Demain Nous Appartient : Dounia Coesens évoque son arrivée dans la série quotidienne à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

©TelSete/TF1

 

Bonjour Dounia,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous avez rejoint le casting de la série quotidienne de TF1 « Demain Nous Appartient ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, tout à fait ! C’est vrai que le personnage me plaisait. Je connais ce que peut être une quotidienne, j’avais croisé en festival les comédiens de la série, j’avais bien senti l’ambiance et l’énergie de groupe qu’il pouvait y avoir. Je savais que, au niveau des réalisateurs et des techniciens, j’allais retrouver un peu les mêmes que sur « Plus Belle La Vie ». Je m’étais dit que ce serait chouette. En plus, ils m’ont vraiment très bien accueillie donc j’ai vraiment senti que j’étais tout de suite admise dans cette troupe. J’aime bien travailler comme cela, je pars du principe que, sur un plateau, on est vraiment une équipe, on travaille tous ensemble pour arriver à quelque chose. Dans ces quotidiennes-là, par manque parfois de temps parce que l’on va très très vite, on est vraiment une team, on s’entraide tous. J’ai retrouvé cela là-bas aussi donc je suis très heureuse d’avoir intégré cette série, oui.

Vous y interprétez le personnage de Romy Saeed, dont on a beaucoup entendu parler depuis quelques jours dans la série mais qui n’est apparu à l’image qu’un peu plus tard. En quelques mots, dans quelles circonstances arrive-t-elle ?

Romy est recherchée parce qu’elle a disparu. On l’a découverte vendredi pour la première fois. Elle se cache, elle ne veut pas forcément être retrouvée par son mari, ils ont une relation très compliquée ensemble. Elle a envie de fuir sa vie, de trouver de meilleures conditions. Elle a un fils, adolescent, qu’elle a hâte de retrouver parce qu’elle n’a plus de contact avec lui depuis qu’elle se cache. Le reste de l’intrigue va ensuite être dévoilée à l’image…

 

©TelSete/TF1

 

Au moment de rejoindre le plateau, vous étiez-vous plongée dans les diffusions du moment pour vous imprégner un peu plus encore de l’ambiance artistique et de l’atmosphère du programme ?

J’ai quand même regardé quelques épisodes, effectivement, pour voir l’ambiance que ça pouvait être et les partenaires avec lesquels j’allais jouer. Mais quand je travaille un personnage, je ne me dis pas que je vais le travailler différemment selon le programme, je voulais vraiment le travailler comme j’aurais travaillé sur n’importe quel autre projet de fiction où on reste dans le réalisme. Romy arrive avec un passé très chargé, c’est quand même un personnage assez dur à défendre pour moi. J’ai dû me projeter dans ce que c’est que d’être maman, maman d’un adolescent, aussi dans ce que c’est que d’être sous l’influence de son mari. Donc j’ai vraiment travaillé la psychologie du personnage avant d’arriver, sans forcément me dire que j’allais correspondre à un univers en particulier. J’ai juste regardé comment étaient les personnages avec qui j’allais jouer, comment j’allais interagir avec eux suivant leurs caractères et ce qu’amènent les comédiens, mais c’est tout. C’était surtout pour m’imprégner des personnages que Romy est censée connaitre, notamment Karim.

En complément des indications du scénario et de celles du réalisateur sur le plateau, avez-vous eu des sources supplémentaires d’inspiration pour Romy ?

Maintenant, je travaille assez en amont avec un coach qui est là pour me donner la réplique et pour m’aider à aller chercher des choses. Surtout, Romy est quand même quelqu’un qui est très loin de moi, elle n’a jamais eu son indépendance. Donc je suis allée piocher dans ce que je connais autour de moi, j’ai aussi appelée des femmes qui sont mamans d’adolescents. Romy est maman d’un ado, il fallait vraiment que je me dise que j’avais élevé ce jeune homme pendant 16 ans. Sauf que je ne sais pas ce que c’est donc j’en ai parlé avec Cécilia Hornus, qui a de grands enfants. J’ai essayé de comprendre vraiment ce que c’est que d’être maman d’un ado. Egalement, j’ai travaillé son passif, je me suis renseignée auprès de femmes qui n’arrivent pas à se libérer de la prison qu’elles peuvent subir au foyer. Je me suis inspirée de cela dans sa manière de demander les choses, de supplier, de dire oui, de s’imposer. C’est quelqu’un qui a toujours vécu dans la peur, ce que je ne connais pas donc je suis allée chercher de l’inspiration chez les amis et les proches.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est particulièrement intense. On imagine que votre précédente expérience sur « Plus Belle La Vie » notamment a dû vous aider en ce sens ?

Oui, effectivement, je sais comment ça marche, je connais la machine et c’est vrai qu’on peut être vite perdu quand on arrive, en étant cross-bordé sur 45 épisodes. On peut tourner l’épisode 40 et la scène d’après peut appartenir à l’épisode 80, alors que beaucoup de choses, dans la série, se sont passées entre temps. Le fait de faire une scène en 20 minutes, je sais ce que c’est, je suis rôdée à l’exercice donc c’est vrai que ça m’aide, j’en ai bien conscience. Après, comme ça fait quand même 8 ans que je suis partie de « Plus Belle La Vie », j’ai quand même eu un stress. Comme maintenant, sur les tournages, j’ai plus le temps de laisser la place au jeu, là, je voulais tellement arriver à faire quelque chose avec Romy que j’avais peur de ne pas être bonne tout de suite, de laisser passer des scènes en étant à côté. Alors, je sais que toutes les scènes ne peuvent pas être pleinement réussies, c’est comme ça, on en fait 10 par jour. Avec le travail que j’ai fait sur elle, j’avais peur de ne pas arriver à le retranscrire par manque de temps. Donc ça m’a rajouté un stress supplémentaire, même si je connais, je l’ai dit, la machine. Justement parce que je la connais, j’étais un peu angoissée de cela. Mais bon, ça s’est bien passé et j’espère que ça plaira, on verra bien.

Plus globalement, le cadre de tournage est particulièrement agréable, donnant de très belles images…

Oui, carrément ! Effectivement, quand j’ai regardé la série avant de venir, je me suis dit que l’image était très belle, qu’il y avait une belle réalisation. C’est chouette de tourner dans le sud, on a une belle lumière, on ne va pas se le cacher. Je suis contente de ce que j’ai vu en termes de lumière et d’image. L’intrigue du « Cluedo » va arriver, autour d’un meurtre dans laquelle plein de personnages principaux vont être suspectés et, pour en avoir vu quelques images dans le manoir, j’ai trouvé cela très beau esthétiquement. Donc c’est chouette, j’espère que ça plaira.

 

©TelSete/TF1

 

Sans doute avez-vous hâte de découvrir les premiers retours des téléspectateurs ?

C’est une source d’angoisse aussi de se demander si le personnage va plaire, si les fans de la série vont l’apprécier. J’espère qu’il va être bien accueilli. N’ayant pas vu les images, j’ai envie de voir le travail fait sur le plateau, j’espère que ça rendra bien, que le public va aimer aussi et va s’attacher au personnage. Je croise les doigts en tout cas, on verra bien.

D’ailleurs, on pourra vous retrouver aussi vendredi prochain dans l’émission diffusée après la fin de la série « Plus Belle La Vie ». Quels principaux souvenirs gardez-vous de vos années de tournage sur ce qui a été le premier feuilleton quotidien créé en France ?

C’est vrai, on était un peu précurseurs…J’en ai des tonnes. Ce que je retiens, c’est mon arrivée à 15 ans. Je ne connaissais que très peu les tournages et de voir toute cette machine, ces décors - on m’a donné dès le départ des choses très difficiles à jouer -, ça m’a marqué. C’était une deuxième famille, qui a pris soin de moi de suite. D’un seul coup, les audiences se sont envolées, je me souviens d’un tableau où on les notait, ça montait, ça montait, l’engouement des gens grandissait. Tout cela a été une expérience formidable, ça m’a appris plein de choses sur la vie en tant que femme, sur le métier aussi. Donc je garde ça, je garde aussi tout ce que ça a pu m’apprendre de technique. On ne se rend pas compte, en plus du jeu et de l’interprétation, il y a aussi tout l’aspect des raccords, de refaire les mêmes mouvements à chaque prise. J’ai intégré cela très vite, j’ai beaucoup appris. C’était une expérience humaine incroyable, c’était une troupe, il y avait un vrai amour entre nous. D’ailleurs, c’est marrant, je remarque la bienveillance que l’on a les uns envers les autres en tant que comédiens de « Plus Belle La Vie ». C’est rare dans notre métier de se soutenir autant, de s’aimer autant. Récemment, j’ai croisé en casting Pauline Bression et, en fait, on était hyper contentes, à espérer chacune que l’autre l’aurait. On a ce côté troupe, avec l’envie qu’il arrive de belles choses aux autres, avec qui on a lié de fortes amitiés pendant tant d’années. Donc c’est cela que je garde vraiment aussi. Après, j’ai des milliards de souvenirs sur le plateau mais je retiens avant tout ce côté team.

Pour finir, quels sont vos autres projets et actualités à venir ?

Je serai sur DNA jusqu’à normalement fin janvier, avant d’enchainer par « La doc et le véto », épisode 5. On en fera surement un sixième dans l’année également et je suis en pourparlers pour un autre tournage avec France Télévisions en avril. Je suis aussi en répétitions pour une pièce de théâtre l’année prochaine mais je ne suis pas sûre de pouvoir la jouer, ça dépendra des tournages.

Merci, Dounia, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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