France 2 / Les histoires d'Anouk : Noémie Chicheportiche nous raconte ce chouette tournage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Noémie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve au Festival 2002 de la fiction TV à La Rochelle, où vous venez présenter « Les histoires d’Anouk », programme prochainement diffusé sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici ?

On est très heureux, oui parce que c’est un film qui n’a pas un énorme budget, que l’on a fait avec peu de temps mais énormément d’amour et d’alchimie. Vraiment, il s’est passé quelque chose d’assez fort sur ce tournage, tout le monde était très heureux d’être là et avait envie de donner le meilleur de soi-même. Donc, oui, on est très heureux, on va découvrir le film ici en plus, Bérengère et moi, ainsi que l’équipe ne l’avons pas encore vu. Donc il y a un petit mélange d’appréhension, de stress, de joie, d’émotion, ce sont plein de sentiments qui se mélangent mais, oui, on est très heureux.

Si on revient quelques temps en arrière, à l’origine pour vous de cette aventure, qu’est-ce qui vous a plu, sans doute dès la lecture du scénario ?

Le scénario. En fait, il est tiré d’un roman de Marion Michau que je ne connaissais pas, ni Marion, ni le roman. En fait, je ne l’ai su que plus tard. Mais, en lisant le scénario, j’ai adoré les dialogues, j’ai adoré les personnages, j’ai adoré la profondeur des personnages également, j’ai adoré l’humour, j’ai adoré le rythme, j’ai adoré beaucoup de choses en fait. C’est assez rare de lire des choses qui donnent vraiment envie à ce point. Donc j’ai beaucoup travaillé parce que j’ai passé un casting donc il fallait que j’arrive à convaincre Jacques. Et puis, ça l’a fait et j’étais vraiment très très heureuse quand j’ai su que j’allais faire ce projet. Parce que c’est un personnage qui m’a touchée, qui m’a parlé, j’ai quelques points communs avec elle, c’est quelqu’un qui contrôle beaucoup, qui a du mal à lâcher prise, qui aime bien être dans le contrôle, qui ne délègue pas de peur que ça soit moins bien. Voilà, elle me touche beaucoup.

 

 

Au moment de vous approprier ce personnage, aviez-vous tout de même lu le roman en amont ?

Non, je n’ai pas voulu lire le livre parce que je n’avais pas envie de me « polluer », je voulais vraiment me fixer sur le scénario. D’autant plus qu’avec Marion, on a vraiment travaillé des sous-couches de Coca. Alors, est-ce que ces éléments sont dans le livre ou pas, je n’en sais rien et je n’en suis pas sûre parce que l’on a vraiment créé le passé de leur amitié avec Anouk, de mon histoire avec Jérôme, de mon histoire personnelle avec ma famille, même mes parents…Donc on a essayé de nourrir Coca pour qu’elle ait de l’épaisseur. Elle en avait déjà, bien sûr mais c’était pour la rendre la plus riche possible émotionnellement.

Je n’ai pas encore lu « I love » mais Marion, à la fin du tournage, m’a offert son nouveau roman qui s’appelle « Valsez, regrets ». J’ai retrouvé complètement l’univers des « Histoires d’Anouk », c’est-à-dire que c’est frais, c’est drôle, c’est rythmé, en même temps il y a toujours des petites scènes qui arrivent à t’émouvoir, elle est trop forte. Voilà, « Valsez, regrets », je vous le conseille fortement.

Pour en revenir au tournage, les lieux de travail et le cadre sont très agréables…

On était très heureux de tourner à Barcelone, on a commencé par cela, ce qui était super parce que, avec Bérengère on ne se connaissait pas du tout. On s’était vues en essais, en lecture très rapidement mais on ne se connaissait pas encore vraiment bien. Donc, forcément, d’être à l’étranger pendant quelques jours, ça a permis vraiment de créer un lien fort entre nous. On a diné toutes les deux le premier soir, on a dit à l’équipe que ce n’était pas contre elle mais on avait besoin d’un petit moment pour essayer de créer cette amitié, on a eu une soirée pour essayer de rendre crédible 25 ans d’amitié. Voilà, on a essayé de se connaitre comme cela. Mais ce qui est assez drôle avec Barcelone, c’est qu’on est partis pour faire des scènes à la plage, pour avoir le soleil mais c’était Dunkerque ! C’est-à-dire qu’on a eu une belle journée en arrivant et, ensuite, il a plu à torrent, il a fait froid. Le jour où on tourne la scène à la plage, on avait des couettes, des doudounes et des thés chauds, toutes tremblantes, ça n’avait aucun sens. Mais voilà, disons que ça a rendu le tournage à Barcelone un peu plus stylé en même temps, un peu plus mémorable on va dire.

 

 

Ce duo avec Bérengère, à l’image, montre une vraie osmose et on imagine que cela a été un plaisir pour vous de travailler ensemble ?

Franchement, c’est plus qu’un plaisir. C’est-à-dire qu’on fait des projets où on arrive à être en osmose avec les gens, où on a le même univers, le même sens du rythme mais c’est rare que l’on ait tout à la fois. Là, avec Bérengère, évidemment il y avait une petite appréhension car on devait jouer deux amies d’enfance et j’espérais déjà que l’on s’entende bien. En fait, c’est au-delà de cela. Déjà, c’est une partenaire de rêve qui rebondit sur toutes les idées, qui rebondit sur l’improvisation, ce qui est mon cas aussi. On n’a pas exactement la même façon de travailler mais on ne se juge pas, on ne se pollue pas, on laisse l’autre poser les questions qu’elle veut, chacun a vraiment son espace. On était en soutien total parce qu’il y avait des journées qui étaient très longues, intenses et j’ai toujours senti sa bienveillance et son soutien. Surtout, il y a eu une connexion qui est assez dingue, où sur les scènes d’émotion, quand elle était émue, je la regardais et j’étais émue avec elle. Comme dans la vie, quand on voit une amie qui ne va pas bien, qu’on a envie de la prendre dans ses bras et qu’on pleure avec elle. Ça nous a un peu perturbées, on s’est dit que c’était fou quand même, on ne se connait pas et il se passe un truc assez fort. Donc, oui, c’est une vraie vraie chance, je suis vraiment très très heureuse d’avoir travaillé avec Bérengère et je pense que l’on fera d’autres choses ensemble.

En tout cas, on vous imagine impatiente de proposer le programme au public et curieuse de découvrir les retours des gens ?

On est très curieuses de découvrir le résultat, on est ravies de vivre cela tous ensemble parce que toute l’équipe est là. On est évidemment avec les réalisateurs et les autres comédiens du film. Donc c’est une petite aventure que l’on va vivre ensemble. Et oui, c’est toujours intéressant de vivre une projection parce que ça prépare, ça ne triche pas forcément. Est-ce que l’on va avoir des rires ? des silences pendant les scènes d’émotion, avec une écoute particulière ? Je pense que l’on va sentir assez vite si les gens sont embarqués par notre histoire mais j’espère parce que nous avons vraiment vécu un tournage magnifique.

Merci, Noémie, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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