France 3 / Mort d'un berger : Sören Prévost nous décrit avec enthousiasme le rôle qu'il défend dans cet unitaire !
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Bonjour Soren,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pouvons vous retrouver ce mardi 23 janvier, en prime-time, sur France 3, dans le téléfilm inédit « Mort d’un berger », sous les traits de Jean-Guillaume Fuchs. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, oui, tout à fait ! En plus, c’est venu un peu comme ça, non pas par hasard mais ce n’était pas prévu dans mon planning cette année. J’avais déjà travaillé avec le réalisateur, Christian Bonnet, à plusieurs reprises, on se connait plutôt bien et, quand il m’a proposé ce personnage, cela m’a de suite plu. Parce que c’est quelque chose que je n’avais pas joué auparavant ! C’est un personnage un peu noir, un sombre salopard…J’adore ce genre de profils de rôle, cela n’engage que moi mais que je trouve que ce sont les plus intéressants à jouer, il y a vraiment de la matière. Jouer une ordure, c’est ce qui me plait le plus !
Il est vrai que ce personnage vous permet une palette de jeu large et variée, ce qui doit être certainement très plaisant pour vous…
J’ai déjà joué des cons, des salopards et des ordures mais je continue à y trouver un immense plaisir, comme je vous le disais, car je trouve qu’il y a vraiment matière à se laisser aller, en tout cas à développer tout un tas de facettes et de sentiments. Je navigue souvent dans les eaux de la comédie mais, en même temps, je me plais beaucoup dans des registres plus noirs, plus sombres, plus dramatiques, que ça aille du polar à quelque chose de plus historique. Là, en l’occurrence, la noirceur et le fond absolument dégelasse de ce personnage sont, je trouve, intéressants à jouer en termes de nature humaine. J’y trouve mon compte ! Le héros traditionnel, non pas lisse mais vecteur de l’histoire à qui il arrive des choses, m’intéresse moins. Après, on ne me le propose pas non plus…En tout cas, j’aime beaucoup les personnages secondaires dans ce registre-là.
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Plus globalement, ce téléfilm est un mélange d’émotions et d’humanité, malgré la situation rencontrée par les protagonistes au début de l’histoire…
Oui ! C’est ce qu’apporte aussi le polar, ça amène plein de personnes à se croiser sur un terrain inconnu ou dans des circonstances qui n’étaient pas prévues. Donc ça amène la psychologie et, effectivement, les émotions de chacun à se rencontrer et à se batailler sur le terrain de l’histoire. Je trouve que les émotions et la psychologie de chacun des personnages donnent de la richesse à l’histoire.
Il est aussi l’occasion de magnifiques images, dans ce lieu reculé, au plein cœur de l’Auvergne, dans le massif du Sancy…
Oui, comme souvent dans ce genre de registre, le décor est un personnage à part entière, que ce soit dans un polar du nord de la Scandinavie ou ailleurs. Il amène son atmosphère, sa noirceur ou sa froideur : là, en l’occurrence, le décor est grandiose, les espaces sont majestueux mais ils apportent aussi leur lot d’inquiétude, d’angoisse et d’inconnue. Donc je pense que ça participe à faire de cette histoire quelque chose de complexe, de complet et où les personnages se débattent comme ils peuvent, à un moment donné où le sol s’échappe sous leurs pieds.
Vous avez également la chance d’être entouré d’un chouette casting, de renom…
Oui, oui ! J’ai découvert Anny Duperey, que je connaissais bien évidemment, que j’appréciais particulièrement. On a quelques scènes ensemble assez savoureuses. J’avais déjà tourné cette année avec Olivier Saladin, pour France 3, dans un autre téléfilm, qui va passer la semaine prochaine, « Rendez-vous avec le crime ». On s’est bien entendus avec Olivier, on s’est amusés. Il y avait aussi Edouard Montoute, avec qui j’avais travaillé il y a très longtemps. On se retrouve parfois accidentellement sur des projets et l’alchimie se fait, on participe ensemble au même travail. Je trouve cela agréable parce qu’on œuvre pour une cause commune, ces conditions sont plaisantes.
D’ailleurs, en amont du tournage, aviez-vous lu le roman duquel est inspiré ce téléfilm ?
Comme je suis arrivé un peu tard et que tout s’est fait un peu rapidement entre le moment où on m’a appelé et le tournage, je n’ai pas eu l’occasion de me plonger dans le livre de FOG. Après, le scénario était suffisamment explicite et fourni pour que je n’ai pas forcément besoin, dans l’immédiat, de me plonger dans l’œuvre afin de répondre à des questions que je me posais. C’était suffisamment dessiné pour qu’on sache où on allait.
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A titre personnel, on vous imagine curieux de découvrir le rendu final et de lire aussi les retours des téléspectateurs, à l’issue de la diffusion ?
Bien sûr ! J’avais déjà eu quelques retours du réalisateur et des gens de la chaine. Je m’interroge toujours sur la qualité de mon travail pour savoir si j’ai été à la hauteur du rendez-vous donc j’ai hâte de voir cela. Au départ, on devait se faire une projection avant la diffusion mais celle-ci est arrivée rapidement donc je vais me coller devant ma télé pour voir ce que ça dit. J’ai hâte ! Surtout, je suis très content que Christian Bonnet, le réalisateur, soit arrivé au bout avec cette satisfaction.
En parallèle, quels sont vos autres projets ou actualités artistiques du moment ?
Je me dis que cette année commence bien, j’ai plein de films qui sont diffusés à l’antenne. Outre ces deux-là dont j’ai parlé, il y a « Cassandre » aussi avec ma camarade Gwendoline Hamon, qui arrive à partir de début février. Il y aura notamment un épisode sur mon personnage de procureur. Cela me fait une belle année en perspective sur les rendez-vous donc je suis plutôt content !
Le fait d’avoir ces différents projets est satisfaisant : à l’âge que j’ai maintenant, j’ai la possibilité d’avoir une variété de rôles. Ce n’est pas toujours évident mais, en même temps, quand ça arrive, on profite et on apprécie. Je me dis qu’il y a encore plein de choses que je pourrais faire et explorer mais, là, déjà, j’ai été plutôt chanceux cette année et j’espère que ça va continuer sur cette lancée ! Oui, oui, j’ai la chance, comme je navigue dans plusieurs eaux si je puis dire, d’avoir des possibilités, quand on pense à moi et qu’on me le propose. Quand on me fait faire des essais aussi pour des choses où je n’étais pas prévu, je trouve cela toujours chouette. Globalement, quand je regarde mon petit parcours, je me dis que j’ai la chance de ne pas avoir toujours fait les mêmes choses. Donc c’est plutôt agréable !
Merci, Soren, pour toutes vos réponses !