Charlotte Ysnel nous présente son premier court-métrage en tant que réalisatrice !

Publié le par Julian STOCKY

@ Jean Louis Andrieux

 

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Dans le cadre du Nikon Film Festival 2023, votre court-métrage « 13 en-vie » est en ligne depuis quelques jours. On imagine sans doute la joie que ce doit être pour vous ?

Oui, c’est forcément un plaisir ! J’avais fait, depuis 3 ans, des courts-métrages pour ce festival mais en tant que comédienne. Déjà l’année dernière, je voulais en réaliser un mais j’avais laissé passer l’opportunité. Cette année, je ne voulais pas la louper. J’ai toujours souhaité passer derrière la caméra. Pour cela, il faut une bonne idée, sinon ça ne sert pas à grand-chose. En tout cas, j’ai eu une idée, je ne dis pas qu’elle est forcément bonne J mais je suis allée jusqu’au bout. Je me suis faite accompagner par une super équipe, avec laquelle j’avais déjà travaillé. Ils sont devenus des amis. Ce qui m’a permis d’être bien entourée.

C’est un vrai travail, il y a de la pré-production, de la post-production et, en fait, j’ai vu et appris beaucoup de choses, de l’écriture du script au découpage technique, en passant par le montage. Sans oublier la construction d’une équipe technique ou les castings. C’est un bébé qui est, à présent, dans les mains de tout le monde et j’en suis très fière. J’en profite pour remercier aussi mes deux acteurs : Lydie Misiek et Cédric Chemir.

 

@ Guillaume Ninon

 

Vos années d’expérience sur le plateau vous ont sans doute aidée derrière la caméra ?

Complètement ! Si j’en suis là, c’est très clairement grâce à mon passé de comédienne. J’ai appris à travers la figuration, un métier parfois dur mais enrichissant, j’ai joué également dans différentes publicités et séries de réalisateurs autodidactes, ce qui m’a permis d’avoir envie, de mieux comprendre et de mieux apprivoiser ce métier de réalisatrice.

Ce court-métrage est d’une durée de 2 minutes et 20 secondes. Comment faire alors pour y glisser tout ce que vous souhaitiez ?

Ce n’était pas une surprise, on connaissait la durée avant donc, en écrivant mon script, j’ai fait en sorte de la respecter. Le découpage technique m’a aidée en cela mais, malgré tout, on se retrouve un peu coincé le jour du montage. Parce qu’il y a beaucoup de rushs et qu’il faut faire une sélection. Il y a une petite frustration à la fin mais c’est la magie du montage qui permet d’y arriver.

Avec vos mots, comment pitcher « 13 en-vie » ?

C’est avant tout un thriller. Axelle et Bruno décident de faire un braquage, afin de demander une rançon, dans le but de rembourser leurs dettes. Mais, évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…Je ne peux pas en dire plus mais il est possible qu’on bascule d’un thriller vers un autre registreJ. Je voulais vraiment travailler ces deux pistes-là. Ce qui est chouette dans un Nikon, c’est que les gens ne s’attendent pas forcément à la chute. Je voulais absolument surprendre les spectateurs et qu’ils se disent « chouette, je ne l’avais pas vu venir ». C’était mon parti-pris, à priori ça fonctionne pour le moment.

 

@ Guillaume Ninon

 

Au moment de l’écriture, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Du moins, quelles principales raisons vous avaient incitée à développer l’idée d’un braquage ?

J’ai travaillé longtemps avec Xavier Séverin, qui a fait la série « Nolane », dans laquelle j’ai tourné. Il est très branché sur l’univers du thriller. A la base, je voulais moi-aussi partir sur ce registre-là et, très vite, je me suis dit que ce n’était pas moi. Je suis dans le comique, même dans mes vidéos TikTok. A partir de là, j’ai eu l’idée de travailler sur les deux thèmes. J’ai donc eu l’envie de partir sur un thriller pour basculer ensuite sur ce que je sais faire moi-même, tout simplement. C’est donc un mix des deux.

Après quelques jours de mise en ligne, quels principaux retours avez-vous déjà pu avoir ?

Beaucoup de gens m’ont dit que c’est génial, qu’ils ont pris plaisir et qu’ils n’ont pas vu venir la chute. Cela me fait plaisir car, comme je le disais, je voulais clairement que le public ne s’y attende pas du tout. Je tiens à préciser que j’ai eu beaucoup de chance de tomber sur un compositeur qui m’a fait les musiques sur mesure, Rémy Barjolin, ça met dans l’ambiance.

 

@ Guillaume Marbeck : https://www.guillaumemarbeck.com/

 

Le festival regroupe énormément de court-métrages, dans des registres divers et variés. Justement, quelles seraient les clés pour essayer de se démarquer ?

C’est dur, c’est très très dur. Il faut savoir que le record a été battu cette année, il y a, je crois, plus de 2 200 films. C’est fou, c’est un festival qui prend de plus en plus de place, bravo à Alexandre, qui a fait quelque chose de grandiose. Aujourd’hui, ce n’est pas évident de se démarquer, je n’ai pas la recette magique, clairement mais je pense que l’idée est déjà de rester dans le thème. Beaucoup, à mon sens, utilisent le chiffre 13 uniquement pour le placer, je pense que ce qui est important, c’est d’utiliser le thème plus à fond. Il faut aussi surprendre les spectateurs. Il faut bien entendu une bonne image, un bon son, un bon jeu d’acteur. C’est une enveloppe de plein de choses !

Vous êtes multi-casquettes sur ce projet, comme nous l’avons dit. A titre personnel et avec le recul, qu’en retirez-vous ?

Il y a une forme de fierté, c’est clair. J’aime bien aller au bout de mes projets, je ne lâche rien, dans tous les sens du terme, ce peut être un défaut comme une qualitéJ. Je suis fière personnellement mais aussi de toute l’équipe avec laquelle j’ai pu travailler, la fierté est globale.

 

@ Jean Louis Andrieux

 

Cette première expérience vous donne-t-elle l’envie de la renouveler ?

Beaucoup de gens me posent la question. J’en sors à peine et c’est vrai que c’est énormément de travail : la pré-production, le tournage, la post-production, la communication….Je souhaite l’envoyer dans différents festivals. Pour répondre à votre question, oui, évidemment mais pas de suite. En tout cas, si un projet me tient à cœur et si j’ai l’inspiration d’écrire quelque chose, je ferai un deuxième pas.

Pensez-vous que cette expérience de réalisatrice fera de vous une autre comédienne sur les plateaux ?

Je ne m’étais jamais posé cette question…Oui, forcément, du moins je le pense, à certains niveaux. J’ai grandi, de toute façon, au travers de cette expérience et certainement que cela m’aidera pour la suite.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

Ce serait déjà génial que l’on soit dans les 50 ! Rien que cela…Après, encore une fois, même si on n’y est pas, le travail a été fait…Derrière, ce n’est que du plusJ.

Merci, Charlotte, pour toutes vos réponses !

Le court-métrage est à retrouver sur le lien suivant : https://www.festivalnikon.fr/video/2022/777

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Publié dans Télévision

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