Ici tout commence : Khaled Alouach nous parle de son personnage dans la quotidienne de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Khaled,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve au festival 2022 de la fiction Tv de la Rochelle. On imagine la joie que cela doit être pour vous d’être présent ici, c’est l’occasion notamment de rencontrer le public de la série…

Oui, franchement c’est cool. Surtout que c’est ma première fois à La Rochelle. Ça fait plaisir de découvrir et de voir aussi que l’on est attendus, c’est sympa.

Justement, quels mots reviennent lorsque vous rencontrez des téléspectateurs du programme ?

Généralement, c’est la même chose : « Bravo pour le prix Vatel », « Il faut dire à Teyssier d’être un peu moins méchant », « Qu’est-ce que l’on mange ce soir ? »…C’est cool, c’est gentil !

 

 

Le programme est à l’image depuis deux ans, avec une fidélité du public qui ne se dément pas…

Franchement, c’est cool ! Ça fait plaisir ! Et puis, il y a quand même beaucoup de travail, on ne se rend pas compte donc ça fait plaisir de savoir que ce travail est « récompensé » ou estimé à sa juste valeur.

Votre personnage a vécu beaucoup de choses, personnellement et professionnellement. Quel regard portez-vous sur son évolution ?

Je suis très content de son évolution. Théo est quand même passé du gars drogué et renfermé sur lui-même à chef du double AA et chef référent de tous les restaurants Auguste Armand. Il s’impose en cuisine et suit les traces de son père. C’est un peu ce que je voulais depuis le début : valser entre cette fragilité et cette force. Cette fragilité peut en fait cacher une force intérieure très intéressante et je suis extrêmement content de jouer cela.

 

 

Concernant le prix Vatel, on a tous en tête cette scène avec Benjamin Baroche dans laquelle il a un regard envers vous, pas seulement celui du directeur de l’institut pour son chef mais celui d’un père sur son fils…

Oui, c’était assez cool à jouer ! Et puis je pense que, quoi qu’il arrive, Teyssier est fier de son fils, c’est juste que l’on ne sait pas ce qui s’est passé quand il était jeune…Il est matrixé, il montre cela un peu de la mauvaise manière car il a envie que Théo le surpasse. Ce qui est assez bizarre, c’est qu’il a envie qu’il le surpasse mais, en même temps, il est jaloux de lui, sans l’assumer. Il voit que, à son âge, il arrive à faire tant de choses et à s’imposer, alors que lui est un peu non pas sur une pente descente mais  prend de l’âge. Lorsqu’une fan est venue récemment devant les portes de l’institut, c’est le jeune chef Teyssier qu’elle a demandée…Cela doit un peu marquer Teyssier, ça le titille mais, en même temps, il est très fier de son fils, sans le montrer. Après, Teyssier n’est pas quelqu’un d’expressif, pas du tout, il ne montrera pas ses sentiments, à part à Charlène ou à Constance…Il ne faut pas oublier que c’est une relation d’homme à homme, qui est beaucoup plus conflictuelle que celle d’un père envers sa fille ou que d’un fils envers sa mère.

Justement, vous parliez de Charlène : même s’ils se chamaillent régulièrement, on a quand même ce sentiment d’un amour profond entre eux deux…

C’est sûr ! Quand même, elle lui a fait quelques coups de pute, c’est assez grave mais, malgré tout cela, c’est sa sœur. Si quelqu’un fait du mal à Charlène et même s’ils ne se parlaient plus à ce moment-là, il sera le premier à sortir les couteaux de cuisineJ.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est plutôt soutenu mais ce doit certainement être-là une vraie école artistique…

Après, il y a des pièges. C’est une putain d’école parce que tu apprends à aller vite, à tourner tout le temps, avec des équipes différentes qui changent toutes les deux semaines. On voit ainsi des techniques différentes, même si elles remplissent le même cahier des charges parce qu’il ne faut pas que ça change en fonction des scènes. C’est cool, c’est très formateur mais il ne faut pas tomber dans les pièges : refaire la même redondance, refaire les mêmes choses, … il faut toujours chercher où on peut aller. Dans la vie, on évolue tous les jours, on est en constante évolution quoi qu’il arrive et, là, tu tournes tous les jours, tu gardes le même personnage pendant un an, deux ans, voire dix ans pour certains, tu ne peux pas jouer tout le temps la même chose. Et, même, tu ne fais pas ce métier-là pour ça. Du coup, c’est toujours une réflexion, un travail intérieur, que ce soit sur le plateau ou en dehors : qu’est-ce que je peux faire ? Ah non, ça je l’ai déjà fait ! Il faut chercher à chaque fois.

Sur ces deux ans, le personnage a grandi avec vous…Mais peut-être que vous aussi avez grandi avec lui…

Oui ! J’ai beaucoup appris avec Théo !

 

 

Le cadre de tournage et les décors sont d’une grande précision : il y a un sublime travail également de l’équipe déco…

Ils font un travail monstrueux, c’est ouf ! Ils sont géniaux, ce sont des passionnés, c’est vraiment cool !

Pour la suite de cette aventure, que peut-on vous souhaiter, à titre plus personnel ?

On peut souhaiter que Théo dépasse son pèreJ, on peut souhaiter qu’il le dépasse vraiment et que son père reconnaisse vraiment que la nouvelle génération est meilleure que l’ancienne. On peut lui souhaiter aussi que Célia revienne, qu’ils se marient, qu’ils aient des enfants, qu’ils aient, je ne sais pas, une paillotte…

Merci, Khaled, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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