TF1 / Léo Mattei : Maïra Schmitt évoque le retour de son personnage !
Bonjour Maïra,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !
Nous pouvons actuellement vous retrouver sur TF1, dans la onzième saison de la série à succès « Léo Mattei, brigade des mineurs », sous les traits du personnage d’Eloïse. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de retrouver cette belle équipe ?
Oui, oui, oui, c’est sûr ! En fait, on est restés assez proches avec Jean-Luc et Nathalie, la réalisatrice, ce sont des gens dont j’ai pris de temps en temps des nouvelles. Au-delà de ce lien, j’ai aussi pu retrouver l’équipe technique, que je connais depuis très longtemps, presque depuis le début de la série. C’était chouette de revoir tout le monde ! Vraiment, je considère cette équipe comme ma préférée de tournage, tout le monde est vraiment très cool. Il y a aussi eu la joie de rencontrer les nouveaux de l’équipe de la brigade…
En plus de sa qualité artistique, c’est une série qui permet de défendre et de mettre en valeur des sujets forts de société…
Bien sûr ! Surtout, d’un point de vue de l’enfance, je ne connais pas beaucoup de programmes qui traitent ce sujet de cette manière…Ce que j’aime bien, pour avoir vu les deux premiers épisodes de cette nouvelle saison, c’est qu’il y a un côté assez rigolo, c’est pris à contrepied, il y a de la légèreté. Je trouve que c’est rare : souvent, dans des téléfilms ou séries d’enquêtes policières, on a l’habitude de choses très noires, où on voit des morts, avec des histoires tarabiscotées. Là, on a un peu de légèreté et je trouve que c’est à l’image de Jean-Luc, de ce qu’il transmet comme émotion. C’est quelqu’un avec qui on rigole beaucoup et je trouve chouette que ce soit transmis à travers la série.
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Quel regard portez-vous d’ailleurs sur votre personnage ? Aujourd’hui, elle est devenue une jeune femme, certainement plus posée que dans le passé…
Je trouve qu’elle a énormément changé. Je m’amuse bien avec Eloïse, c’est un personnage qui ne me ressemble pas mais qui souvent faisait la tête : de jouer, plus jeune, ce personnage me permettait régulièrement d’aller aux antipodes de ce que j’étais dans la vie. Au début, cela me faisait très peur puis, au fur et à mesure des années, j’y ai pris goût. Dans cette nouvelle saison, je m’attendais à retrouver ce petit côté peste qu’Eloïse a pu avoir. Mais Nathalie, la réalisatrice, m’a expliqué qu’elle était à présent beaucoup plus tendre. Finalement, ça fait partie de la suite logique des choses…mais j’avoue que de jouer la fille torturée, franche du collier, m’a un peu manqué. Elle va maintenant très bien, je trouve cela évidemment chouette car c’est un personnage auquel je me suis attaché, c’est le personnage que je joue depuis le plus longtemps. Je trouve intéressant de revenir pour voir son évolution, je suis contente qu’elle en soit arrivée là aujourd’hui.
Pour cette nouvelle saison, elle est d’ailleurs en quête de retrouver la maman de Léo Mattei…
Pour moi, c’est ce que le personnage devait faire. Je trouve cela logique qu’Eloïse ait envie de reconstruire sa famille. J’avoue que je me demandais un peu ce que j’aurais bien pu faire dans cette nouvelle saison, maintenant qu’Eloïse a sa vie. En fait, retrouver la mère de Mattei était le meilleur moyen de réintégrer la série car c’est la suite logique, pour Eloïse, de son processus d’évolution.
En tout cas, ce personnage vous permet une palette de jeu large et variée…
Merci ! Je suis contente d’avoir pu mettre un peu de joie dans ce personnage parce que c’est ce qui lui manquait. On l’avait souvent vue faire la tête, ne pas être contente, avoir peur,…Là, je trouve ça chouette de voir sa joie avec, par exemple, Brigitte Fossey, qui joue la mère de Mattei. Les moments de rigolade sont sympas, c’est plus doux !
D’ailleurs, pour cette onzième saison, avez-vous eu de nouvelles sources d’inspiration pour son interprétation ?
Moi-aussi, j’ai grandi depuis que j’ai commencé cette série, aussi bien mentalement, physiquement que dans mes expériences de cinéma. Entre temps, j’ai fait pas mal de choses très différentes alors que, au début de la série, c’était seulement mon deuxième projet, je connaissais très peu ce monde-là. Je pense que j’ai appris à me détendre sur les plateaux : à force, on connait mieux les choses, on comprend ce qui se passe donc, quand on me parle, je n’ai plus l’impression d’entendre une langue étrangère. Je crois aussi que le fait de connaitre très très bien l’équipe du programme m’a aidée à évoluer. J’ai vraiment l’impression de pouvoir éclore dans cette équipe parce que je me sens totalement libre.
Mes sources d’inspiration ont forcément un peu changé et évolué. Dans ma vie personnelle, j’ai trouvé mon style, je sais qui j’ai envie d’être alors que, au début, je me cherchais encore un peu. Je suis beaucoup plus posée et calme, finalement aussi détendue qu’Eloïse Mattei aujourd’huiJ.
Ces nouveaux épisodes sont, pour vous, l’occasion de côtoyer un casting certainement très chouette, entre les personnages historiques et les nouveaux arrivés…
C’est très enrichissant parce qu’il n’a que dans « Léo Mattei » que l’on peut se retrouver à tourner avec Brigitte FosseyJ. A la lecture du casting, je me suis dit « waouh, trop bien ! ». C’est pareil avec Théo Fernandez, j’ai beaucoup aimé jouer avec lui parce qu’il a un univers. Il joue un personnage qui est complétement décalé et, moi qui le connais assez bien, je trouvais intéressant de le voir là-dedans. Me rendre compte aussi que l’on pouvait faire de la comédie dans des choses dramatiques m’a beaucoup ouvert l’esprit, même personnellement sur ce qu’est le métier et tout ce qu’on peut en faire. On prend la liberté, dans « Léo Mattei », de mettre des personnages hauts en couleurs ou des personnages différents, d’avoir plusieurs caractéristiques que je ne vois nulle part ailleurs. C’est vraiment l’image de la fleur qui pousse, qui pousse, qui pousse pour, au bout d’un moment, ouvrir ses pétales…
Quels premiers retours avez-vous peut-être déjà pu avoir du public suite à la première soirée diffusée ?
J’ai été très touchée ! Une des raisons pour lesquelles je suis revenue est liée à l’engouement sur les réseaux sociaux pour le personnage, auquel je ne pensais pas du tout. Quand je suis partie il y a deux ou trois ans, je croyais que personne n’allait s’en rendre compte car c’était un personnage comme un autre. Mais j’avais lu de très gentils messages, demandant où est Eloïse. Du coup, ça m’a fait plaisir, là, de recevoir et de lire des messages ou des commentaires disant que le public était content de retrouver ce personnage-là. Je suis, de mon côté, contente de livrer quelque chose de différent avec une Eloïse qui a grandi. En tout cas, les réactions sont chouettes et m’ont fait évidemment chaud au cœur, encore plus que quand je suis partie.
On vous imagine aussi curieuse de découvrir la suite du rendu final et les autres commentaires des fidèles téléspectateurs ?
Exactement ! Cela donne envie de voir la suite, j’ai tout lu sur le papier mais ça donne encore plus envie en images.
En complément, quels sont vos autres projets et actualités artistiques actuels ?
En ce moment, le film de Pascal Thomas, « Le voyage en pyjama » passe au cinéma, pour quelques jours encore. Ensuite, cette année sera diffusée la série « Isabelle », qui retrace la vie d’une tueuse en séries. C’est inspiré d’une histoire vraie, d’une personne ayant tué plusieurs de ses compagnons mais toujours en expliquant que c’étaient des accidents. Avant que, au bout du quatrième, la police décide de se pencher sur son cas. Je joue la belle-fille d’Isabelle, je suis la fille du dernier compagnon tué. C’est, pour le coup, un rôle bien noir et bien difficile à jouer. Le 16 octobre prochain sortira un film de Nicolas Vanier, « C’est le monde à l’envers !», qui parle d’enjeux écologiques on ne peut plus actuels dans le monde dans lequel on vit. C’est un très beau film que j’ai eu la chance de découvrir il n’y a pas très longtemps et qui, je pense, va plaire et va compléter la lignée des Nicolas Vanier que, personnellement, j’adorais regarder quand j’étais plus jeune et même encore récemment.
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Je réalise aussi cette année mon premier court-métrage, qui va s’appeler « L’embryon ». Je passe de l’autre côté de la caméra, cela me plait beaucoup ! Je l’ai déjà écrit et je suis en train de finaliser l’équipe. Cela parle des conséquences psychologiques de l’inceste mais avec, évidemment, des touches de subtilité, de légèreté, au milieu d’une famille quand même bien déjantée.
Merci, Maïra, pour toutes vos réponses !