France 2 / Maman, ne me laisse pas m'endormir : Louna Espinosa nous parle de son personnage dans ce programme poignant !
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Bonjour Louna,
Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !
On se retrouve au Festival 2022 de la Fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre « Maman, ne me laisse pas m’endormir », qui sera prochainement diffusé sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici ?
Oui, je suis très contente ! J’étais déjà venue une fois, mais il y a longtemps donc je suis hyper contente d’être ici, encore plus pour un aussi beau projet. C’est vrai que c’est une histoire qui est très belle, très touchante et, surtout, qui défend quelque chose de très important, dont on ne parle pas souvent. Evidemment, c’est très émouvant et je suis très contente de faire partie d’un aussi beau projet. Voilà, c’est quelque chose qui a une importance, c’est une histoire que va raisonner j’espère et qui est là aussi pour suivre son chemin de film évidemment mais aussi pour donner une importance à ce sujet-là afin, peut-être, de bouger les choses pour au moins certaines personnes. On l’espère, en tout cas.
C’est vrai que ça fait partie de l’ADN mais aussi de l’envie du service public de mettre en avant ces sujets là en prime, pour sensibiliser, pour alerter les jeunes mais aussi les parents…
Oui, c’est ça ! Je pense que c’est une sorte de prévention. A la fois pour un adolescent qui pourrait carrément s’identifier et se dire « je prends un petit truc, ça me fait planer, c’est cool, il n’y a pas de répercutions », alors qu’il y en a…et pour des parents aussi qui seraient dans une sortie de dénie. Je ne suis pas maman mais j’imagine que, finalement, on ne veut pas voir cela et que c’est très difficile de le voir aussi, qu’il y a une sorte de manipulation autour de tout cela. Quand on a en face quelqu’un d’addict, je pense qu’un addict sait pertinemment comment faire croire qu’il ne se passe rien donc c’est aussi un peu l’enjeu du film.
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A titre personnel, quelles motivations vous avaient donné l’envie de rejoindre ce projet ?
Je pense pour l’histoire, déjà et pour le fait aussi que ce soit un rôle plutôt léger mais qui a son importance finalement, qui existe différemment dans la réalité mais qui existe aussi. Ça m’a tenté tout de suite de faire partie de cette aventure pour toutes les raisons que l’on a évoquées avant mais aussi parce que je trouvais que c’était un joli rôle.
Justement, au moment d’appréhender ce rôle, vous êtes-vous renseignée pour mieux connaitre le sujet ?
C’est vrai que la production était plutôt dans quelque chose où il ne fallait pas trop se renseigner, où il fallait connaitre au moins les grandes lignes, savoir de quoi on parle. Mais il fallait avoir cette espèce d’innocence. En fait, les personnages ne savent pas à quoi ils vont se confronter, ce n’est pas un sujet, à part pour le père biologique de Joseph, auquel on s’attend. Personne ne s’attend à cela, personne ne sait comment le gérer donc c’est vrai que trop s’informer, ça aurait été en savoir trop par rapport au personnage. Après, évidemment, elle nous avait envoyé un reportage sur les addictions et on savait les répercutions que ça avait, l’importance que ça avait, notamment aux Etats-Unis. Et on avait regardé ce documentaire-là mais on n’avait pas cherché non plus à en savoir trop, de peur à ce que ça dénature un peu les rôles finalement.
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Justement, avec vos mots, quelles sont les principales caractéristiques que vous aimez ressortir de votre personnage ?
Je dirais qu’elle a du caractère, je dirais que c’est quelqu’un de solaire, qui a les pieds sur terre, voilà. Je pense que c’est quelqu’un de très bienveillant, je pense que ça se ressent : il fait des conneries, sur le moment c’est grave, forcément mais le pardon est là parce que, encore une fois, c’est une addiction. Je dirais que ce qui ressort principalement, c’est la bienveillance.
Vous avez assisté à la projection ce jour. Ressort-on totalement indemne après une telle diffusion ?
Non ! C’est vrai que l’on ne ressort pas indemne. Je ne l’avais pas vu, ça m’a d’autant plus marquée pour le coup. C’est vrai que, sur un tournage, on ne se rend pas forcément compte. Tout est tourné dans le désordre. Je n’étais pas souvent là sur le plateau aussi. Voir, tout à coup, le puzzle assemblé m’a bouleversée, j’ai été bouleversée de voir un peu l’aboutissement de ce projet dont on avait beaucoup parlé, et surtout de voir que c’était aussi poignant, aussi vrai…ça m’a beaucoup touchée.
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On vous imagine impatiente de découvrir les retours, du coup, des téléspectateurs ?
Bien sûr ! Je pense que l’on a un peu tous hâte de voir comment le film va être reçu. Mais je pense que le plus important à retenir là-dedans, c’est que ça a été une réussite pour nous. Je pense que tout le monde s’est dit que l’on a fait le film que l’on voulait faire. Je pense que c’est ça le plus important pour l’instant. Après, la réussite du film, ça on ne peut jamais savoir. Ce serait bien que ça ait un impact pour que ça change au moins un petit peu. Mais on ne peut pas savoir, on lui souhaite en tout cas à ce film.
Pour terminer, quels sont vos autres projets du moment ?
J’ai trois autres films qui viennent de sortir au cinéma, un film d’auteur qui s’appelle « Des feux dans la nuit », un film qui est sorti hier « Canailles » et j’ai un film sorti il y a une semaine dans lequel j’ai le rôle principal, c’est le dernier film de Franck Dubosc, qui parle d’un lien entre une fille et son père qui l’a abandonnée pratiquement au berceau. C’est un peu leurs retrouvailles, leur reconstruction de père et fille.
Merci, Louna, pour toutes vos réponses !