AL évoque son parcours artistique ainsi que ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Alexia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples et nombreuses cordes, notamment la danse, la chorégraphie ou encore le chant. Si on se replonge en arrière, d’où vous vient cette passion-là de l’artistique ?

J’ai toujours aimé danser, j’ai une petite anecdote que je raconte régulièrement : à mes 3 ans, j’étais en vacances avec mes parents en Espagne, on regardait un spectacle de flamenco, je me baladais un peu devant la scène et, à un moment donné, il y a une danseuse qui vient me chercher pour me faire danser quelques petits pas. J’ai une vidéo de cela, je suis hyper à l’aise sur scène, je salue même à la  finJ. Donc je pense que j’ai toujours aimé ce côté-là, de scène. Peut-être comme beaucoup d’enfants qui sont maintenant dans l’artistique, je faisais beaucoup de chorégraphies et j’emmenais mes copains pour faire des spectacles à Noel ou en fin d’année. Cela a, je pense, toujours fait partie de ma vie, alors que mes parents ne sont pas dans l’artistique.

J’ai commencé la danse à 4 ans et je ne me suis jamais arrêtée. Au fur et à mesure des années, je ne voyais pas quoi faire d’autre que d’être danseuse. Je suis ainsi allée en sport-études et j’ai continué à passer mon diplôme d’état de professeur de danse. J’ai eu la chance de trouver du travail assez rapidement, ça s’est fait naturellement. Mes parents m’ont incité là-dedans, ils n’ont pas été un frein, à la seule condition que j’ai mon Bac.

Aujourd’hui, considérez-vous tous ces arts comme des tiroirs que vous ouvrez et que vous fermez au besoin ? Ou comme un seul et unique ensemble ?

Je pense qu’il y a un peu des deux. La chorégraphie a toujours été présente dans ma vie, j’ai toujours été très créative. Au début, je ne le faisais pas professionnellement parlant mais, très vite, 3 à 4 ans après, on m’a proposé ce poste. Cette activité alla donc rapidement de pair avec celle de danseuse. Après, je fais toujours des contrats à côté où je ne suis « que » danseuse, j’aime bien retrouver cette position, qui est reposante. Mais c’est vrai que, très régulièrement, quand je suis dans une compagnie depuis un petit moment, on me propose d’être soit chorégraphe, soit capitaine pour gérer les équipes. On m’attribue cette casquette assez facilement, ce qui est chouette !

Le chant est arrivé très vite aussi. A la base, j’ai fait une formation de comédie musicale, où j’ai touché au chant, au théâtre, aux claquettes, …. La danse a toujours prédominé mon envie mais, dès mon premier contrat, j’ai eu à apprendre des chœurs et à accompagner des chanteuses, en dansant. C’est un travail qui est donc assez omniprésent depuis le début de ma carrière, même si je ne me sens jamais complètement chanteuse, je me sens danseuse et chorégraphe. J’ai du mal à assumer pleinement ce côté chanteuse, j’ai une voix très grave, c’est une chance et, à la fois, il faut de l’adaptation. En tout cas, je travaille dessus, je prends des cours depuis un an et demi pour essayer de me perfectionner. J’ai même eu un contrat il y a quelques mois donc, petit à petit, ça vient.

L’autre casquette qui arrive aussi progressivement depuis le Covid est celle des claquettes. Je les ai reprises, j’aime beaucoup cela, je me perfectionne et, dernièrement, j’ai même passé des auditions de danseuse-claquettiste. C’est chouette, c’est quelque chose qui me plait bien.

 

 

En tout cas, on peut penser que votre casquette de chorégraphe vous aide quand vous êtes « simple » danseuse, et inversement…

Ah oui, complètement ! Quand j’étais plus jeune, j’ai dirigé une compagnie semi-amateur et cela m’a beaucoup appris. Au-delà du côté chorégraphique lié à la danse, il y a un côté humain qui est essentiel pour que ça fonctionne. Ce management est hyper important et, quand on passe de l’un à l’autre, on comprend énormément de choses. C’est bénéfique pour tout le monde en fait. Il y a beaucoup de danseuses, je pense, qui auraient intérêt à passer de l’autre côté pour comprendre, en fait, qu’il y a tellement de choses à gérer que, dès fois, ce n’est pas évident, qu’il faut être dans l’adaptabilité et la réactivité.

Sans doute que certaines expériences de votre parcours vous ont encore plus marquée que d’autres ?

Oui ! Déjà, toutes les années où j’ai été danseuse dans des orchestres. C’est vrai que c’est très formateur, que c’est long, qu’on apprend à danser en talons. Après, il y a aussi toutes les créations un peu plus profondes, qui nourrissent un peu plus notre âme d’artiste. Ce sont des choses qui m’ont marquée, qui m’ont enrichie. Je reviens toujours à ces premiers amours, même si ce n’est pas ce qui rémunère le plus, c’est toujours important pour moi d’avoir ce petit panel sous le coude. Ce peut être avec d’autres amis, ce peut être moi qui lance un projet dans la danse moderne, avec un message à faire passer. A la fois, ce que je fais au quotidien, en mettant des paillettes dans les yeux des gens et en les faisant rêver, est aussi enrichissant. Il me faut un peu des deux !

J’ai aussi travaillé à Disneyland Paris, une grande entreprise. C’est vrai que c’est agréable de participer à cette magie-là. Il y a des vrais fan-clubs et de nombreux enfants, c’est aussi hyper enrichissant et chouette. J’ai fait également quelques grands évènements, je suis notamment allée 3 à 4 jours à Milan pour un mariage somptueux, dans un hôtel particulier, à côté du lac de Come. C’était assez magique ! J’ai fait des évènements ponctuels pour des grandes marques, c’était également très enrichissant.

En fait, il y a plein de choses qui ressortent parce que j’aime tout ce que je fais dans mon métier !

Plus récemment, vous avez fait plus d’une trentaine de dates sur scène, dans un spectacle qui regroupait plusieurs de vos passions…

« Le 45 tours de France » est un spectacle qui allie l’humour, l’émotion et, surtout, qui retrace vraiment un parcours de notre France. On suit un jeune cycliste, très drôle et très attachant, à travers toutes les régions de France, on passe évidemment par Paris, la capitale, avant d’aller dans le pays basque puis de l’autre côté de la mer. On va aussi à Nantes, avec Barbara puis dans le nord. C’est un joli voyage, qui est accompagné par 12 artistes sur scène, chanteurs et danseurs et 4 musiciens en arrière-plan. Forcément, le fait qu’il y ait de la musique en live donne à ce spectacle une autre dimension, c’est assez chouette !

Quels principaux retours avez-vous pu avoir du public ?

Déjà, tout le monde est conquis par le spectacle, on a vraiment beaucoup de bons retours, c’est riche, on nous dit que c’est un rythme assez effréné, avec lequel on ne s’ennuie pas et qui donne l’envie de danser. On nous dit aussi que ce spectacle mérite d’être vu par un grand nombre de personnes. On n’a eu que des retours positifs en fait, les gens notent aussi que les chanteurs sont poignants et que c’est un spectacle de qualité, avec de très beaux costumes.

 

 

Vous avez, sur ce projet, plusieurs casquettes, entre notamment la chorégraphie, la scène et le chant. Etre sur scène est-il si évident que cela car, en live, le travail des autres ne vous appartient plus en quelque sorte ?

La grande frustration de cette double casquette est que je ne peux pas voir mon show. Je vois des vidéos mais ce n’est pas pareil. Dès fois, j’aimerais me mettre dans le siège du spectateur et juste apprécier. Après, je tisse aussi, du coup, des liens différents avec les artistes et j’ai la chance d’avoir une équipe incroyable, qui respecte autant ce côté chorégraphe, qui écoute ce que je dis et qui me considère dans un rapport d’artiste à artiste sur scène, au maquillage ou encore à table. C’est agréable aussi de partager avec eux sur scène. Forcément, j’ai cette déformation d’avoir les yeux partout et on en parle ensuite. Cependant, après autant de dates, c’est rôdé, ça roule et ces moments-là sont juste incroyables, le partage et le plaisir prennent le dessus. Les regards entre nous et le partage avec le public sont des moments qui me font vibrer donc je n’aimerais pas non plus être uniquement dans la salle. C’est vrai que c’est un équilibre !

Quelle suite aimeriez-vous pouvoir donner à ce spectacle ?

Je pense que c’est un spectacle qui mérite vraiment d’être vu. On passe un bon moment, on ressort avec le sourire aux lèvres et c’est un spectacle que l’on peut voir en famille. C’est déjà beaucoup donc j’aimerais pouvoir l’emmener encore plus loin, pour le montrer dans différents endroits. Ce serait chouette !

En complément, quelles seraient vos autres envies pour la suite de votre parcours artistique ?

Dernièrement, j’ai organisé ma première soirée en tant que coordinatrice et régisseuse générale, à gérer les artistes, le client et l’administratif. Ce côté-là me plait aussi et je pense que je vais essayer de le développer. Avec le réseau que j’ai aujourd’hui, c’est vrai que je peux répondre à une demande assez large.

Bien sûr, j’aimerais continuer à chorégraphier, c’est quelque chose qui me plait énormément, qui me passionne. Je souhaiterais aussi continuer à danser, dans différents contrats. Je donne des cours à côté, j’aime bien faire plein de choses différentes, c’est mon équilibre de vie !

Merci, Alexia, pour toutes vos réponses !

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