France 2 / Le code : Catherine Demaiffe évoque la deuxième saison de cette série à succès !
Bonjour Catherine,
Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !
La saison 2 de la série « Le code » sera diffusée sur France 2, à partir du 4 janvier prochain. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir que cela a été pour vous de retrouver l’équipe ?
Oui, oui, bien sûr ! D’autant plus que c’est surprenant, pour chacun d’entre nous, d’observer les nombreuses similitudes de caractère entre les personnages et la personnalité des acteurs qui les incarnent. C’est-à-dire que l’on est tous quand même assez proches de nos personnages. Autant nos caractères en tant qu’individus sont proches de ceux de nos personnages, autant l’amitié qui nous lie et qui lie les personnages a été immédiate et très forte. C’est vraiment une équipe exceptionnelle pour cela !
La saison 1 avait connu un franc et chouette succès. Cela vous avait sans doute fait particulièrement chaud au cœur ?
C’est toujours agréable de voir que les gens sont là, sont au rendez-vous. On suppose, du coup, qu’ils s’attachent à nos personnages et, le cas échéant, ça signifie que, d’une manière ou d’une autre, ils se sentent proches d’eux. Donc on se dit que l’objectif est atteint, quand on peut créer une proximité comme cela avec les gens et que, en plus, il y a un désir de saison 2. J’espère qu’elle sera à la hauteur des attentes du public mais je sais déjà qu’elle le sera, je pense même qu’elle va les dépasserJ.
D’ailleurs, quels principaux mots aviez-vous pu recevoir des téléspectateurs ?
Principalement, c’est l’écriture, d’abord, qui est quand même très aboutie, très fouillée. Il faut savoir que les auteurs font vraiment un travail de documentation très pointu sur l’univers judiciaire français. Tout cela est vraiment le plus possible fidèle à la réalité. Ils travaillent en concertation avec des professionnels du barreau, du coup c’est très très bien écrit. Par ailleurs, la série brasse des profils de personnages qui sont assez différents. Je pense particulièrement au fait qu’Idriss soit d’origine africaine, je trouve cela super que ce soit mis en avant. Je trouve super que le personnage magnifiquement joué par Naidra soit magrébin. Les séries bougent à ce niveau-là, c’est trop cool que l’on mette en avant ces minorités qu’on appelle « invisibilisées ». Je pense que c’est aussi quelque chose qui a séduit les téléspectateurs, que l’on ne soit plus dans les prototypes habituels de héros.
En tout cas, ce doit être particulièrement plaisant de jouer dans une série où des thèmes aussi forts sont abordés ?
Oui, en plus ces sujets forts sont traités avec beaucoup de subtilité, beaucoup de sensibilité, sans caricature. Cela fait partie aussi des retours de téléspectateurs que j’ai eus. Il y a aussi la qualité de l’image, la qualité du jeu, la qualité des décors. Oui, il y a quand même un soin particulier apporté à cette série sur tous ces plans-là qui, au final, est payant. C’est vraiment un travail collectif !
Vous y interprétez le personnage d’Elodie Nedelec. Avec vos mots, comment la caractérisez-vous ?
Elodie est un peu le fusible du cabinet d’avocats, c’est elle qui désamorce un peu les conflits, elle a le recul, par rapport à tous ces personnages qui sont tellement investis dans leur mission d’avocats, nécessaire parfois pour désamorcer des situations de tension entre les uns et les autres. Elle a beaucoup d’humour. Je pense que c’est un peu le petit clown du cabinet, c’est la femme qui fait du bien, qui détend tout le monde. En même temps, si elle le fait, c’est qu’elle a une grande conscience des enjeux, de ce qui se passe et c’est une façon pour elle d’assumer ses responsabilités de secrétaire au sein du cabinet. Fonction qui pourrait paraitre peut-être moins importante que celle d’un avocat mais la manière qu’elle a de l’endosser, justement en faisant preuve de cet humour pour faire passer, par la déconne, sa grande rigueur et sa grande conscience professionnelle, fait d’elle un personnage très important au sein du cabinet.
Sans tout en dévoiler, que va-t-il justement lui arriver dans cette nouvelle saison ?
Je dirais simplement qu’Idriss et Elodie se sont rencontrés, en première saison, et qu’il l’a tirée d’un mauvais pas. Depuis, ce n’est pas qu’elle se sent redevable vis-à-vis de lui mais elle l’admire et elle a envie de le soutenir et de pouvoir lui rendre, à un moment, la monnaie de sa pièce, même si lui ne le revendique pas spécifiquement. Quand la fille d’Idriss a tous ses problèmes, elle est heureuse d’être là pour pouvoir l’aider. Je dirais que ça va continuer en saison 2…Elodie va continuer d’être d’une grande aide et d’un grand secours pour Idriss et pour sa fille.
A titre personnel, avez-vous déjà eu l’occasion de découvrir le rendu final ? Ou allez-vous le voir, comme tous les téléspectateurs, à partir de début janvier ?
Non, je n’ai pas encore pu le découvrir, je n’étais pas aux projections parce que j’étais en tournage à Montpellier. J’ai vu simplement la bande-annonce. Je sais, en revanche, par mes camarades qu’ils sont super contents du rendu des épisodes qu’ils ont vus, de l’image, de la mise en scène, du jeu, du rythme…La chaine l’est également.
Sans doute avez-vous hâte de découvrir aussi les réactions des téléspectateurs ?
Bien sûr ! On est tous dans les starting-blocks, on décompte les jours jusqu’au 4 janvier et on espère à fond qu’il y ait une saison 3. On adore ce projet, il fait sens, il concerne tout le monde, chacun peut être amené, un jour, à avoir besoin d’un avocat pour une quelconque histoire. Donc c’est une série qui est très prenante, dans laquelle on se sent vachement investis. En plus, on s’entend tous super bien donc on attend la diffusion avec impatience. Mais on est sûrs qu’il y aura une saison 3 car on est sûrs que ça va plaire, ce n’est pas possible autrementJ.
En complément, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?
Je viens de terminer un épisode de « Tandem », où je faisais le guest principal. Le 8 mars prochain va être édité mon premier livre, le premier que j’ai écrit, c’est un roman qui s’appelle « Jusqu’au lever du jour ». J’en suis tout à fait comblée. En décembre 2023, je ferai ma première mise en scène au théâtre, à Bruxelles, c’est une adaptation que j’ai écrite moi-même du journal d’une jeune juive morte en déportation.
Merci, Catherine, pour toutes vos réponses !