Léa Poulin évoque son parcours artistique ainsi que ses projets en cours!

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Léa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis plus de deux ans maintenant, vous vous êtes lancée dans la production et trois projets sont d’ailleurs en cours. SI l’on revient à la genèse de cette aventure, comment en avez-vous eu l’envie et l’idée ?

Je suis originaire d’Avignon et, à la base, je voulais être actrice. J’ai fait pas mal de courts-métrages, j’ai suivi des études de théâtre/de cinéma et je suis montée à Paris en espérant que les opportunités soient encore plus importantes. Je ne connaissais personne, j’ai essayé de rencontrer un maximum de gens et, au fur et à mesure, je me suis aperçue que c’était assez compliqué. On ne me proposait pas forcément les meilleures rôles, les castings étaient difficiles d’accès, mes agents m’ont fait la misère…Donc ce fut une très mauvaise expérience. Pour autant, ayant toujours eu cette volonté, depuis toute petite, d’être dans le cinéma, je me suis intéressée à ceux qui « tiennent » tout cela (les financeurs, les producteurs,…) et je me suis posée la question de comment ça fonctionne, de comment on fait pour produire. Pendant presque trois ans, j’ai du coup étudié un peu sur le tas, en parlant avec des producteurs, des financiers, des avocats, des comptables,…Au bout d’un moment, j’ai compris comment fonctionnait le schéma.

J’ai rencontré une actionnaire qui m’a aidée à ouvrir la société en tant qu’associée et je me suis lancée. Au début, il faut défendre un capital assez important auprès du CNC, pour pouvoir ouvrir une société de production de longs-métrages, afin d’avoir le droit de demander des aides. J’ai trouvé le montant et j’ai alors pu chercher des projets. J’ai lancé des appels, j’avais quelques contacts de réalisateurs grâce à ce que j’avais fait dans l’acting. Au fur et à mesure, j’ai trouvé ces trois projets.

Justement, en quelques mots, comment les présenter chacun ?

Le premier projet est un long-métrage avec des personnalités très connues, qui se tourne à Phuket. C’est un film version policier, autour de tout ce qui est arnaques et compagnie. On suit quelqu’un qui galère dans sa vie, il vient d’avoir un enfant mais il a quitté sa femme. Pour subvenir aux besoins de son enfant, il va faire toutes les magouilles qu’il peut. Il va s’apercevoir, au bout d’un moment, qu’un ami à lui, plus haut placé, lui met complètement tout à l’envers : c’est lui qui tient en fait le monopole de toutes ces arnaques ! C’est tiré d’une histoire réelle…Le choix du lieu n’est pas anodin, le réalisateur a vécu vingt ans sur place et il s’est inspiré de personnes qu’il connaissait pour écrire son histoire. Je pense que ça parlera aussi à beaucoup de gens qui sont partis là-bas parce qu’on montre ce qui peut arriver à n’importe quel touriste.

Le deuxième projet est celui du Québec. C’est un projet totalement fantastique, on rentre dans une féérie, c’est sur la légende du rocher percé, légende qui explique que, des années en arrière, une demoiselle de France devait se marier, de force, au Québec avec un pirate, sur un rocher. Elle est partie sur place et elle a préféré se suicider. Ce rocher a du coup une sorte de magie, et positive et négative, selon les personnes. Ce sera un mélange entre « Alice au pays des merveilles » et « Pirates des Caraïbes ». C’est une coréalisation, entre un québécois et un français, on mélange les deux cultures à fond.

Les deux projets sont des films et le troisième est plus d’influence, avec l’ambition d’en faire un programme télé par la suite. C’est en lien avec l’inclusion des personnes en situation de handicap, avec l’objectif de les inclure le plus possible à l’image, afin qu’elles puissent devenir notamment présentateur ou encore chroniqueur. Le but est qu’elles soient davantage présentes, pour aussi que l’on prenne conscience des difficultés qu’elles ont dans la vie de tous les jours. Je l’ai vécu, quand j’ai fait le tournage avec mon réalisateur qui est en fauteuil roulant, je me suis vraiment rendue compte que c’est une galère, très peu de choses seulement sont adaptées. A l’inverse, pour le côté positif, j’ai vu beaucoup d’humanité, j’ai été impressionnée par le fait que tout le monde le laissait passer ou lui proposait de l’aide. Je ne m’y attendais pas autant ! Je lui fais faire actuellement une formation avec l’équipe de C8, qui l’aide à mettre en place ses projets. On a commencé à faire quelques vidéos, on voudrait aller encore plus loin, en dépassant le simple cadre du handicap, en présentant de la culture et des athlètes.

 

 

Votre rôle dans le développement de ces projets est intense, pour mettre en relation notamment les investisseurs avec les demandeurs…

Tout à fait ! En fait, j’organise des soirées d’investisseurs, où je présente mes trois projets et où je fais venir des chefs d’entreprise car ils peuvent bénéficier d’une réduction fiscale de 60% sur les impôts. Plus que cela, mon ambition a toujours été de faire partie de ceux qui ouvrent le cinéma, j’ai envie de faire découvrir ce milieu à tous nos investisseurs.

En général, les réalisateurs se prêtent aussi au jeu des questions/réponses pendant ces soirées.

Sans doute que vos années d’expériences artistiques et celle de Miss ambassadrice de Paris vous ont aidée à initier la démarche et à avoir un premier socle de contacts ?

Complètement ! Pour le coup, j’ai vraiment eu la chance de rencontrer à Paris les bonnes personnes, qui m’ont aidée et poussée. Notamment une qui m’a fait rentrer dans le comité des Miss Montmartre et j’ai ensuite été Miss ambassadrice de la ville de Paris pendant un an. On a fait à peu près cent quarante évènements dans l’année, ce qui m’a permis de développer le réseau à fond, de rencontrer tout le temps du monde – des politiciens comme des sportifs. A force de discussions, ça m’a ouvert des portes, c’est sûr !

 

 

De façon plus globale, au-delà du réseau que cela vous a donné, quels souvenirs gardez-vous de cette année-là ?

Je voulais être actrice, j’ai eu cette expérience de Miss, j’ai fait notamment beaucoup de séances photos et cela m’a confirmé un peu plus le fait que je ne voulais pas forcément être devant la caméra. Ce n’est pas négatif, au contraire : au fur et à mesure des évènements auxquels je participais, j’avais plus envie de les organiser que d’y assister. Je préfère valoriser des gens, les faire grandir, plutôt que de me mettre directement en avant.

J’ai, pour autant, adoré cette année, notamment les défilés. J’ai aussi eu la chance de participer alors aux « Douze coups de midi », j’ai fait également les émissions de Jacky sur IDF1. C’était vraiment passionnant !

Merci, Léa, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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