Un Si Grand Soleil : Aurore Delplace fait le point sur l'évolution de son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT - FTV

 

 

Bonjour Aurore,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

On se retrouve au festival 2022 de la fiction TV de La Rochelle. On imagine sans doute le plaisir que cela doit être d’y participer et de pouvoir rencontrer une petite partie du public de la série ?

Oui, je n’avais jamais fait ce festival, c’est vrai que c’est très très agréable de voir ce que cette série génère et provoque chez les gens qui la regardent tous les soirs et chez qui on est tous les soirs. Ça fait du bien, ça fait du bien au cœur, ça fait du bien de se dire que l’on ne fait pas les choses pour rien parce que ça les rend heureux. On le reçoit, du coup, et c’est vraiment agréable.

J’avais beaucoup entendu parler du festival, j’étais vraiment contente de le faire !

Ici ou ailleurs, lorsque vous avez l’occasion de croiser des téléspectateurs, que vous disent-ils, sur le programme ou sur votre personnage, Johanna ?

Souvent, ils disent « merci », ils nous remercient pour le divertissement. Surtout aujourd’hui, je pense que les gens en ont besoin. Sinon, mon personnage ne laisse pas vraiment indifférent. Soit « Faites attention, on ne vous aime pas trop », soit « on vous adore », c’est soit l’un soit l’autre, ce n’est jamais très équilibré. Soit, vraiment, on m’adore, soit pas du tout !

Justement, sur son côté plus professionnel, comme il a été dit dans une séquence diffusée récemment, elle est un vrai pitbull qui ne lâche rien…

Oui, elle est très entière, tout le temps à fond. Quand elle veut quelque chose, qu’elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs. C’est génial à jouer parce que je ne suis pas comme ça, donc c’est super !

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Vous êtes à l’image depuis trois à quatre ans maintenant. Pour autant, sur d’autres aspects de sa personnalité, vous sentez-vous proche d’elle ?

Ah mais oui, on s’est rencontrées ! Dans la vie, j’ai réussi à prendre d’elle, j’y suis parvenu petit à petit parce que je suis quelqu’un de très timide à la base, de toujours souriante, qui n’ose pas vraiment dire non. Donc j’ai réussi à prendre ça, à prendre confiance, à assumer que je suis une femme, avec tout ce que ça inclut. Et inversement, je pense que j’ai réussi à amener d’Aurore dans Johanna un peu plus de douceur, un peu plus de soleil, pour que l’on ait un peu plus d’empathie et qu’on la comprenne un peu mieux. Je pense que l’on a réussi toutes les deux à se mélanger, c’est intéressant ! A force de jouer un personnage, on le connait de mieux en mieux et on lui donne plusieurs palettes, plusieurs couleurs, c’est vraiment intéressant. Je trouve que c’est une chance pour un comédien de jouer un personnage comme cela aussi longtemps et de pouvoir aller dans toutes ces palettes différentes.

Sur une quotidienne, vous avez le temps de faire grandir votre personnage…

On va dans des registres totalement différents. On a une chance énorme, en tant que comédiens, de pouvoir aller visiter le drame, de pouvoir aller faire de la comédie. Je rêve d’aller un peu plus dans l’humour, j’adorerais ! Je ne sais pas si Johanna pourra, un jour, être comique mais j’adorerais car ce serait un peu plus moi.

Avoir un personnage aussi longtemps est vraiment génial, on peut amener plein de choses et en tester plein aussi.

Sur le plan personnel, on avait aussi pu la découvrir dans deux relations différentes mais cette partie-là de sa vie est moins à l’image actuellement…

Ça revient ! J’ai tourné énormément au mois d’août et elle va de nouveau avoir des déboires amoureux. Peut-être va-t-elle retomber amoureuse de quelqu’un, avec qui ça ne va pas être facile. Mais, en tout cas, ça va être fort !

On le sait, sur une quotidienne le rythme de tournage est plutôt soutenu. Artistiquement parlant, c’est une vraie école…

Ah oui ! Je pense que c’est la plus belle école : quand on a fait ce genre d’exercice, on peut tout faire ! C’est là où je me dis que, moi qui rêvais de cinéma, j’aurais peur de m’y ennuyer. Sur la série, ça va vite et on doit vite être dedans. Personnellement, moi qui suis hyperactive, j’aurais, je crois, du mal à attendre longtemps et à faire une séquence en dix heures. Même si je ne serais pas contre un grand rôle J

Récemment, j’ai fait un téléfilm unitaire où je jouais une handicapée. Cela n’a rien à voir avec ce que je fais en Johanna, ça a été génial aussi. Je me dis que le fait d’avoir appris autant sur la série m’a permis d’être très à l’aise. J’ai eu plus de temps et je me suis dit que, avec USGS, je suis vraiment dans une super école. J’apprends plein de choses tous les jours !

Dans les studios à Vendargues, vous avez la chance d’avoir un outil de travail où les moindres détails de décor sont marquants…

Tout est travaillé ! Ça aide à se projeter et à aller vite. Les équipes techniques sont fortes, j’adore les décors des bureaux de Johanna et Florent. Quand on rentre et que l’on voit tous ces fonds verts, on ne s’imagine pas ensuite ce que ça donne à l’écran : c’est incroyable ! Dans le fond, le grand couloir n’existe pas en fait, c’est assez fou…

Après ces quatre années dans la peau de Johanna, quel regard portez-vous à présent sur son évolution ?

Je trouve qu’elle évolue très bien, en tout cas j’aime la manière dont elle évolue. Encore une fois, j’ai trop de chance. Je me laisse porter, je ne demande jamais ce qui va lui arriver, j’aime lire et découvrir ce qui lui arrive. Je pense que les auteurs doivent s’inspirer de la manière dont on joue, dont on aborde le personnage, pour écrire après. C’est pour cela que j’aime la manière dont il évolue parce que je pense qu’ils se sont inspirés de ce que j’ai pu amener de moi dans ce personnage. Finalement, on est en symbioseJ.

Vous parliez du cabinet d’avocats, vous y êtes d’ailleurs de plus en plus nombreux…

Oui…et il va se passer plein de choses ! Justement, avec Catherine, dans le rôle de Claudine : elle va vouloir s’associer mais pas nous, elle va du coup vouloir un peu se venger, elle qui est un peu spéciale. Johanna va ainsi avoir des problèmes, comme d’habitude… J. Elle va encore devoir aller chez les flics…

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Au-delà de la série, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

J’ai eu ce film, j’espère en avoir d’autres, ça permet une respiration et ça fait du bien ! Même si je suis très heureuse et que je ne m’ennuie jamais, avoir d’autres rôles permet de faire d’autres choses. Cela fait un moment que je le dis, j’aimerais aussi me remettre à la musique. Mes chansons sont un peu sur le côté, il faudrait que je les reprenne.

L’unitaire s’appelle « La vengeance sans visage », pour France 2. J’y ai le rôle féminin principal, on a tourné à Gap, Martigues et Aix-en-Provence et j’ai sauté en parachute. C’était incroyable, j’ai fait un saut en tandem, en homme volant. C’était génial, je me suis vraiment éclatée à faire ce film.

Vous avez donc la chance de connaitre des cadres et lieux de tournages très agréables…

Oui, plutôt sympas ! J’ai quitté Paris, j’en suis très heureuse. Je me sens très très très chanceuse !

Après quatre ans sur USGS, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Que ça continue, que mon personnage dure et qu’il lui arrive encore plein de misères ! Après, évidemment, d’avoir des rôles ailleurs, j’appelle cela des petites parenthèses, tout en restant proche de Johanna car j’aime cette série, elle fait partie de ma vie maintenant. J’espère que ça durera longtemps !

Merci, Aurore, pour toutes vos réponses !

Publicité

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article