France 3 / Mort d'un berger : Edouard Montoute nous parle de son rôle du capitaine de gendarmerie, qu'il a abordé avec un regard particulier !

Publié le par Julian STOCKY

© Nicolas Robin - FTV - 13 Prods

 

 

Bonjour Edouard,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver ce mardi 23 janvier, en prime-time, sur France 3, dans le téléfilm inédit « Mort d’un berger », sous les traits du capitaine Durinteau. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, bien évidemment ! Ce n’est pas non plus un grand enthousiasme, c’est juste mon métier…Mais il y a toujours des petites choses plus intéressantes que d’autres…je fais ce métier-là pour les rencontres, plus que pour le métier en lui-même et, là, c’était vachement intéressant de revoir le réalisateur, Christian Bonnet, que j’avais déjà vu sur un autre unitaire. Je me suis très bien entendu avec les producteurs, Claire Feinstein et Cyrille Perez et quelle joie de travailler avec Anny Duperey. Le tout dans un décor magnifique, dans une région magnifique, en Auvergne. Donc, oui, c’était très intéressant de ce fait-là, pour des raisons humaines et de camaraderies, c’est certain…

Ce programme est aussi l’occasion de magnifiques images, dans ce lieu reculé, au plein cœur de l’Auvergne, dans le massif du Sancy…

Complètement ! Cette nature grande, parfois âpre, parfois difficile, parfois inconfortable, est un des personnages de cette histoire, bien évidemment.  

D’ailleurs, en amont du tournage, aviez-vous lu le roman duquel est inspiré ce téléfilm ?

Franchement, pas du tout. Je ne suis pas un grand lecteur et, quand je lis, je mets beaucoup de temps donc je n’aurais pas eu le temps de découvrir l’œuvre de Franz-Olivier Giesbert. Peut-être que, maintenant, je m’y emploierais. Effectivement, si je l’avais lu avant, ça m’aurait peut-être posé des problèmes, ça m’aurait peut-être encombré. Je crois qu’il y a toujours une adaptation à faire d’un roman pour le cinéma ou la télé…J’ai pris vraiment le scénario comme une œuvre à part entière. Maintenant, j’ai hâte de découvrir le film et peut-être que, après, je m’attèlerais au roman.

 

© Nicolas Robin - FTV - 13 Prods

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage ?

Je vais vous dire ma pensée et c’est ce que je disais déjà sur le tournage : quand on fait des unitaires comme cela, de police, de gendarmerie, de flics, on a des fonctionnaires de police qui sont parfois un petit peu trop intelligents. Ce sont de très très bons flics, de très très bons gendarmes, on se demande pourquoi ils n’ont pas déjà résolu l’affaire avant même qu’elle n’ait commencée. Ce qui est intéressant dans ce capitaine, je trouve, c’est que c’est quelqu’un qui est empêché. Je l’ai dit au producteur et au réalisateur, ça se sent que le mec n’a pas du tout envie de faire ce métier-là pour retrouver des morts. En fait, c’est cela que j’ai voulu mettre dans ce personnage, c’est qu’il est gendarme parce qu’il n’y avait plus de place à police secours…Je crois qu’il a envie d’aider les gens, il est gendarme parce qu’il n’a pas envie d’être monsieur le maire, il n’a pas envie de toucher à la politique. Je crois que ce n’est pas spécifiquement ce que l’on appelle un grand flic, parce qu’il n’en a pas envie. Ce qui était intéressant chez ce personnage-là, ce que je ressentais, c’est qu’il n’a vraiment pas voulu faire ce métier-là pour s’occuper de cas criminels. C’était intéressant à faire…

Je crois que le film parle de la difficulté de voisinage dans un petit village où tout le monde vit ensemble. C’est vraiment un film qui parle du vivre ensemble et, quand il y a une problématique comme cela, de ce que ça peut cacher au sein d’un village où tous s’entendent bien. Je crois que c’est surtout cela : c’est en ça qu’il y a un côté humain dans ce film, je pense.

En tout cas, votre personnage vous permet une palette de jeu large et variée, ce qui doit être certainement très plaisant pour vous…

Oui ! Ce qui est vachement intéressant, c’est que le capitaine doit s’occuper de cette affaire mais qu’il doit aussi s’occuper de cette jeune gendarme qui vient d’arriver, qui est jouée magnifiquement par Hélie-Rose Dalmay. On était tout le temps ensemble et c’était vraiment très intéressant parce qu’on est vraiment à un moment de la vie de ce mec où il est dans la transmission avec cette jeune gendarme. En même temps, elle a ses preuves à faire, elle veut un petit peu le dépasser. Cela aussi était très intéressant, avec ce côté transmission, avec presque ce rapport filial, elle est un peu comme sa fille. C’était très intéressant avec Hélie-Rose, cette jeune comédienne, qui a un instinct hallucinant, c’était vraiment intéressant à faire. C’est vraiment grâce à elle que j’ai pu avoir ma palette de jeu, on a vraiment travaillé en binôme.

Vous avez plus globalement la chance d’être entouré d’un chouette casting, de renom…

Oh oui ! Merci aux producteurs, merci à la chaine France 3 de nous avoir permis d’avoir un casting pareil, de gens qui sont de bons comédiens. Je pense à Soren Prevost, à Anny Duperey, à Hélie-Rose Dalmay, à Daphnée Girard, à Olivier Saladin,…Tous ces gens-là connaissent leur métier et, au-delà du fait que ce sont de grands comédiens, avec un instinct, avec quelque chose, avec une âpreté au travail, ce sont en plus de très très bons camarades. Ça a été vraiment un plaisir de les retrouver tous les jours ! Merci à tous, notamment à Christian Bonnet, qui sait excellemment mettre les gens en rapport. Quand ça se passe comme cela, c’est du bonheur…on se demande même pourquoi on est payés…

 

© Nicolas Robin - FTV - 13 Prods

 

A titre personnel, on vous imagine curieux de découvrir le rendu final et de lire aussi les retours des téléspectateurs, à l’issue de la diffusion ?

Bien sûr ! C’est en cela que c’est toujours un petit peu complexe : quand ça se passe bien comme cela, on se demande pourquoi en avoir fait seulement un unitaire et non pas une mini-série. Comme cela, on aurait passé plus de temps ensemble…Mais bon, c’est comme ça…Cela va être furtif, en une soirée, même si le téléfilm restera sur la plateforme de France Télévisions.

En parallèle, vous êtes actuellement en pleine tournée théâtrale…

Je viens tout juste de terminer une tournée, mais qui va peut-être se reprendre en septembre, avec la pièce « L’amour médecin », de Molière, où j’y ai le rôle de Sganarelle. En même temps, j’en engage une autre, avec « Papasss », écrite par Nadège Meziat et mise en scène par Christina Vadim. Les deux jouent aussi dedans, aux côtés également de Bernard Fructus, de Paul Belmondo et de Jessica Mompiou. Cela fait toujours du bien de revenir au théâtre, avec une immense tournée de 40 dates.

Toutes ces actualités vous permettent des registres diversifiés mais certainement complémentaires…

Tout à fait ! J’adore cela. Ça fait longtemps que je n’ai pas fait de cinéma, ça me manque un peu mais, pour l’instant, j’arrive à allier le théâtre et la télé, j’espère que ça va continuer. Je trouve que c’est bien, pour un comédien, d’arriver à se balader de cette façon-là. Si je ne faisais que du cinéma ou de la télé, j’aurais l’impression d’être comme ces gens qui vont en salle de sport mais qui ne travaillent que les bras : si vous ne travaillez que les bras, vous êtes difforme après ! Donc il faut travailler tout le corps…Il est ainsi important que je me diversifie…

Merci, Edouard, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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