France 3 / Mort d'un berger : Anny Duperey évoque Marceline, personnage qu'elle incarnera le 23 janvier prochain !

Publié le par Julian STOCKY

© Nicolas Robin - FTV - 13 Prods

 

 

Bonjour Anny,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver le mardi 23 janvier prochain, en prime time, sur France 3, dans le téléfilm inédit « Mort d’un berger », sous les traits du personnage de Marceline Dalmas. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, d’autant que j’avais travaillé sur un film, « Petit ange », diffusé il n’y a pas si longtemps, sur France 3, tourné avec le même metteur en scène. Il avait eu un grand grand succès, je crois que l’on avait eu le bonheur d’être en tête de toutes les chaines. Je vous parle de ce film parce qu’il y a un lien entre les deux. C’est le même metteur en scène et ce sont deux rôles pour moi complètement atypiques. Le premier était une dangereuse psychopathe, une mère qui voulait tuer sa fille, c’était un film à l’ambiance très Chabrol, hitchcockienne. Il se passait aussi dans la nature mais en Normandie, du côté de Grandville, dans des éléments déchainés. Le même metteur en scène m’a ensuite proposé de jouer un autre rôle atypique, une paysanne désespérée, assez dure comme cela, qui perd son fils.

La difficulté du rôle était que Marceline est désespérée, qu’elle ne montre pas ses sentiments mais qu’il faut les voir quand même…Sinon, le téléspectateur va s’enquiquiner. L’option de ne pas les montrer mais, en même temps, de les voir n’est pas facile à faire, c’est un drôle de challenge au niveau de la comédie. Comme c’était ce metteur en scène que j’aime beaucoup beaucoup, Christian Bonnet, et que l’on avait fait déjà une chose un peu étrange, j’ai accepté de suite…j’étais vraiment très très heureuse !

En amont du tournage, aviez-vous lu quelques extraits du roman duquel est inspiré le téléfilm ?

Non, je ne l’avais pas lu avant et je me suis bien gardée de le faire une fois le scénario reçu…Peut-être que je le lirai après. En général, un scénario est une adaptation et je ne voulais pas me plonger dans un roman qui, peut-être, m’aurait entrainé des regrets en me disant « c’est dommage, ils n’ont pas mis ça, ils ont décidé de couper cette scène, de ne pas parler de cela ». J’ai trouvé que c’était mieux de rester sur ce que j’allais travailler, c’est-à-dire le scenario.

 

© Nicolas Robin - FTV - 13 Prods

 

Ce personnage vous permet certainement une palette de jeu large et variée…

Oui, c’est merveilleux ! En général, j’ai eu beaucoup de chance : après la tragédie fondatrice – si j’ose dire – de ma jeunesse, la mort de mes parents, j’ai eu une chance incroyable ensuite…Peut-être n’y sont-ils pas pour rien, allez savoir…Le mystère reste entier…Notamment, cette chance-là, moi qui ait été élevée dans des cours d’arts dramatiques où on nous disait qu’il fallait essayer de tout jouer, de la tragédie au clown. J’ai eu peur, après « La famille formidable », quand on a décidé d’arrêter avec Bernard, qu’on me propose que des rôles hyper sympas, ceux que j’appelle les grandes gentilles. Mais, tout de suite, ça a été des rôles surprenants à la télévision, vraiment….

Il est aussi l’occasion d’aborder des sujets humains forts…

Bien sûr ! C’est une femme qui vit un drame épouvantable mais sa force de vie va l’aider. C’est vrai qu’elle serait capable de donner de sa vie pour sa descendance, c’est vraiment un personnage, sous des dehors un peu intransigeants et raides, qui est très chaleureux finalement dans le fond.

On traite aussi de ce sujet du loup, de ce sujet très épineux pour les éleveurs de la cohabitation avec le loup. C’est évident que c’est un problème pour les éleveurs de pouvoir continuer leur élevage et de cohabiter en même temps avec un animal qui est quand même un prédateur. On nous apprend effectivement que le loup n’attaque pas l’homme, il en a peur, il le fuit…

 

© Nicolas Robin - FTV - 13 Prods

 

Plus globalement, ce téléfilm est un mélange d’émotions et d’humanité, malgré la situation rencontrée par les protagonistes au début de l’histoire…

Oui, c’est chaleureux, il y a de l’amitié, il y a cet homme qui m’aime depuis toujours, qui est là, capable de tout donner. Ce sont des gens qui sont capables de tout donner, aussi les deux jeunes qui tombent amoureux, avec, malheureusement, ce geste terrible qu’a le muet. Ils sont tous prêts à tout donner, pour l’amour, pour l’amitié. C’est un film assez généreux !

 

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Il est aussi l’occasion de magnifiques images, dans ce lieu reculé, au plein cœur de l’Auvergne, dans le massif du Sancy…

Je trouve que les paysages sont absolument extraordinaires, j’étais heureuse car on a tourné non loin de ma Creuse adoptive, dans les monts d’Auvergne.

Vous avez également la chance d’être entourée d’un chouette casting, de renom…

Bien sûr ! Notre ami qui fait le flic, Edouard Montoute, était très très fort pour nous détendre le soir. On me demandait si un tel rôle ne me stressait pas dans ma vie à moi, si le soir j’étais imprégnée et que j’avais du mal. Je répondais que je suis de l’école française, c’est-à-dire qu’un rôle, on y rentre et on en sort. Avec un rôle comme cela qui demande une tension énorme toute une journée de tournage, on a franchement intérêt à en sortir le soir, en buvant un bon verre et en se racontant des trucs rigolos.

 

© Nicolas Robin - FTV - 13 Prods

 

A titre personnel, on vous imagine curieuse de découvrir les retours des téléspectateurs, à l’issue de la diffusion ?

C’est toujours le suspense le lendemain : combien avons-nous fait de téléspectateurs en direct ? Et puis une semaine après, on attend le nombre en replay. C’est assez jouissif en fait d’attendre et de se demander si les gens vont aimer, s’ils vont en parler autour d’eux pour que leurs amis regardent le replay, c’est chouette !

En parallèle, quels sont vos autres projets ou actualités artistiques actuellement ?

Cette semaine est sorti le film de Pascal Thomas, « Le voyage en pyjama », dans lequel je suis un des rôles, celui d’une adorable vieille dame qui répète son enterrement tous les premiers jeudis du mois. C’est très drôle, c’est un film délicieux, un vrai poème, un hymne à la liberté, à la sincérité, c’est extraordinaire ! Cette vieille dame, qui répète son enterrement tous les mois pour s’y habituer, trouve la musique tellement sinistre qu’elle finit par danser une samba, à s’en fouler une cheville à la répétition de son propre enterrement, tellement elle a dansé violement en hymne à la vie. Je trouve cela vraiment très drôle ! Le film est absolument délicieux, j’espère que ça aura du succès parce que c’est un film qui fait du bien.

Je vais aussi jouer au théâtre, j’ai accepté récemment de jouer au théâtre de Paris, à partir du 22 février, un joli joli boulevard, une comédie très gaie, « Le duplex ». Je vais être bien entourée, je serai en couple avec Francis Perrin, accompagnée de Corinne Touzet et de Pascal Légitimus. L’affiche tourne déjà sur internet…C’est encore un rôle extrêmement différent, c’est super ! Je suis très heureuse, je rends hommage au public, ce sont les gens qui m’acceptent dans des rôles aussi différents. On ne peut pas parler de succès, on doit dire amour de « La famille formidable », on a été couverts d’amour de la part des gens, beaucoup plus que pour une télé normale. C’est vrai que ce personnage de Catherine Beaumont me collait tellement à la peau que je remercie le public de m’accepter dans des rôles aussi différents après et de ne pas me coincer là-dedans, de ne pas vouloir me voir que dans ce personnage de mère positive. Je peux jouer aussi des horreurs J parce que Dieu sait qu’il y a des bonnes femmes horribles sur terre, comme des bons hommes aussi d’ailleurs…Je crois que, là, on ne sait pas qui doit réclamer la palme : on parle d’égalité homme/femme mais en ce qui concerne les saloperies, on est à égalité !

Merci, Anny, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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