Un Si Grand Soleil : Frédéric Anscombre évoque son personnage dans la quotidienne de France 2, ainsi que ses autres actualités !
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Bonjour Frédéric,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pouvons actuellement vous retrouver dans la quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, oui ! C’est toujours un plaisir de jouer, c’est un métier de passion pour moi. Je pense que mon personnage n’est pas très bien perçu, on va dire que c’est un méchant mais j’ai toujours trouvé les personnages méchants extrêmement intéressants, voire même plus intéressants que les personnages gentils, pour être honnête. Je les trouve assez proches, psychologiquement, des personnes de tous les jours, des « vraies » personnes. Ce que nous sommes tous à un moment donné car les gens toujours gentils n’existent pas. Je les trouve donc plus proches de la réalité…C’est, ainsi, très sympa !
Le cadre et les conditions de tournage sont particulièrement agréables, ce qui doit certainement vous aider à vous plonger dans votre personnage ?
Les conditions de travail sont très bonnes, la région est très belle ! Mais je ne sais pas si c’est quelque chose qui impacte tant que cela. Quand vous êtes en train de travailler, quand vous êtes dans le cadre, il n’y a pas grand-chose autour…Ce qui est effectivement agréable, c’est de pouvoir rentrer dans une chambre d’hôtel confortable, pour pouvoir continuer, le lendemain, à faire la même chose : c’est toujours un plus ! Mais, quand on est dans la scène ou dans le travail, c’est agréable d’être dans un beau cadre, ça fait du bien, cependant je ne sais pas si ça influe vraiment sur la qualité du travail…Dans le sens où, quand la caméra tourne, ça tourne : on peut être au milieu d’un tas de poubelles, il y a quelque chose à jouer donc on y va !
On le sait, le rythme de tournage d’une quotidienne est soutenu. Sans doute que votre parcours artistique vous aide à l’appréhender ?
Oui, l’exigence technique fait qu’il ne faut pas se rater. Il faut savoir ses textes, ce qui semble une évidence…Donc c’est vrai que, si on veut défendre quelque chose, il vaut mieux être bon tout de suite. C’est une manière de travailler…Il faut s’adapter aux conditions techniques, c’est aussi ce qui fait la différence entre un professionnel et quelqu’un qui a une pratique plus ludique, plus amateur : un professionnel doit être bon, quelles que soient les circonstances…C’est peut-être là la difficulté principale du métier.
L’arche dans laquelle apparait votre personnage est l’occasion de traiter de sujets sociétaux, d’actualité…
Ce genre de suivi du narratif public avait déjà commencé avec d’autres quotidiennes avant. Oui, c’est l’occasion rêvée de traiter à chaud d’un certain nombre de sujets très sensibles dans l’opinion publique.
Au moment de vous glisser dans la peau du personnage, et fort du rythme soutenu que l’on vient d’évoquer, vous étiez-vous rapproché, plus naturellement, de références que vous connaissiez, pour l’interpréter ?
Oui, d’autant plus qu’on le fait aussi quand on a le temps donc, encore plus sur des rythmes rapides, il y a toujours des identifications immédiates. D’abord parce que, souvent, quand vous êtes casté, c’est que, quelque part, vous matchez. La forme, c’est le fond qui remonte à la surface : je sais très bien que je peux avoir un côté particulièrement désagréable s’il y a quelque chose qui m’embête, je peux le faire comprendre assez rapidement à la personne qui est en face de moi. C’est une compétence qu’ils ont peut-être vue chez moi…Plein de traits de caractère du personnage que je joue sont des choses que je pourrais faire très facilement, sans aucun problème, dans la vraie vie. La production a certainement dû voir que je pouvais être un gros conJ. Cela me flatte ! Il y a deux écoles : il y a des gens qui pensent qu’il faut se coller dans la peau du personnage mais je pense qu’il faut, pour que ça rende bien, que le personnage soit collé à sa propre peau. Donc c’est une manière différente de voir les choses ! Avant, quand je lisais un texte, j’essayais de savoir comment je pouvais aller vers le personnage mais, maintenant, j’essaie plutôt de voir ce qu’il y a vraiment chez moi, pour essayer de pousser cela à fond.
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Avez-vous déjà eu l’occasion de recevoir des premiers retours du fidèle public de la série ?
J’ai reçu pas mal de messages de proches, qui étaient contents de m’y voir. Honnêtement, c’est toujours compliqué d’avoir un vrai retour de leur part…Quand ils prennent la peine de vous contacter, c’est, généralement, plutôt pour vous dire bravo. Donc je n’ai que des retours positifs mais ce n’est pas très représentatif.
D’un point de vue méthodologique, regardez-vous le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?
Jamais ! Je ne regarde jamais ce que je fais à l’écran…
En parallèle, toujours à l’image, vous êtes actuellement sur Apple TV…
Le registre est différent…J’ai eu la chance d’intégrer la nouvelle mini-série « The new look », j’interviens dans les 5 derniers épisodes. C’est l’histoire des destins croisés de Coco Chanel et de Christian Dior, au sortir de la guerre. J’ai la chance de faire René de Chambrun, l’avocat de Coco Chanel, qui était un homme extraordinaire de son époque. Un jeune champion de rugby qui a été également un très célèbre avocat de droit international, entre la France et les Etats-Unis. Coco Chanel était en affaires avec une famille très célèbre. Suite aux déboires rencontrés, qui les a presque menés jusqu’au procès, elle est devenue la femme la plus riche du monde, grâce au deal obtenu.
J’ai été extrêmement fier de jouer ce rôle, c’est une série prestigieuse avec des partenaires qui le sont tout autant. Les conditions de tournage ne sont pas aussi strictes en termes de timing, elles sont similaires à celles de longs-métrages mais il n’empêche qu’il fallait quand même arriver prêt….C’était une expérience extrêmement intéressante…
En amont du tournage, vous étiez-vous d’ailleurs plongé dans l’histoire de votre personnage ?
Oui ! C’est extrêmement intéressant, pour soi-même, d’étudier la psychologie du personnage. Plus vous rentrez dans l’histoire d’un personnage, plus la proposition d’un tic de comportement à avoir se fait claire. J’ai pas mal creusé, j’ai été jusqu’à l’INA, pour des retranscriptions d’interviews. Cela m’a permis d’avoir une image assez précise de la personne, une personne fascinante, extrêmement riche intellectuellement, douée pour ce qu’elle faisait.
Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !