Leilani Lemmet évoque sa belle actualité artistique, sur scène et à l'image !
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Bonjour Leilani,
Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !
Votre actualité artistique est double actuellement, sur scène et à l’image, nous allons y revenir. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir que cela doit être de combiner ces différents registres ?
Oui, c’est vrai ! Pouvoir varier le genre et le type d’activités est, je pense, ce que beaucoup d’acteurs et d’actrices souhaitent. Il y a le plaisir du direct, de la scène, des spectateurs que l’on entend réagir, l’instantanéité,…c’est vivifiant, c’est un grand plaisir ! En même temps, il y a le travail à l’image, le tournage, c’est un autre plaisir, différent mais qui est très fort aussi. On travaille avec une équipe, on peut refaire une scène de suite puis on fignole, on monte, …C’est aussi très stimulant. Et si on peut faire les deux, c’est l’idéal.
Plus concrètement, vous participez au Nikon Film Festival, avec le court-métrage « Le promeneur ». Pour en revenir à son origine, quelles principales raisons vous avaient incitée à tenter l’aventure, à la fois devant et derrière la caméra ?
Nous avons l’habitude, avec Jean-Thomas et Stéphane, de travailler ensemble au théâtre. L’un d’entre nous est metteur en scène également. Comme on commence à bien se connaitre, on a eu l’envie d’écrire et de réaliser ensemble parce qu’on avait un plaisir du jeu et du travail commun. En cherchant des idées, on s’est dit que ce festival était une occasion parfaite de se lancer dans la réalisation. Le format de 2 minutes 20 se prête à une petite équipe qui démarre et qui a peu de moyens, on peut trouver des idées et des détours, tout en faisant quelque chose de bien. On est partis d’inspirations cinématographiques communes, de genres de films que l’on apprécie tous les trois, d’atmosphères auxquelles nous sommes sensibles et on voulait aller vers quelque chose de très naturaliste.
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Vous évoquiez la durée courte de 2 minutes 20. Avez-vous dû faire certains choix pour respecter la contrainte ?
Oui, c’est vrai qu’elle oblige à faire des choix. L’histoire imaginée aurait pu être plus longue et plus progressive. Très vite, en écrivant dans le détail, on s’est aperçus qu’il fallait aller à l’essentiel, pour trouver comment développer la même atmosphère, les mêmes étapes dans l’histoire et les relations, les mêmes sentiments suscités mais en beaucoup plus rapide. Il a fallu raccourcir, tout en détaillent suffisamment.
Après quelques jours de visibilité, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?
On a eu des retours positifs et ils correspondent assez à ce que l’on voulait susciter chez le spectateur. Les gens ressentent ce qu’on souhaitait, ils voient les références et inspirations utilisées. D’autres ont vu le message immiscé. D’autres encore nous parlent de l’émotion ressentie. Ces retours nous font plaisir et vont dans le sens de ce que l’on voulait faire.
Voici d’ailleurs le lien pour visionner le court-métrage : https://www.festivalnikon.fr/video/2022/381
Cette première expérience vous donne-t-elle l’envie de la renouveler ?
Oui, oui, ça nous a donné l’envie de continuer, de travailler ensemble, de réécrire, de réaliser à nouveau. On ne partira pas, je pense, sur un format aussi court ni sur quelque chose de trop long. Cela nous a donné en tout cas l’envie d’écrire un court-métrage et de continuer la collaboration. Ça s’est très bien passé, on était complémentaires. La bonne entente que l’on avait au théâtre s’est confirmée. On travaille donc à créer d’autres choses.
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Plus personnellement, pensez-vous que cette expérience aussi derrière la caméra fera de vous une comédienne différente sur vos prochains tournages ?
Oui, c’est sûr que ça apporte un autre point de vue sur le travail. Changer de place fait changer les perspectives, on voit des difficultés auxquelles on n’est pas confronté quand on n’est « que » comédien. Cela enrichit le travail de la comédienne que je suis.
En complément, vous êtes en tournée théâtrale avec « Saint-Exupéry, le mystère de l’aviateur », pour encore 19 dates. Avec vos mots, comment présenteriez-vous cette pièce ?
C’est un spectacle familial qui raconte la vie de Saint-Exupéry, une vie trépidante, parsemée d’aventures et assez exceptionnelle. On s’intéresse à sa vie d’aviateur mais aussi à celle d’écrivain, au travers de ses relations personnelles avec sa femme et les gens qu’il a pu rencontrer, qui l’ont forgé, ainsi que l’impact qu’il a pu avoir sur ses lecteurs. Ce biopic est vraiment tout public, c’est à la fois drôle et émouvant, comme une comédie dramatique : il y a beaucoup d’humour et, en même temps, des choses très émouvantes.
Ce spectacle est écrit par Arthur Jugnot et Flavie Pean, la mise en scène est signée Arthur Jugnot. Les dates des représentations sont à retrouver sur le lien suivant :
https://www.theatredesbeliersparisiens.com/spectacle/saint-exupery-le-mystere-de-laviateur/
Plusieurs d’entre vous jouez plusieurs personnages, 7 vous concernant : 2 réguliers et 5 plus ponctuels. Artistiquement parlant, cela doit être un vrai exercice ?
Tout à fait ! Il faut jongler entre les personnages, on est actifs tout au long du spectacle : dès qu’on sort de scène, on se change pour un autre personnage. On passe de l’un à l’autre, c’est très stimulant, très agréable. Au niveau du jeu, c’est une gymnastique, très vite on doit changer de style, de façon de parler, d’humeur et d’interprétation. C’est vraiment le plaisir du jeu !
Un mot peut-être sur vos deux personnages principaux…Quelles sont leurs principales caractéristiques ?
Je joue la femme de Saint-Exupéry, Consuelo Suncin Sandoval, avec qui il avait une relation passionnelle. Elle venait du Salvador donc je la joue avec un accent espagnol. C’est un personnage très intéressant, ils avaient une relation complexe, très frontale et, en même temps, elle l’a beaucoup soutenu. Je joue aussi une de ses maitresses, Sylvia Hamilton, une américaine. Là, c’est un autre type de relation et un personnage complètement différent. J’ai alors un accent américain.
Il s’agit, pour vous, d’une reprise de rôle. Comment l’avez-vous appréhendée ?
J’ai regardé un peu ce que l’on peut trouver à lire sur la femme de Saint-Exupéry et sur sa maitresse, pour comprendre à quel point elles avaient été importantes dans sa vie. C’est important de le faire pour des personnes qui ont réellement existées, cela nourrit le jeu. Après, comme c’était une reprise très rapide, je n’ai pas eu le temps de me nourrir de leurs vies et de leurs parcours, comme on pourrait le faire quand on a plus de temps pour préparer un rôle. J’ai eu à peine un mois avant la première, il fallait surtout que je travaille concrètement les personnages par rapport à la mise en scène existante, le texte et les changements de costumes.
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Une tournée est aussi l’occasion de sillonner les routes et de retrouver vos camarades dans une ambiance presque de colonie de vacances…
Oui, c’est un des avantages de ce métier. Le fait de voyager dans le travail est génial, on découvre des villes dans lesquelles on ne serait peut-être jamais allé. L’énergie de troupe est démultipliée quand on passe quelques heures ensemble ailleurs, ça soude, c’est très agréable. Découvrir des théâtres, des équipes, d’autres endroits, d’autres spectateurs est une des choses que j’aime dans ce métier.
Merci, Leilani, pour toutes vos réponses !