Koh Lanta : Esteban nous raconte son élimination après son duel face à Tania!

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Estéban,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le feu sacré », proposée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images ravive-t-elle en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Oui, bien sûr ! Je suis un peu nostalgique, dès fois, en regardant les émissions…C’est une sorte de « Koh Lanta, 2.0 ». Le fait de revoir ces paysages, de revoir mes camarades aventuriers me replonge dans l’aventure, dès fois je me dis que ça passe tellement vite, j’ai des flashbacks et je me projette un an en arrière. Même à la fin du casting, où il y avait toute cette excitation de début de jeu. Oui, tous les mardis soir, je me replonge dedans et c’est vrai que ça m’est déjà arrivé d’avoir des frissons. Quand bien même j’entends la musique du générique ou que j’entends la voix de Denis Brogniart, on se replonge dedans et puis on se rend compte de la chance que l’on a pu avoir de jouer à ce jeu.

Justement, si l’on revient à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

En fait, c’est simple, déjà dans un premier temps, pour faire plaisir à mes enfants…enfin, plaisir, c’est un grand mot. C’est eux qui me poussaient à cela, en me disant « papa, qu’est-ce que tu attends pour faire Koh Lanta ? Tu as totalement le profil pour y aller ». Parce que j’ai un peu l’aspect d’un aventurier, avec les cheveux longs et la petite barbe de trois jours. Donc c’était ce côté-là où je voulais rendre fier mes enfants. Et puis aussi un challenge personnel, pour casser un peu la routine. « Koh Lanta » est une expérience incroyable, c’est aller à la découverte d’une autre culture, c’est une ouverture d’esprit, c’est rencontrer des amis aventuriers, …oui, c’était vraiment ça la genèse de mon envie de participer : rendre fiers mes enfants et vivre une expérience incroyable. Et jouer aussi, je suis un joueur dans l’âme, j’adore jouer à plein de choses et « Koh Lanta » est un jeu à taille réelle, à taille humaine donc c’était le goût pour l’aventure. Et j’ai eu la chance de pouvoir être pris et d’y participer.

On l’a vu, cette saison est marquée par la présence du talisman du feu sacré. Comment l’avez-vous appréhendé et comment avez-vous appris à vivre avec ?

C’est génial en fait, on s’attend toujours à un coup de théâtre quand on participe à « Koh Lanta », soit avec des bracelets maudits comme l’an passé ou soit, là, avec le talisman. Cela met toujours un peu d’huile sur le feu, il y a ce côté piquant justement : celui qui l’a en sa possession dispose d’une arme redoutable et le but du jeu est, justement, de ne pas être dans sa ligne de mire. En tout cas, j’étais fan de ce talisman et de ce petit bonus : c’est une carte joker. En fait, c’est comme dans un jeu de cartes, moi qui suis fan de magie, il y a toujours une petite carte qui fait un peu plus mal que les autres : au poker, ce sont les As, là c’était le talisman. Donc génial, franchement je trouve que c’était vraiment un beau plus. On a pu le voir, il y a eu plein de rebondissements grâce à ce talisman. Je prends l’exemple de Gilles, qui a sauvé Tania par le talisman. Cette semaine, Laura l’a utilisé aussi. Cela permet de contrer certaines stratégies donc vraiment super sympa mais attention aux dégâts qu’il peut provoquer.

Les deux derniers épisodes ont été marqués par de nombreux évènements, notamment les destins liés que vous effectuez avec Clémence. Comment avez-vous vécu ces heures en binôme ?

Au début, ce n’était pas mon choix premier. J’aurais aimé être avec Julie ou Tania. Après, je crois au destin, c’était écrit comme ça, je suis tombé avec elle, je n’avais pas le choix de toute façon. Mais c’est vrai que j’ai réagi un peu différemment par rapport à elle, quand elle a su qu’elle était avec moi. Peu importe avec qui je tombais, il fallait que je me batte, que je me dépasse donc c’était « go, en avant toute, peu importe son binôme, il faut se battre ». C’est ça aussi « Koh Lanta », on ne choisit pas à chaque fois ce que l’on veut.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous tous les deux ?

On avait rallié Frédéric à notre cause avec Tania donc j’étais surpris, je pensais que Nicolas et Julie allaient tomber. C’est Clémence qui m’avait rassuré de ce côté-là, elle avait créé une sorte de lien avec Frédéric et Quentin, on avait d’ailleurs pu le voir avec cette alliance du petit doigt. Au final, « Koh Lanta » est un jeu de stratégie, où les paroles d’Hommes ne valent rien finalement. Il n’y a aucune parole qui ne peut être respectée. Mais c’est vrai que je suis rentré dans ce conseil avec l’idée en tête que l’on allait pouvoir être toujours dans le jeu et le dépasser. Au final, on a vu au final que c’était une belle surprise : bien joué de la part des autres !

Juste après, alors que vous pensez votre aventure terminée, vous tombez sur un panneau vous proposant de faire demi-tour pour garder votre destin entre vos mains. C’était sans doute inespéré…

Oui, oui, c’est inespéré ! Franchement, quand j’ai vu le panneau, j’étais estomaqué, je me suis dit que l’on avait une seconde chance et que ça n’arrive pas à tout le monde. Pendant l’aventure, on s’était bien rendus compte que la plupart des candidats éliminés avant nous n’avaient pas eu cette chance. Donc quand je tombe nez-à-nez avec ce panneau, je me suis dit que soit on abandonne et on décide d’arrêter, ce qui était possible car on était au bout du rouleau, soit on se bat. On nous tend une perche : on la saisit. On a d’ailleurs pu voir que c’était un beau duel donc j’étais content d’avoir pris mon destin en mains.

 

 

Pendant tout le duel, on vous a senti particulièrement déterminé et calme à la fois…

Oui, oui, j’étais content. C’est une belle revanche parce qu’on avait pu voir, quand Clémence me critiquait, qu’elle me reprochait un manque de logique. Là, le fait de l’avoir battue sur un jeu de logique, je n’en suis pas peu fier. Oui, j’étais très concentré, j’avais envie de donner le meilleur de moi-même. En général, quand il y a un jeu comme cela de logique, je peux vite m’énerver, pourtant je suis de nature calme mais, quand je bricole un meuble à monter avec plein de pièces, j’ai dès fois envie de le casser. Mais, là, j’ai pris sur moi, je me suis dit que, de toute façon, je n’avais pas le choix, je suis resté concentré, c’était elle ou moi, c’est tombé sur moi donc tant mieux. J’étais, honnêtement, content de l’avoir battue, c’est, pour moi, une petite revanche par rapport aux propos qu’elle avait tenus.

Par la suite, un autre duel se présente à vous, face à Tania. La veille au soir, vous partagez un moment en tête en tête, sur l’ancien camp jaune, un moment plein de solidarité, malgré ce qui vous attendait le lendemain…

Oui, oui, on peut même parler d’une vraie amitié. Franchement, Tania est une fille avec qui je m’entends très bien, je la considère comme une petite cousine. J’étais content d’être avec elle et, franchement, même pas déçu. On a passé une super soirée, comme si on était en vacances, on avait une plage rien que pour nous deux, on avait du manioc et de la canne à sucre, il ne manquait que le cocktail pour être vraiment parfait J. Mais, oui, content de l’affronter ! Je n’allais pas me laisser faire, même si c’était Tania, une amie. Elle a finalement été meilleure que moi, bravo pour son parcours jusqu’à maintenant. Je suis fier, en tout cas, de l’avoir affrontée et je lui donne toute ma force pour la suite de l’aventure.

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur ce duel ?

De l’équilibre, c’est juste ça. C’est la perte d’équilibre qui m’a fait tomber, je n’ai peut-être pas été assez concentré. Ou si, je l’ai été parce que je n’aurais pas pu être plus concentré. En l’état actuel des choses, au moment où j’étais sur ce petit poteau à tenir les jarres, j’étais concentré, j’étais moi-même. Après, elle a été meilleure que moi…Il faut toujours un perdant, il faut toujours un gagnant, c’était écrit comme cela.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

J’en ai plusieurs. La rencontre avec tous ces aventuriers, le premier jour sur le bateau, où on a fait connaissance avec les copains, a été un moment magique. Les paysages, le jeu, les rencontres… car on a créé un lien indéfectible, malgré la stratégie, malgré les coups bas, ça reste quand même un jeu où on crée un lien hyper puissant. Pas forcément avec tout le monde car on a chacun nos affinités mais j’ai rencontré des amis qui, je pense, le seront pour la vie en tout cas.

Au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Alimenter le feu donc couper du bois. Essayer de chercher de la nourriture. On s’attelait à plein de tâches : essayer de trouver des lianes pour faire des nœuds sur la cabane, couper du bois, pêcher, chercher du manioc, chercher de la canne à sucre dans la forêt, …il faut tout faire !

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender au quotidien ? Sans doute que, à ce stade de l’aventure, la faim devait particulièrement se faire sentir…

Ah oui, oui, le manque de nourriture a été fatal pour moi. Je ne pensais pas que ça aurait cet effet aussi néfaste. J’étais l’aventurier le plus grand, je mesure 1m 90 et, pourtant, je mangeais les mêmes portions que les autres et je ne m’en suis jamais plaint. Le fait de ne pas manger à ma faim m’a vraiment mis dans le rouge très très rapidement. Autant dans la vie de tous les jours, je suis assez sportif, je fais du sport quasiment quotidiennement mais je suis au maximum de mes capacités parce que, en rentrant d’une séance, je mange et je reprends des forces. Mais, là, le fait de faire des activités physiques, de faire des épreuves, de mal dormir, de manquer de confort et si on rajoute à cela l’absence de nourriture, ça a fait un combo explosif, auquel je n’étais pas préparé. Franchement, la nourriture a été l’enfer sur terre !

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt pour repartir à l’aventure si l’opportunité se présentait à nouveau ?

Franchement, oui, j’en ai même deux, si jamais on m’appelleJ. Bien sûr, si on me rappelle, je serais le premier à repartir. Après, je ne pense pas…Mais bien sûr, si on me posait la question, je serais partant !

Merci, Estéban, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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