TF1 / Léo Mattei : Rebecca Benhamour évoque son rôle de guest dans la saison 10 !
Bonjour Rebecca,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pourrons prochainement vous retrouver sur TF1 dans la nouvelle saison de la série à succès « Léo Mattei ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à cette belle aventure télévisuelle ?
Déjà, c’est vrai que, évidemment, quand on a la chance de tourner, de base c’est juste un bonheur. Parce que, en tant que comédien, il y a parfois beaucoup de moments où l’on est dans l’attente. Le fait de pouvoir travailler, c’est la joie. En plus, à Marseille, au soleil, avec une équipe souriante, bosseuse, ce sont des conditions pas trop dégelasses. Oui, c’était un immense plaisir pour moi de faire ça !
C’est là une saison anniversaire, la dixième depuis la création de la série. Une série qui permet, sur une chaine aussi importante que TF1, de défendre et de mettre en avant des sujets forts de société…
J’ai pas mal travaillé sur TF1, notamment dans « Ici tout commence » et dans d’autres programmes avant. C’est vrai que ce qui est génial, c’est que c’est tellement regardé à travers la France entière, ça marche tellement partout. Retranscrire cette société à travers des séries qui sont beaucoup regardées est absolument formidable et heureusement que ça arrive. Le fait d’être dans deux épisodes, en plus, nous a permis de tourner sur une période plus étalée qu’un seul épisode. Donc on a passé beaucoup de temps ensemble, on a discuté, on a répété, on a creusé sur nos relations ensemble. A travers ce fait de société et à travers le travail de Jean-Luc Reichmann, on a tourné dans un foyer, ce qui nous a permis de mieux comprendre comment habitent là-bas les enfants. J’ai discuté un peu avec les personnes qui s’en occupent, j’ai vu à quel point c’était viscéral et vital de travailler dans ces conditions-là et dans ces milieux-là. Cette démarché est plus agréable et plus enrichissante que de la faire seule chez soi, via des recherches. C’était très plaisant de faire cela !
Vous n’êtes pas la seule guest pour ce double épisode, d’autres noms viennent compléter ce chouette tableau…
On était un peu comme en troupe, en colo, c’était vraiment la famille. Jean-Luc Reichmann et Nathalie Lecoultre se connaissent par cœur, c’est hyper agréable. J’avais déjà tourné cette année avec Lola Dubini, elle est aujourd’hui une amie, elle a su me mettre très à l’aise et, pareil, c’était génial ! Lorie Pester, avec qui j’ai beaucoup tourné, est douce et généreuse autant dans la vie que dans le jeu. Firmine Richard aussi, je l’admire pour sa carrière hyper diversifiée, pour moi c’est un peu une reine de notre métier. Le contact a été immédiat avec Juliette Tresanini et il perdure depuis. Beaucoup de relations se sont créées et existent encore aujourd’hui ! Je n’oublie pas les guests, qui venaient des alentours, notamment de Marseille, ni les enfants avec qui on a beaucoup tourné. Tous ont apporté leur touche personnelle et leur regard. Tout le monde m’a beaucoup enrichie parce que c’était hyper diversifié !
Avec vos mots, quel regard portez-vous sur votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?
Pour moi, le personnage de Karine est celui d’une jeune femme, d’une jeune maman extrêmement sensible, extravertie, généreuse. Elle vient d’un milieu social très populaire, elle fait allusion à son passé très lourd, très douloureux et dont elle parle encore beaucoup. Elle est impulsive, elle est dépassée par les évènements qui lui tombent dessus. Même si certains évènements arrivent à d’autres personnes, c’est tellement une éponge que c’est comme si tout lui arrivait à elle. Tout est vital pour elle parce qu’elle ressent les choses fois 10 000. Elle est transpercée.
Sa seule famille est son fils et celle qu’elle s’est créée, c’est avec le personnage de Lorie et celui de son fils. Elle serait capable de tout pour préserver ce lien. Karine est vraiment un personnage au cœur grand ouvert, c’est, pour moi, un animal sauvage et blessé. En fait, j’ai simplement essayé de lâcher-prise, en essayant de laisser parler mon corps et mes impulsions, sans rien contrôler. Je crois que c’est ce que l’on cherche tout le temps, en tant que comédien, d’autant plus quand un personnage s’y prête. C’était trop cool pour moi de travailler avec cette méthode-là.
Au moment de vous approprier ce personnage, vous étiez-vous (re)plongée dans les précédents épisodes de la série, pour mieux encore en connaitre l’atmosphère ? Ou aviez-vous préféré garder une certaine fraicheur ?
Oui, effectivement, j’ai jeté un grand coup d’œil, on va dire, aux épisodes les plus récents. Mais, pour moi, le plus important, c’était vraiment de nouer un lien avec la réalisatrice, d’écouter sa vision, ses ressentis, ses envies. C’est ce que l’on a fait avant de tourner.
Avez-vous déjà eu l’opportunité de découvrir le rendu final ?
On a la chance d’avoir une diffusion tous ensemble prochainement, pour le découvrir. Je suis hyper impatiente ! Après, c’est vrai que ça a déjà été diffusé en Belgique, je suis tombée sur quelques images mais je ne l’ai jamais vu dans son entièreté. J’espère que ça plaira au public, j’espère en fait surtout que l’on a été assez généreux dans notre travail et que ça va se ressentir.
On vous imagine, en tout cas, impatiente de connaitre les retours du public …
Oui, oui ! On espère toujours que nos personnages plaisent, qu’ils soient assez empathiques. Je crois que même si un personnage, parfois, n’est pas tout blanc ou tout noir, si on le travaille avec assez de générosité, si on essaie de comprendre pourquoi il agit de telle ou telle façon, si on fait ressentir quelque chose de fort aux téléspectateurs, si on arrive à se faire aimer par le public, alors on a tout gagné ! J’espère que notre travail sera apprécié. Toujours pareil, si les gens passent un bon moment, s’ils sont plongés dans un univers et si ça leur fait du bien, on aura là aussi tout gagné !
En complément, quels sont vos autres projets du moment ?
Je suis tout premièrement comédienne mais je m’intéresse de plus en plus à la réalisation et donc à l’écriture ainsi qu’à la production. J’ai déjà réalisé un court-métrage et on a co-écrit/coproduit avec un ami un court qui a eu de supers retours. Là, on est dans les 50 finalistes d’un festival. Donc on est sur l’écriture de la série, que l’on va développer à travers ce court-métrage. En ce moment, j’ai surtout envie que ça bouge du côté anglo-saxon et j’y travaille beaucoup. Je me fais coacher pour cela et je passe pas mal de castings en anglais. Sinon, en France, il y a une série qui va sortir sur TF1, « Les randonneuses », dans laquelle j’ai joué. Dans un tout autre domaine, j’ai aussi tourné dans un film plus indépendant d’un réalisateur israélien.
Merci, Rebecca, pour toutes vos réponses !