme on dit, policier, médecin, avocat…cette fois ci, j’étais braqueur!

Ce n’est pas évident pour un nouveau comédien d’arriver dans une équipe qui est déjà très formée, avec des récurrents habitués à l’exercice. Il faut essayer d’être au niveau, tout en apportant sa touche personnelle…C’est une expérience extrêmement formatrice, et j’ai encore tellement à apprendre, comme surmonter cette envie d’être bon pour être plus authentique.

En tout cas, toute l’équipe a été adorable et bienveillante, les réalisateurs étaient top, le HMC aussi. Ils encouragent les guests, j’ai eu le sentiment d’avoir eu ma place. C’était un réel plaisir de travailler avec les équipes d’«Un Si Grand Soleil», j’en garde un excellent souvenir.

 

 

Pour finir, quels sont vos projets et actualités en cours ou à venir ?

Une quinzaine de représentations de ma pièce de théâtre “Ça change des fleurs” au théâtre l’Antidote à Marseille du 12 septembre au 12 octobre, du jeudi au samedi. Ensuite, elle continue à la Comédie d’Aix-en-provence, le 14 et 15 novembre.

Je remonte sur scène en tant que comédien en décembre à la Comédie des Suds dans une comédie.

Et dans l’idéal, si je pouvais également développer mes compétences dans le chant : l’an dernier, je suis arrivé, à ma très grande surprise, en finale du casting de la comédie musicale « Mamma Mia ! ». Je ne sais toujours pas comment j’ai fait,  mais j’ai kiffé…

Merci, Antoine, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Théâtre, Télévision

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