Un Si Grand Soleil : Mélanie Maudran revient sur cette année riche en émotions pour son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT - FTV

 

 

Bonjour Mélanie,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

Nous sommes ici au festival 2022 de la fiction TV de La Rochelle. Sans doute que ce doit être un plaisir renouvelé pour vous de participer à cet évènement, qui est l’occasion notamment d’une rencontre avec une partie du fidèle public de la série ?

Oui, oui ! C’est sûr que l’on a peu l’occasion. Le Covid, en plus, est passé par là donc il n’y avait vraiment plus aucun contact. Tout à l’heure, on a fait une séance de dédicaces et c’est vrai que c’est toujours agréable d’avoir les gens en face, ils nous font des retours souvent très précis sur les intrigues, sur le personnage, il y a un échange qui est toujours intéressant. Voilà, on est ravis de les voir à l’occasion de festivals comme La Rochelle.

Justement, quels mots emploient-ils lorsqu’ils vous parlent de la série et/ou de votre personnage de Claire ?

En ce qui concerne le personnage de Claire, il y a le mot « douceur » qui revient souvent. Je ne la trouve pas toujours si douce que cela mais, je ne sais pas, apparemment elle dégage quelque chose sur le temps d’assez enveloppant. Là, dernièrement, ils n’ont pas aimé la voir se faire malmener par Hélène, c’est vrai. Il y a ceux qui se rangent derrière Claire en pensant que, effectivement, ça n’étaient pas les médicaments et ceux qui se disent que Claire devraient un petit peu se calmer, reprendre le cours de sa vie et passer à autre chose. Je pense que tous ont un peu raison, il ne faut pas minimiser ce qui lui est arrivé car elle a eu un réel trauma. S’ajoute à cela la disparition de sa meilleure amie donc elle est vraiment dans une phase traumatique, je pense, de sa vie. Mais il faut qu’elle aille vers l’apaisement et vers le bonheur. Elle a une belle famille, elle aime sa famille, elle aime son homme, elle aime ses enfants et c’est ce vers quoi elle tend, notamment avec l’emménagement dans la maison, qui est un grand changement aussi pour toute la famille et qui va donner lieu à beaucoup de situations sympas de vie de famille recomposée. C’est sympa !

Vous avez évoqué toutes les émotions qu’elle a connues sur la saison écoulée. Pour vous, artistiquement parlant, ça doit être très plaisant de pouvoir ouvrir et refermer ces tiroirs et ces palettes de jeu, pour avoir ces différentes couleurs…

Oui, oui ! Le but est d’aller puiser, à chaque fois, dans des choses un peu inexplorées, autrement on est dans quelque chose d’un peu redondant. Et puis le personnage pourrait lasser. C’est vrai que ça n’a pas manqué de rebondissements pour mon personnage cette année et c’était vraiment haletant de l’amener dans ces zones de désespoir, clairement, de trahison. Elle a été complètement abasourdie par ce que lui a fait Hélène, ça dépasse l’entendement et elle ne peut pas entendre que ce soit uniquement l’effet de médicaments. Là, la cerise sur le gâteau est quand son père vit une histoire avec elle : elle ne peut pas entendre que tout ça ne soit pas monté depuis le début, dans une stratégie magnifique d’Hélène. Oui, j’ai été extrêmement bien servie en termes de palettes de jeu, d’émotions et de plein d’autres choses. J’ai aimé traverser l’année avec Claire, c’était bien !

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Parmi les émotions, on peut notamment penser à cette scène nocturne, silencieuse, dans laquelle elle boit un verre à la santé de son amie disparue…

Oui, c’était une très belle scène à tourner. On a tourné de nuit, j’avais cette Mustang qui avait été amenée par un collectionneur, il y avait tout un truc autour de cette nuit de tournage. Parfois, il y a des moments un peu suspendus comme cela…En fait, c’est ce soir-là que Claire a dit adieu à son ami, c’est sa manière à elle de lui dire au-revoir. Elle est tellement en elle qu’elle la voit près d’elle ce soir-là et elle partage ce moment avec elle, alors qu’elle n’est plus là…Mais elle a vraiment vécu ce moment ! C’était un chouette moment à tourner !

Cela fait maintenant quatre ans que la série est à l’antenne, avec une fidélité du public qui ne se dément pas, bien au contraire. Sans doute que cela doit vous rendre très fière ?

Oui, oui ! On a eu un démarrage en trombe au commencement de la série et le tout était que ça ne s’affaisse pas au bout de deux mois. En fait, le public a toujours été présent, a toujours été d’une fidélité sans relâche : oui, ça fait chaud au cœur, ça prouve que cette série sait se renouveler. Elle va puiser dans des ressources pour ne pas lasser, c’est du boulot, tant au niveau des auteurs que pour nous comédiens, qui essayons d’emmener nos personnages dans des endroits où les gens sont surpris de les voir. C’est un challenge à renouveler en permanence !

Vos studios de Vendargues sont d’une minutie très impressionnante et certainement que cette dernière vous aide à vous projeter rapidement dans vos scènes et dans les émotions à traverser…

Ah oui, oui ! De toute façon, c’est un ensemble, il y a les décors, les costumes,…il y a tellement de choses qui entrent en compte mais le décor, c’est vrai, détermine beaucoup de choses. Là, je le vois, on n’est plus dans cet appartement, on est dans une maison maintenant, on est déjà dans une autre énergie car ce ne sont pas les mêmes espaces, pas le même lieu, ça ne vit pas de la même manière, ça ne se ressent pas de la même manière. On revient à ce travail d’équipe, chaque corps de métier apporte une touche à la finalité et au résultat global. C’est vraiment vraiment un travail d’équipe et sur la longueur.

 

© Fabien MALOT - FTV

 

L’horaire le permet et le nécessite aussi, de nombreuses scènes se confondent avec des scènes de cinéma…

Complètement ! On parlait de cette scène d’adieu à Myriam : quand je l’ai vue, entre la musique choisie par notre directeur artistique et la manière de filmer, oui, la différence ne se voit pas. Aujourd’hui, on est capable de faire des choses de très grande qualité en quotidienne, de belles choses, de belles images, et de raconter de belles histoires.

Au fur et à mesure de ces quatre années de tournage, consciemment ou inconsciemment, y a-t-il du Claire en vous, ou inversement ?

Oui, à un moment donné, quand on accompagne un personnage comme cela sur plusieurs années, je crois que, de fait, c’est évidemment de la composition : Claire n’est pas moi et je ne suis pas Claire mais il y a un peu de Mélanie en Claire, forcément. Cela reste de la composition mais on injecte forcément un peu de nous aussi, ça va tellement vite, on cumule tellement de scènes que, à un moment donné, l’instinct a une part hyper importante dans notre travail. On est obligés et, forcément, dans l’instinct, il y a de nous.

Merci, Mélanie, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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