Koh Lanta : Sarah se remémore sa belle aventure aux Philippines !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Sarah,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, le visionnage des images ravive-t-il certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Les images nous ramènent vraiment au jour J donc, forcément, les émotions sont ravivées. Je ne m’attendais pas forcément à revivre les mêmes émotions que sur place et, encore, parfois, différemment parce qu’on voit l’expérience et l’aventure sous un nouvel angle avec, notamment, les interviews des uns et des autres. Donc on comprend certaines choses que l’on ne comprenait pas sur le moment et on peut nourrir parfois certains regrets, de se dire « mon Dieu, si je l’avais su sur le moment… ». Après, je ne suis pas la fille qui refait le monde et le film mais c’est vrai que, dès fois, on s’en veut de certaines réactions ou de la non action en voyant ce qui pouvait se passer. Du coup, les images ne sont pas toujours faciles et, en même temps, c’est un souvenir qui est dingue, on a immortalisé cette aventure de malade !

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je voulais simplement réaliser mon rêve de petite fille : depuis que je suis au collègue, je suis une grande fan de « Koh Lanta » et j’ai toujours dit à mes parents « un jour, je le ferai ». En grandissant, l’envie n’a pas disparu, loin de là, elle n’a fait que s’amplifier et c’est devenu presque une obsession de participer à « Koh Lanta ». J’avais l’impression que ma place était là-bas.

Cette saison est marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité avec, pour certains, des pouvoirs inédits. Comment aviez-vous réagi à cette annonce par Denis dès les premières minutes ?

J’étais hyper contente car j’aime bien me promener dans la nature, c’est que je dis de suite donc, en plus, si mes promenades peuvent être couronnées d’une trouvaille heureuse, c’est tout bénéf’ pour moi. Après, les pouvoirs faisaient très peur, ont nourri en nous des craintes et laissaient une part d’imagination sans fin. On partait au conseil avec une boule au ventre qui était vraiment exacerbée : si un avait trouvé un collier de l’espace, qui pouvait diriger les votes reçus contre lui sur quelqu’un d’autre…je m’imaginais tout le temps des scénarios de folie dans ma tête donc j’avais super peur à chaque fois que j’allais au conseil.

L’épisode diffusé ce mardi a été le théâtre d’une épreuve de confort inédite : trek en forêt puis jeu disputé de nuit, sans savoir où en était l’équipe adverse. Comment avez-vous vécu ces heures-là, particulièrement intenses ?

Le trek s’est très bien passé pour moi, la jungle est un environnement qui m’est familier, je fais du trail et de l’ultra trail donc le trek ne m’a pas forcément éreintée, pour moi c’était, on va dire, une marche dans la jungle. Après, l’épreuve nocturne sans savoir où les autres en étaient était hyper stressante parce que, du coup, on sentait une grosse responsabilité sur les épaules de chacun. Quand on commence l’épreuve, du coup, on tremble, on a peur et c’est vrai que de ne pas avoir de visuel et de ne pas savoir où on en est par rapport à l’autre équipe est très difficile psychologiquement. Je pense que ça a amplifié l’anxiété que l’on a eue avant de commencer l’épreuve. Donc c’est pour ça qu’on bouge tous comme des dingues au début, le temps d’arriver à se canaliser et à trouver ses points de repère dans la nuit. Voilà, c’était très particulier et j’ai trouvé que cette épreuve était très intense.

En plus, les deux équipes ont fini à égalité, avec chacune trois aventuriers restés debout en équilibre sur la poutre après deux heures. Le duel final ne s’est pas joué à grand-chose au final, ce qui a certainement dû augmenter la frustration de voir vous passer sous le nez une aussi belle récompense…

Oui mais, après, c’est le jeu ! On a mis en duel les deux qui sont tombés au dernier moment de la poutre, Maxime et moi. C’est le hasard qui a fait que ce soient nous qui tombions en dernier et que ce soient nous deux qui aimions bien les jeux de logique. Pour cette dernière raison, c’était un peu naturel que l’on se désigne dans nos équipes. Dans mon équipe, personne n’avait envie d’affronter Maxime, il nous avait montré à mainte et mainte reprises qu’il avait une logique vraiment très poussée. J’y suis allée mais en ayant quand même un peu peur de Maxime sur cette épreuve mais, après, je suis contente de voir que je n’ai pas démérité. Clairement, il a été meilleur que moi, c’est indéniable. On est tous les deux très rapides, ça se joue sur le fil et même Denis nous le dit, on a été très rapides, presque les plus rapides de ce jeu dans « Koh Lanta ». Voilà, Maxime était trop fort, ça nous prive de cette récompense qui aurait été vraiment appréciable. En même temps, je me dis que ça aurait pu affaiblir encore plus certains membres de mon équipe d’entendre leur famille. Moi, je sais que ça m’aurait reboostée mais je n’ai pas d’enfant que j’ai laissé donc je ne sais pas ce que ça fait que d’entendre son enfant qu’on a laissé à 12 000 km de là. Je pense que ce genre de récompense peut être à double tranchant. Je suis partie dans l’optique que l’on avait perdu, que c’était pénible mais qu’il fallait rester positif et se remobiliser…Dans « Koh Lanta », il ne faut pas rester abattu, la partie continue…

Le lendemain, vous disputez une épreuve d’immunité inédite, celle des labyrinthes aériens. Avec le recul, selon vous, qu’est-ce qu’il a manqué à votre tribu pour l’emporter ?

Avec le recul, des instructions plus courtes et plus claires auraient été bien. Mais on était quand même pas mal guidés par Océane. Je ne suis pas d’accord avec ce qui a été dit, en l’identifiant un peu comme responsable de cette défaite. Je ne trouve pas…même si elle faisait de plus longues phrases, on finissait par comprendre ce qu’elle nous demandait de faire et on voit qu’on est au coude au coude…Ca veut dire que c’était efficace également ! Je pense plutôt que c’est dans la manipulation du labyrinthe : si je baisse, il faut que, en face, il y en ait un qui veuille bien baisser…Il ne faut pas qu’il m’oppose de la résistance, ça marche en paire ! Je trouve que, de ce côté-là, finalement, nous, les manipulateurs, n’avons pas été pointés du doigt mais certains n’avaient pas bien compris cette subtilité de la manipulation des labyrinthes : si on dit à un de pousser, il faut que, toi, tu arrêtes un petit peu, sinon l’autre rencontre de la résistance et ça ne peut pas marcher. Je pense qu’on a perdu du temps dans la manipulation, à faire de mauvaises manipulations, à cause de cela. Donc c’est collectif : des instructions plus courtes pour qu’on gagne un peu de temps et, nous, dans la manipulation, on aurait pu être meilleurs…Donc ce sont deux choses qui font la différence, à mon avis. C’est ce qui fait qu’on perd sur le fil, en plus on voit passer la boule, c’est terrible, je l’ai vue avec mes yeux, en direct…

On l’a vu sur les images, l’après-midi précédant le conseil a été grandement consacré à la recherche de colliers en forêt…Justement, à la tombée de la nuit, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

La recherche, pour moi, était sans relâche, je savais très bien que j’étais en danger ! Peut-être pas à ce point quand même mais je savais qu’il y aurait mon nom…Il y avait déjà mon nom sur le papier au conseil d’avant et, là, je savais…Après, je n’ai pas voulu faire de stratégie, j’aurais dû mais je ne l’ai pas fait parce que j’ai un souci : la loyauté est vraiment quelque chose de très important à mes yeux ! Je me serais sentie comme non loyale si je l’avais fait, surtout que l’on avait des discours du style « maintenant, on est une équipe, il n’y a plus de stratégie, il n’y a plus d’alliance ». Je ne me suis pas doutée qu’il y avait toujours l’alliance des garçons, j’ai été naïve. Je voulais jouer avec mes propres armes, je suis très indépendante et je pense que c’est ce qui a fait peur. En fait, en cherchant un collier, je voulais me sauver par mes propres moyens: je ne voulais pas trahir donc je cherchais la solution à mon problème. Celle-ci était un collier et, malheureusement, je ne l’ai pas trouvé.

Une fois votre flambeau éteint par Denis, s’en est suivie une franche explication avec les camarades ayant voté contre vous…Sur le moment, comment avez-vous pris leurs arguments ?

Une forte incompréhension car, pour le coup, je m’attendais à de vrais arguments. L’argument de « peut-être, pour la suite, on ne peut pas te faire confiance », ça veut dire « bon, ben, là, tu ne nous as rien fait, clairement, mais peut-être que, plus tard, tu vas faire ». C’est très très difficile à entendre…Quand tu es en forme ou que tu ne démérites pas sur des épreuves, que tu ne te caches derrière personne, que tu vis ton aventure à 100%, que tu ne te plains pas, que tu remotives l’équipe quand il faut et qu’on te sort que, peut-être, tu vas faire, dans le futur…Ca a été très dur parce que j’avais besoin d’avoir une vraie raison de la part de gens auxquels je tiens, auxquels je me suis livrée, face auxquels j’ai été 100% moi, loyale et sincère…pour le coup, qu’ils me disent qu’on ne peut pas me faire confiance a été hyper compliqué pour moi. Derrière, j’ai essayé de réfléchir là-dessus et même en me refaisant tout le film, je ne voyais pas à quel moment ça s’était joué…et je l’ai compris en fait en regardant les épisodes…

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Ce sont justement ces liens tissés avec des gens que je ne connaissais pas et tout ce que l’on a partagé ensemble. Tout est un beau souvenir, même les nuits sous la pluie sont un beau souvenir parce que c’est ce qui fait la richesse de l’expérience « Koh Lanta », la richesse de ce rêve que je voulais vivre et que j’ai pu vivre. Le plus beau souvenir est que j’ai réalisé mon rêve, que j’étais à 100% à ma place là-bas, je suis vraiment heureuse de cela !

A l’inverse, qu’est-ce qui a été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Sincèrement, la pluie ne m’a jamais dérangée. Je repense à l’épisode du réveil compliqué où on a Paupau qui est allongée et où William dit avoir passé une bonne nuit. Je lui dis « William, ne dis pas que c’était une bonne nuit… ». En fait, on a tous vécu, un jour ou l’autre, des nuits plus compliquées que celle-ci, la vérité est là. Dans mon équipe, il y a par exemple Océane qui est maman de trois enfants, je pense que les nuits qu’elle passe quand ses enfants ont 40 de fièvres ou celles qu’elle a passées avant d’accoucher étaient plus difficiles que celle-ci. On peut tous trouver des choses, dans notre vie, qui étaient plus difficiles, que l’on a surmontées. En fait, ce sont des moments qui ne sont pas agréables sur le coup mais, en même temps, quand on est là, en train de les endurer, on sait que l’on va en retirer quelque chose et il y a quand même une satisfaction derrière tout cela…Cela dégage une sorte de fierté d’être là, de le vivre, de l’encaisser donc ce ne sont pas du tout des mauvais souvenirs, ce sont des choses qui font que « Koh Lanta » est une aventure difficile mais qui nous rend plus forts.

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches ou activités aviez-vous pour habitude de faire ?

Je faisais un peu tout, j’allais chercher la nourriture, je rangeais le camp, j’allais chercher le bois, j’allais remplir les gourdes,…de tout ! On s’occupe du camp, on fait passer les journées….

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prête à repartir à l’aventure ?

Je pense que, si on me le reproposait, à 99% de chance je dirais oui mais je n’aime pas annoncer des trucs si, après, derrière ça ne suit pas. C’est pour cela que je me garde 1% J. Quand je dis un truc, c’est que c’est vrai à 100% ! Après, je suis cheffe d’entreprise, j’ai aussi la tête sur les épaules de savoir que je ne peux pas non plus toujours tout quitter comme cela mais, si la conjoncture le permet et que je suis certaine que je serai la même que celle que j’ai été là, c’est-à-dire authentique, 100% moi, alors je foncerais !

Merci, Sarah, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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