France 2 / Les petits meurtres d'Agatha Christie : Maryne Bertieaux évoque l'épisode diffusé ce vendredi 5 mai !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maryne,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce vendredi 5 mai, en prime time sur France 2, dans l’épisode « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » de la série « Les petits meurtres d’Agatha Christie ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Tout à fait ! De rejoindre à nouveau l’équipe était top. J’étais déjà apparue dans plusieurs épisodes sous les traits de Delphine, l’ex de Max, sous forme de pastilles et là, sans trop spoiler, je peux vous dire que je vais avoir deux rôles donc je vais pouvoir un peu plus m’exprimer. C’est une série que j’aime beaucoup. J’avais déjà eu la chance de faire un épisode pour les années 60 et j’avais pu ensuite intégrer la version des années 70. Au moment où la proposition m’avait été faite, le rôle était encore en cours d’écriture et j’avais évidemment accepté avec confiance, le contenu étant qualitatif et les scénarios originaux. C’est pop, c’est rock aussi donc, oui, c’était un plaisir d’avoir cette double partition pour ce nouvel épisode.

Avec vos mots, comment pitcher ce nouvel épisode ?

Je joue, je le disais, Delphine, l’ex de Max. Ils sont assez en froid, ils ont divorcé, elle vient récupérer ses affaires et ça se passe plutôt mal. Max, de son côté, est toujours très attaché à Delphine mais elle en a eu marre de son côté un peu macho et patriarcal. Elle a décidé de s’envoler et de retrouver sa liberté.

Max va faire la rencontre, lors d’une de ses enquêtes, dans une agence matrimoniale, d’une fille qui ressemble beaucoup à Delphine et va en tomber amoureux. Une romance va s’installer, je ne peux pas vous en dire plus mais s’en suivra une ambiguïté. Max va être très perturbé. C’est vrai que c’était chouette de pouvoir faire deux rôles qui se ressemblent physiquement mais pas trop, de pouvoir justement créer une énergie différente pour chaque personnage, c’était hyper intéressant à travailler.

 

 

Quelles sont, selon vous, les principales caractéristiques de Sarah, votre deuxième personnage ? En quoi diffère-t-elle de Delphine ?

Delphine a trouvé cette franchise qu’elle n’avait pas avant, elle a envie de liberté et elle met sans doute moins les formes maintenant qu’elle est moins attachée à Max. En revanche, Sarah est plus mystérieuse, elle a un double visage, elle va plus s’adapter à l’autre pour avoir ce qu’elle désire, elle va peut-être chercher plus à plaire que Delphine. C’est ce qui va donner cette ambigüité chez ce personnage : elle parait très accessible mais la connait-on vraiment ? Est-elle sincère ?

Vous évoquiez le plaisir que vous avez eu à jouer ce double rôle. Quels axes avez-vous travaillé pour les différencier, tout en maintenant une certaine ambigüité ?

Cela se joue déjà aux costumes, on a vraiment cherché à créer des silhouettes différentes. Le maquillage et la perruque aident aussi. En tant qu’actrice, porter ou non des talons, porter une jupe ou porter un pantalon, ...permet de s’imprégner du rôle. Cela donne une sorte d’attitude et de port du corps, ça influence le jeu. C’est pour cela que tout ce travail-là en amont était hyper important, pour commencer à dessiner ces personnages. Ensuite, le texte y est aussi pour beaucoup. Avec Delphine, ça fuse, il suffit de se laisser porter par le texte et les intentions de la scène, pour très vite saisir sa personnalité et son émotion. Pour Sarah, les didascalies indiquaient notamment des rires, cela m’a porté. Rien que cela donnait des attitudes et des comportements différents, en fonction de ce qu’elles disaient.

Pour vous, la distinction entre les deux personnages était-elle, finalement, si facile que cela ?

Oui, le simple fait de changer de costume faisait que j’étais déjà une autre. Donc je n’ai pas eu à me demander si, parfois, j’étais trop l’une ou trop l’autre. Delphine est dans le conflit, Sarah dans la séduction, les situations sont complètement différentes et ne peuvent pas faire penser à l’autre. J’ai vraiment eu la sensation de vivre ces deux personnages de façon distincte.

L’intrigue se déroule dans les années 70. Justement, aimez-vous, en amont du tournage, vous replonger dans le contexte de l’époque pour mieux l’appréhender ?

Cette série a son univers à part entière, on n’est pas dans une réalité documentaire donc on a notre propre liberté. Le programme est d’inspiration seventies, en prenant évidemment les gros traits de l’époque mais on est plus dans un univers presque de BD. C’est ce que j’aime dans ce programme, il est un peu hors norme, la série a sa propre identité, que l’on ne trouve nulle part ailleurs et qui fait qu’on la reconnait. En plus, les années 70 sont quand même assez proches dans le phrasé, donc je n’ai pas fait le même travail préparatoire que sur un film relatant les années 1800 par exemple. Les mots du script nous aident donc ça m’a paru assez naturel, finalement, de plonger dans cette époque. J’avais suffisamment de références en moi, c’est finalement la génération de nos grands-parents, c’est un décor qui ne m’est donc pas tellement étranger.

 

 

Avez-vous déjà eu l’opportunité de découvrir le rendu final de l’épisode ? Ou allez-vous le découvrir en même temps que les téléspectateurs ?

Il y a eu une projection de l’épisode il y a un an et j’étais alors en tournage. Donc je n’avais pas pu m’y rendre, même si j’aurais bien aimé. Je n’ai pas voulu demander de lien en amont pour voir l’épisode, je me suis dit, au final, que le découvrir en même temps que le public serait pas mal. J’ai eu, en tout cas, beaucoup de retours positifs de la part de l’équipe, ce qui me donne confiance.

En général, les gens m’écrivent sur les réseaux sociaux, prennent le temps de me faire un retour, voire de me complimenter, ce qui fait plaisir. J’y réponds toujours et c’est normal de le faire.

D’ailleurs, pour cette série ou pour un autre programme, profitez-vous du rendu final pour capitaliser sur votre jeu, tant sur les points positifs que sur ceux à améliorer ?

Bien sûr, c’est hyper important ! C’est toujours difficile, au début, de se voir. Je pense que le commun des mortels pourrait dire la même chose. En tout cas, c’est ensuite quelque chose que l’on acquiert avec le temps et l’habitude. C’est un muscle qui se travaille donc je regarde toujours. Cela permet de peaufiner, d’aiguiser son instrument, de voir ce qui passe et ce qui ne passe pas. Je perçois des sensations supplémentaires à celles sur le plateau. Ce sera, en tout cas, encore un bon exercice à faire ce vendredi !

Pour terminer, que peut-on justement vous souhaiter pour cette diffusion à venir ?

Qu’elle soit regardée. Si on fait ce métier, c’est aussi pour que ce soit partagé. On y a mis énormément d’énergie et d’amour donc, évidemment, on a envie que ce soit suivi par le plus grand nombre.

Merci, Maryne, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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