Koh Lanta : Christine évoque son élimination lors d'un conseil disputé juste après l'épreuve d'immunité !
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Bonjour Christine,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le feu sacré », visible chaque mardi soir sur TF1. La diffusion des images ravive-t-elle certaines émotions et certains souvenirs vécus sur place quelques mois en arrière ?
Oui, en effet, on se replonge dans l’aventure une deuxième fois, d’une autre manière quand même parce que c’est vrai que ce n’est pas évident de se voir à l’écran, de s’entendre parler. Oui, il y a des émotions, des petits moments où on a des pincements au cœur ou alors des petits fou-rires tout seul. C’est agréable quand même !
Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?
C’est que je suis vraiment fan de ce jeu d’aventure, aventure sportive et humaine. Pour moi, c’était un rêve, que je n’osais toucher au début et je me suis dit « mais attends, si vraiment tu as envie d’y aller, fais toi plaisir, tentes ta chance, il n’y a pas de raison » et c’est ce que j’ai fait.
Dès le début de l’aventure, Denis annonce à tous l’existence, cette saison, du talisman du feu sacré. Comment aviez-vous alors réagi à cette annonce ?
Au départ, tout cela était un petit peu nébuleux pour nous, c’était mystérieux, on a eu un peu de mal à voir vraiment le pouvoir de ce talisman. Au fur et à mesure, on découvrait que, oui, ça pouvait être quelque chose d’intéressant, de dangereux. Donc c’est vrai que ça fait partie de cette aventure, c’est en tout cas une grosse nouveauté sur cette saison. On l’a vu aux dépends de Nicolas sur la première fois où il l’a eu et qu’il l’a remis à Rudy, il s’est un petit peu mordu les doigts de voir qu’il l’avait donné au mérite alors que, en fait, on pouvait s’en servir différemment.
Les premiers jours d’aventure sont toujours particulièrement intenses, entre la découverte des autres, la construction de la cabane, l’acclimatation,… Comment les aviez-vous vécus ?
Au début, on est un petit peu euphorique quand même, on a envie de parler à tout le monde, surtout que l’on a eu la chance quand même, les premières 24 heures, de se retrouver tous ensemble. On ne savait pas où donner de la tête, mine de rien 20 personnes ça fait beaucoup donc on a du mal à vraiment faire connaissance avec tout le monde mais des affinités commencent à se créer quand même. C’était agréable ! Après, l’euphorie de découvrir, de devoir vite aller chercher l’eau, d’avoir aussi l’urgence de faire une cabane…l’euphorie des premiers jours ! Aussi les premières douleurs et difficultés rencontrées entre la météo, la faim,…
Quelques temps plus tard a eu lieu une recomposition des équipes, orchestrée par Rudy. Comment se sont alors passés, pour vous, les premiers jours avec vos nouveaux camarades de l’équipe jaune ?
Je n’ai pas bien vécu cette nouvelle recomposition. J’ai quand même eu la chance d’être avec Martin et Julie. On s’entendait très très bien sur l’équipe jaune, c’était le seul côté positif.
Je ne l’ai pas bien vécue parce qu’on a eu l’impression d’être sur une ile qui n’était plus la nôtre, un camp qui était géré par des étrangers pour nous au final. Parce que c’est compliqué de sortir de ses couleurs jaune et rouge initiales. Tout est tellement amplifié quand on vit 24h/24 avec les aventuriers, qu’on a rien d’autre…Donc, en fait, on crée très vite du lien et quand on nous brise comme cela de notre équipe, à nous remettre dans une autre, c’est quand même compliqué. Donc on ne s’est vraiment pas sentis chez nous en tout cas et pas acceptés, même si, en apparence, je faisais mine que tout allait bien…
Concernant l’épisode diffusé cette semaine, on l’a vu, l’équipe jaune a remporté brillamment l’épreuve de confort, ce que vous a ensuite permis de profiter pendant quelques heures d’un cadre et de conditions particulières agréables à ce stade-là de l’aventure…
Oui, c’est vrai ! Je pense que l’on était environ à 16 jours, on en avait vraiment besoin, on rêvait tous d’un confort réconfort, d’en prendre plein les yeux. Ce massage a été vraiment quelque chose d’extraordinaire, vues les conditions dans lesquelles on dormait, à même le sol bien sûr. On avait mal partout, au dos, aux os donc c’est vrai que c’était vraiment agréable. Et puis, cette alimentation, philippine en plus, était vraiment quelque chose dont on se rappellera, qui sera gravé à vie dans nos mémoires. C’était un plaisir ! Mais, par contre, il y a quand même le revers de la médaille : le retour sur le camp est quand même beaucoup plus dur. Le corps s’était habitué à ne plus manger et, donc, d’avoir beaucoup d’alimentation d’un coup, on avait l’impression de repartir comme les premiers jours, où on était dans la difficulté. Donc ce n’est pas facile à gérer en fait…
L’épreuve individuelle qui s’en suit pour désigner le détenteur du talisman n’aura pas été couronnée de succès pour vous…
Oui, oui,…Après, c’était un jeu. C’était très agréable comme partie, il fallait vraiment gérer ses nerfs, être précis. Par contre, c’est vrai que, pour les petits, c’est un jeu compliqué parce que, en fait, il y avait quand même 6 boules à monter, la perche était très grande, c’était loin. Plus on est petit, plus c’est très difficile de pouvoir monter cette pyramide. Gilles, et Laura d’ailleurs, ont vraiment assuré. C’étaient vraiment les deux plus grands de l’équipe, ce qui justifie bien leur réussite. Gilles a eu le talisman et l’a gardé pour lui d’ailleurs.
Malheureusement, votre équipe perd sur l’épreuve d’immunité. Avec le recul, selon vous, qu’est-ce qu’il a manqué ?
Je ne sais pas, c’était serré. On avant un peu d’avance au départ, lors du déballage de tous les sacs pour tirer. Après, un peu de chance, un peu de précision, les rouges ont été très bons. Comme tous les jeux que nous avons disputés entre les deux équipes, à chaque fois c’est un peu sur le fil du rasoir de toute façon. On y met tellement du cœur et de la motivation… Il faut une équipe qui perde et, malheureusement, c’était nous !
Le conseil se déroulant dans la foulée, dans quel état d’esprit êtes-vous à ce moment-là ?
Plutôt résignée ! En partant pour cette épreuve, je savais à 200% que si on perdait, mon nom serait dans l’urne.
Justement, voir son nom aussi régulièrement sur les bulletins doit certainement générer pas mal de sentiments…
Oui, on se dit que Denis va nous éteindre le flambeau, que s’en est fini. Il faut quand même toujours garder en tête d’où on vient, que d’avoir eu la chance de faire partie de ces 20 aventuriers était quelque chose d’exceptionnel. C’est déjà une première victoire, il ne faut pas l’oublier, on est quand même 38 000 au départ. Et puis, après, j’ai fait quand même 18 jours, j’ai essayé de garder la tête froide, de me dire que c’était quand même une belle aventure, même si ça ne fait jamais plaisir de partir comme cela. Mais bon, j’ai tenu physiquement, j’ai tenu sur les épreuves, sur le camp, j’ai essayé de rester positive en tout cas et de garder en tête que ce n’était qu’un jeu.
Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?
C’est l’arrivée la première fois sur l’ile, la descente du bateau, la découverte de Denis sur le jeu du parcours du combattant. C’est vrai que Denis est le personnage associé à « Koh Lanta » pour nous. De se retrouver face à lui, c’est grandiose. Aussi de faire ce premier jeu. Egalement cette récompense de confort en équipe, là, qui était mémorable. Ce sont vraiment les deux images que je garderai sur l’aventure.
A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?
Les nuits interminables et souvent très très très pluvieuses. C’est compliqué de ne pas dormir. Et, après, bien sûr, la faim, que je ne ressentais plus physiquement, même si on se sent faible. Surtout, ce sont toutes les conséquences de ne pas s’alimenter qui sont vraiment très compliquées. Ce sont deux choses qui sont difficiles à vivre sur « Koh Lanta ». Ce n’est pas l’hygiène, ni le manque de vêtements, ce sont la faim et les conditions météo. Après, on rêve des jeux donc on est contents que ce soit difficile !
Au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?
En fait, il n’y a pas grand-chose que l’on apprécie vraiment faire. On voit toujours l’autre côté, on sait que l’on ne peut pas non plus s’épuiser sur les tâches du camp, on a envie de rester performants sur les épreuves. Mais il faut trouver le juste équilibre. D’un autre côté, on n’a pas d’occupation, c’est compliqué, on n’a pas les médias, pas de téléphone, pas les proches. Donc c’est vrai que l’on a envie de s’occuper l’esprit, de s’occuper physiquement aussi. J’aimais bien aller ramasser les huitres, avec Alexandre notamment sur la première ile. Parce qu’on discutait beaucoup, c’était agréable. On allait chercher et découper du bois, on allait chercher des noix de coco, on aimait bien aller quand même se balader en forêt pour essayer de trouver une canne à sucre ou de reconnaitre les plantes. C’était agréable, c’étaient des moments où on en profitait pour discuter beaucoup avec les aventuriers.
Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt pour repartir à l’aventure ?
Exactement ! Ce ne serait pas un deuxième rêve, je n’arriverais pas à y croire, ce serait le Père Noel ! On est vraiment maso quand on a fait ça, c’est super dur, on est dans des conditions horribles et, en fait, si on nous le repropose, on signe de suite ! Cela ne s’explique pas.
Merci, Christine, pour toutes vos réponses !