Sa carrière de sportif de haut niveau, Ninja Warrior, Fort Boyard : Nicolas Fleury évoque de nombreux sujets !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - FTV

 

 

Bonjour Nicolas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un jeune athlète de haut niveau, champion de VTT. Si l’on revient à l’origine de votre parcours sportif, d’où est née cette passion ?

Etant petit, j’étais un peu du genre à essayer tous les sports, j’ai fait du foot comme tout le monde, du judo, de la natation, du canoé, …plein plein plein de sports différents et pas mal de compétitions dans chacun d’entre eux mais rien de transcendant. Je me suis mis au VTT trial quand j’avais 8 ans, je m’y suis mis un peu comme je m’étais mis à tous ces autres sports. En fait, je me suis rapidement rendu compte que je commençais à être performant et j’ai même gagné des premières compétitions. J’y ai énormément pris goût, c’est ce qui a fait la différence par rapport aux autres sports et qui m’a conforté dans le choix de cette discipline.

Pour l’anecdote, j’avais découvert ce sport en voyant une démonstration faite par mon ancien club lors d’un évènement.

Votre parcours est déjà bien rempli, avec de belles émotions à la clé. Spontanément, quels principaux souvenirs en retenez-vous jusqu’à présent ?

Je vais citer un bon et, pour commencer, un mauvais. Je me rappelle d’un jour où j’étais assis dans un canapé, chez un de mes meilleurs potes de lycée : je reçois un appel du sélectionneur de l’équipe de France qui me dit que je ne suis pas retenu pour le championnat du monde. J’étais en junior, j’étais plutôt bien parti pour disputer cette compétition et y performer donc c’était un gros gros coup dur. Mais bon, cela m’a motivé dix fois plus à m’entrainer….Pour rebondir sur le bon souvenir, l’année d’après, je décroche le titre de champion du monde !

Vous avez cumulé, de front, la pratique de ce sport à haut niveau et des études poussées. L’emploi du temps devait sans doute être particulièrement intense et l’organisation très millimétrée ?

Oui, exactement ! Pour resituer un peu les choses, à la sortie du Bac, j’ai entamé une prépa Maths Sup / Maths Spé, c’étaient du coup 3 années très très denses, ayant fait le choix de maintenir, en même temps, ma carrière en compétition à haut niveau. Tout était millimétré, tout allait très vite et c’était une super période, où j’ai appris énormément de choses, sur moi, sur ma manière de travailler, sur mon fonctionnement, sur le sommeil, sur la nutrition, sur comment optimiser tous mes faits et gestes. C’était dur mais c’était vraiment chouette ! Après, j’ai intégré l’école d’ingénieurs des Arts et Métiers et, là, le rythme était un peu moins soutenu, c’était quand même intense mais moins qu’en prépa. J’ai alors pu respirer un peu et avoir une vie plus « normale ».

On imagine qu’un tel niveau requiert une exigence de tous les instants, tant dans la qualité des entrainements que dans la préparation physique ou encore mentale ?

Sur la partie sportive, c’est clair que c’est super exigeant ! Plus les années passent, plus le niveau monte et plus ça devient exigeant. Les volumes journaliers d’entrainement étaient aussi importants, 7 jours sur 7. Après, comme je le disais, la période de prépa m’a permis de me renseigner et de me cultiver sur les différents process de perfectionnement pour vraiment être au top du top, aussi bien à l’école que, le soir, à l’entrainement, quand je sortais des cours, avant, ensuite, de repartir sur les devoirs, jusqu’à pas d’heure.

Quelles sont les prochaines échéances que vous attendez plus particulièrement ?

Il faut savoir que, depuis la fin du Covid, j’ai levé le pied sur les compétitions. Je n’ai donc pas d’échéance directe de compétition, même si je pense de plus en plus me lancer dans une autre discipline, qui est le VTT de descente. Avec des départs à plusieurs centaines, en haut d’un sommet, la règle est simple : le premier arrivé en bas a gagné. J’ai fait une descente l’année dernière, elle s’est plutôt bien passée, j’ai fini dans les 20 premiers, ce qui était très bien. Donc, si j’arrive à me dégager un peu de temps, je pense que je me testerai sur ce nouveau challenge. En attendant, il y en a plein d’autres, en dehors de la compétition. Je propose notamment de shows de trial freestyle sur des évènements donc je suis en prestation presque tous les week-ends en France et en Europe. Ce sont des petits challenges réguliers, où des centaines voire des milliers de personnes défilent devant nous. On se doit donc d’être très bon et de donner le meilleur : c’est assez stimulant !

Du coup, votre participation à « Ninja Warrior » sur TF1 est quelque part un autre challenge, dans la suite logique de votre parcours et de vos activités…

Tout à fait ! C’est clair que je n’étais pas dépaysé, j’ai toujours franchi des obstacles à vélo et, là, on me demandait de le faire à pieds. Je n’étais pas en terre inconnueJ.

En parallèle, vous partez, ce samedi soir, à l’assaut, pour la première fois, du fort. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de participer à cette émission emblématique et mythique de France 2 ?

Oui, c’est clair ! Franchement, le fait de rentrer sur le fort est un truc de dingue ! L’émission a 34 ans, je la regardais, petit, chez mes grands-parents donc c’était assez fou d’y être. J’adore, en plus, voir l’envers du décor quand je suis sur un tournage, pour découvrir comment ça fonctionne et comprendre la gymnastique. C’était vraiment une expérience de folie ! En plus de cela, j’ai eu la chance d’avoir une équipe géniale, on a tous passé un très bon moment, on a bien rigolé et on verra samedi soir si on a pu ramener un petit peu d’argent à l’association.

 

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Un mot d’ailleurs sur l’association « SOS Préma » que vous défendez ? On peut penser que c’est une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Complètement ! On était guidés par Clarisse, qui est marraine de cette association et c’est clair que c’est un bonheur de fournir des efforts, de se battre, de suer, de se blesser pour des petits qui commencent la vie de manière difficile et pour leurs parents.

Attendiez-vous des épreuves avec, justement, une certaine impatience ? A l’inverse, avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ?

Pas vraiment ! En fait, j’ai demandé à la production de me faire le plus peur possible. Je pense que c’est un peu à cause du sport que je pratique tous les jours, disons que j’aime bien quand même l’adrénaline et les sensations fortes. Je leur ai dit de surtout ne pas hésiter à m’envoyer au casse-pipe. Au final, on a eu notre dose de sensations. Je n’avais pas trop peur des bêtes, je n’en ai pas trop eues, je ne sais pas si c’est une chance ou non…en tout cas, je suis tombé sur des épreuves vraiment sympas, notamment pas mal en binômes, où on s’est vraiment éclatés.

 

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Vous avez commencé à l’évoquer, on peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était plutôt joyeuse ?

Carrément ! C’est exactement ça, on avait vraiment une ambiance au top, avec des sportifs et des gens sympas, avec qui je partage pas mal de valeurs. C’était super de ce côté-là aussi !

Aviez-vous, avant que les caméras ne tournent, demander des conseils à des camarades ayant déjà participé à l’émission ?

J’ai essayé de ne pas trop aller à la pêche aux infos, même si c’est vrai que Vai et Camille sont des habitués du fort. J’ai essayé d’être assez neutre là-dessus mais, de toute manière, quand on arrivait face à une épreuve, les deux nous donnaient quand même des conseils quand ils en avaient. C’était vraiment cool, on avait vraiment cette sensation d’équipe et d’entraide, alors que l’on ne se connaissait que très peu, si ce n’est pas du tout avec certains des membres.

 

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Sans doute que cette solidarité et cet esprit d’équipe feront partis des souvenirs que vous garderez de cette journée de tournage ?

Oui, complètement ! Quand on a partagé un passif de sportif ou de compétition à haut niveau, même si ce sont des disciplines qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, on se rend compte que l’on a quand même des backgrounds communs, qui nous font très vite bien nous entendre ensemble.

 

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Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’occasion de remporter 1 500 euros supplémentaires mais aussi de boucler la boucle de cette belle journée d’aventure…

La deuxième partie est compliquée parce que ça devient physique. De mémoire, on avait un briefing à l’aube, après s’être réveillés à 5 heures, pour nous apprendre le fonctionnement et les bases. On est arrivés sur le fort vers 7 heures et on a fini aux alentours de 22 heures. C’était une très grosse journée ! Quand on nous annonce la deuxième partie de soirée, on est déjà bien KO mais il faut aller chercher ces 1 500 euros supplémentaires donc on s’est retroussés les manches et on a tout donné.

Avec le recul, diriez-vous que les caractéristiques attendues sont les mêmes pour ces deux émissions que lors de votre parcours de sportif de haut niveau ?

Physiquement, pas vraiment, même si je pense que les trois demandent d’être relativement complet. Psychologiquement, complètement, à 100% parce que, en compétition, on me demandait de franchir des obstacles à vélo en un temps imparti et, là, que ce soit sur TF1 ou sur France 2, c’est quasiment la même chose, exception faite du vélo. Sinon, préparation mentale, visualisation,… il y a plein de techniques, acquises pendant ma carrière de sportif, que j’ai utilisées lors des deux expériences télé.

 

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Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prêt à repartir à l’aventure sur ces 2 émissions ?

Complètement ! J’ai vraiment adoré les deux, j’ai trouvé cela très très fort humainement. Donc, si j’ai l’occasion de renouveler l’expérience ou d’aller dans un programme un peu différent mais toujours sur ces thématiques-là, vraiment ce sera sans aucune hésitation ! C’étaient des super moments, j’ai fait de superbes rencontres dans les deux programmes, de personnes que j’ai pu revoir depuis. Rien que pour cela, je trouve que ça vaut le coup !

Merci, Nicolas, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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