Un Si Grand Soleil : Moise Santamaria évoque Manu, le personnage qu'il incarne dans la quotidienne de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT - FTV

 

 

Bonjour Moise,

C’est toujours un plaisir d’effectuer une interview avec vous !

On se retrouve au festival 2022 de la fiction TV de la Rochelle. A titre personnel, on imagine que ce doit toujours être une joie de participer à cet évènement, qui vous permet notamment de rencontrer le public de la série ?

Ah oui, tout à fait ! C’est toujours plaisant de rencontrer son public, d’échanger avec les gens et, surtout, de voir leur joie et leur plaisir. Même si, nous-mêmes, c’est quelque chose que l’on ne comprend pas forcément. La fan-attitude est quelque chose, à titre personnel, que je ne comprends pas mais je suis touché de voir cela. C’est toujours aussi bien de venir à La Rochelle, c’est une ville agréable, on revoit des journalistes et des bloggeurs que l’on retrouve finalement chaque année et ça permet d’échanger aussi avec les personnes du métier. C’est un lieu de rencontre des métiers de la fiction et de fans. Donc c’est toujours bien d’y venir, c’est toujours plaisant d’être là.

Justement, lorsque vous avez l’occasion de rencontrer le public, quels mots reviennent principalement ?

« Vous faites partie de la famille et de la maison », « J’ai l’impression de vous voir tous les jours », « Vous êtes notre bouffée d’oxygène », « Vous vivez avec nous, je vous ai dans mon salon tous les soirs »,…

La série a démarré il y a quatre ans et, pour autant, la fidélité du public ne se dément pas…

Non, pas du tout, elle ne fait qu’augmenter ! On a même de plus en plus de jeunes, c’est le signe que ça fonctionne plutôt bien. Je ne vais pas taper sur les autres mais on est sur une qualité de feuilleton quotidien qui est largement au-dessus et qui n’a rien à voir. D’un point de vue scénaristique, réalisation, lumière,…C’est tourné comme une série de 6x52, c’est tourné comme une fiction alors que l’on est sur une quotidienne. On est en fait sur une série quotidienne, ce n’est pas un feuilleton, c’est vraiment, je trouve, de très bonne qualité. Il y a même des tentatives de cinéma, des séquences sont silencieuses : des temps, des silences et des regards sont plutôt cinématographiques.

 

© Fabien MALOT/ FTV

 

Votre personnage, Manu, vous offre différentes couleurs artistiques, qui doivent être plaisantes à interpréter…

C’est plaisant et complexe parce que c’est nous qui apportons ces nuances. On ne défend jamais un personnage, on joue une personne et on n’est jamais dans la vie avec quelqu’un comme on est avec un autre, ou dans un groupe social comme on est dans un autre groupe social. Quand on est au travail, on a une attitude avec son collègue qui n’est pas la même que celle que l’on a dans le privé avec un ami de longue date. C’est pareil avec les personnages : avec sa fille il n’est pas comme avec Alex, avec Alex il n’est pas comme avec Becker, avec Becker il n’est pas comme avec Eve. C’est normal ! Dans le privé, quand il déconne au bar, il n’est pas comme au commissariat devant les nouveaux. Ce sont autant de nuances à apporter…Avec des personnes, il peut montrer sa sensibilité, avec d’autres il ne la montre pas. C’est une personne !

Au bout de quatre ans, y a-t-il une part de vous en lui et inversement ?

On ramène toujours le personnage à nous ! A partir des couleurs qui sont prédominantes chez un personnage, on va chercher chez nous ces couleurs pour les mettre dans le personnage. Je m’explique : un personnage qui est colérique, si on a très peu de colère, on va aller chercher ce peu de colère et on va monter le curseur pour essayer de trouver les raisons de sa colère. Donc ça part de nos émotions, ça part toujours de nous finalement. Cela demande à avoir une compréhension de l’état humain et de ce qu’est l’humain, qui n’est pas fait d’un seul bois ni d’une seule couleur.

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Les studios de Vendargues regorgent de précision et de finesse dans les décors, ce qui doit être aidant pour vous projeter dans vos scènes…

Oui, oui, bien sûr ! Les décors sont très bien, les décorateurs et les accessoiristes font un très très bon boulot donc, bien sûr, ça nous aide. Je ne pourrais pas faire le commissariat dans un bureau de secrétaire. Oui, c’est très bien fait ! On peut encore aller plus loin dans la précision par des objets plus spécifiques et plus personnels à venir… J

Après quatre ans à l’image, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Qu’elle continue le plus longtemps possible, avec autant de téléspectateurs ! Que l’on continue à satisfaire le public, à faire vivre à tous ces gens, qui nous suivent tous les jours depuis quatre ans, des émotions, des aventures, à leur faire prendre du plaisir, du bonheur, une bouffée d’air pour reprendre les termes du début.

Merci, Moise, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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