Plus Belle La Vie : Interview croisée avec Tim Rousseau et Florian Lesieur, qui interprètent les personnages de Killian et de Noé !
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Bonjour Tim, bonjour Florian,
Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !
Vous avez tous les deux rejoint la grande et belle famille de « Plus Belle La Vie » il y a quelques mois maintenant. On imagine le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de faire partie de cette belle aventure ?
Florian : Oui, complètement, à fond ! Parce qu’on sait tous que c’est l’une des séries les plus regardées de France. J’ai découvert, en jouant dans « Plus Belle La Vie » que c’était une formation de folie et que le fait qu’il y a un rythme hyper intense me forge vachement. Je suis très content d’avoir rejoint la grande famille « Plus Belle La Vie ». C’est vraiment cool !
Tim : Bien évidemment, cela va de soi ! On ne peut pas le nier, ça nous a changé la vie à tous les deux. A ce stade-là, oui, ça nous a apporté beaucoup de joie, beaucoup de très bonnes choses, beaucoup de confiance, beaucoup d’expérience.
Avec vos propres mots, comment caractérisez-vous chacun votre personnage ?
Tim : Je dirais que Killian est chevelu J (la blague est validée), très impulsif pour les choses qui lui tiennent à cœur, surtout la famille (sa sœur ou sa mère). Ensuite, il est bien évidemment assez drôle, on ne va pas se le cacher, ou du moins j’essaie de le faire paraitre. Dans la série, de base, comment il est écrit, il n’est pas censé être très très drôle, c’est plutôt moi pour le coup qui ait amené cette touche d’humour et qui ait essayé d’amener un dérivé du personnage. De base, il était vraiment censé être un voyou….Sinon, la bonne humeur, la joie, il est vraiment border avec la ligne de l’énervement on va dire. Il peut très vite devenir colérique.
Florian : Noé, je dirais que, au premier abord, c’est un mec assez timide, même très timide. Il est vachement protégé par sa maman et son papa, du coup il est dans une sorte de cocon où il est vachement poli, vachement réservé et timide. Sauf qu’il y a certaines personnes avec lesquelles il se sent vraiment à l’aise, comme avec Killian justement, où, du coup, je trouve qu’il a un côté vachement drôle, assez taquin et vachement colérique aussi. Mais colérique différemment de Killian, ce n’est pas un mec qui va aller brûler un bar ou frapper quelqu’un mais c’est quelqu’un qui va être très désagréable. On l’a vu dans certaines scènes avec Lola, où je n’ai jamais été aussi désagréable de ma vie, où des paroles impensables sont sorties de la bouche de Noé. Donc je dirais qu’il est vachement colérique sur les bords, il faut juste apprendre à le connaitre, c’est un mec très sympathique, assez romantique aussi, vu qu’il a eu quand même deux copines depuis le début, des histoires assez belles, surtout avec Lola. Je dirais que c’est aussi un mec assez mature, qui dirige souvent Killian, même si, de base, dans le script, c’était censé être l’inverse, c’était moi qui étais censé admirer Killian.
Pour l’interprétation de votre personnage, avez-vous ou avez-vous eu chacun des sources particulières d’inspiration ?
Florian : Je ne pense pas que j’ai une source d’inspiration précise, juste j’essaie de prendre le maximum de choses de gens que j’admire. Par exemple, même ça m’arrive de prendre des mimiques ou des répliques de Tim ou de Marie, tout comme ça pourrait être de Di Caprio que je vois dans « Shutter Island ». Vraiment, ça varie, je me m’imprègne pas d’un mec ou d’une idole mais plutôt de chaque petite fonction qui pourrait enrichir mon jeu d’acteur.
Tim : Moi, je pense que je pars un petit peu sur la même base que lui mais, avant tout, je m’inspire de qui je suis moi dans la vraie vie et j’essaie de faire ressortir mes côtés les plus rigolos, mes petites mimiques où on peut vite s’attacher à cela. Elles font sourire, sont reconnaissables de mon personnage et je m’inspire de cela avant tout. J’aime bien aussi, dans la série « Soda », Slimane, ah je kiffe, j’admire vraiment son jeu, ce mec est assez incroyable, il me fait beaucoup rire.
Quelques mois en arrière, avant de rejoindre pour la première fois le plateau, vous étiez-vous plongés ou replongés dans les épisodes en cours de diffusion pour pleinement vous imprégner de l’atmosphère, de l’ambiance artistique ?
Florian : Je pense que ça s’est vu…non ! On voit bien sur mes premières séquences que non. Je crois que j’avais regardé les huit épisodes qui précédaient mon apparition, je n’étais pas au courant de l’intrigue et, ensuite, quand je m’y suis mis, j’ai plutôt bien aimé et j’ai continué à regarder. Mais, du coup, quand je suis arrivé sur le plateau, je n’étais pas encore imprégné du tout du style de « Plus Belle La Vie ».
Tim : Moi, je pense que je ne me suis pas non plus vraiment inspiré du style de « Plus Belle La Vie » mais on a essayé, plus ou moins tous les jeunes, d’apporter notre touche de fraicheur parce que c’est comme ça qu’on a vendu les rôles, on nous a dit que « vous êtes des ados, vous allez faire une vague de fraicheur, il faut rajeunir un peu le côté des viewers ». On s’est dit que l’on n’allait pas tant s’inspirer de « Plus Belle La Vie », je ne vais pas cracher sur le mode mais ce n’est pas un mode, à la télé, que je regarde. Mais, du coup, on essaie d’y apporter, à notre façon, quelque chose de nouveau. Pour l’instant, ça plait j’ai l’impression, ça ne dérange pas grand monde donc c’est cool.
Même si ce n’est jamais un exercice très facile, regardez-vous le rendu final pour capitaliser les points forts et les axes d’amélioration ?
Florian : Bien sûr, bien sûr, complètement !
Tim : Oh ben oui. Au début, c’est difficile de se regarder parce que ça fait bizarre mais, après, on se rend compte que l’on en a besoin, tout simplement, pour avancer, pour essayer d’être toujours en recherche, pour travailler, pour avoir un regard sur soi, un petit peu de recul, sinon on ne se rend pas compte.
Florian : Et puis, même, à des moments, c’est aussi pour se flatter. Il y a des séquences où les gens ne se rendent pas compte mais, moi, quand je regarde les séquences que je fais, je vois directement chaque défaut ou truc qui ne va pas dans ce que je fais. Une scène qui peut paraitre très bien aux yeux des gens va vraiment paraitre horrible pour moi parce que je vais m’attarder sur un truc qui va vraiment me déranger. Du coup, il y en a peu mais il y a des scènes qui sont parfaites à mes yeux, où, quand je les regarde, je peux les regarder trois, quatre, cinq, six fois, je me dis « ça, c’est dingue », je me dis « mec, tu as réussi à faire ça et c’est cool ». Généralement, je les poste en stories…
Tim : La même chose, carrément !
On voit de nombreuses séquences à l’antenne où vous êtes tous les deux ensemble. On peut imaginer, on le ressent déjà depuis le début de cette interview, que cette belle complicité que vous avez à l’image se retrouve aussi en dehors du tournage et du plateau ?
Florian : Carrément ! La preuve, je suis en train de manger des burgers chez lui…
Tim : C’est un très très bon ami !
Florian : On s’entend très bien. D’ailleurs, on va partir ensemble surement deux à trois mois au Costa Rica l’année prochaine. On a plein de projets en commun, on fait de la musique aussi à côté et on se rejoint beaucoup sur nos ambitions à travers le cinéma et le théâtre. Donc ça nous rapproche vachement !
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On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est plutôt soutenu, le nombre de minutes utiles à défendre au quotidien est élevé. Justement, est-ce que, au fur et à mesure de ces mois d’expérience, vous peaufinez votre méthodologie de travail ?
Tim : Pour ma part, il faut savoir que, au début, j’étais un petit branleur qui n’apprenait pas vraiment ses textes, j’y allais plutôt en improvisation. J’ai vite compris que ça ne collait pas vraiment avec le système « Plus Belle La Vie ». Ma méthode ne marchait pas, j’ai donc remis cela en question, je m’y suis pris par d’autres moyens, maintenant je relis quand même mes textes mais j’essaie toujours toujours toujours de chercher, je suis toujours en recherche. Même quand on ne nous demande pas, même quand je n’ai pas une phrase à dire, je finis la séquence en étant équipé au son parce que j’ai quand même réussi à trouver quelque chose à dire. Ça peut aussi être une petite mimique…j’essaie toujours de trouver quelque chose, d’être dans la spontanéité. Voilà, ma méthode de travail, c’est la spontanéité.
Florian : Je dirais que, en tout cas, cette méthodologie de « Plus Belle La Vie » m’a été hyper bénéfique, ce sont même plusieurs directeurs de casting qui m’ont dit que les gens qui venaient de la télé étaient beaucoup plus prêts, à l’écoute, ils peuvent facilement se mettre dedans. Parfois, on a des scènes hyper compliquées, que l’on doit jouer en une heure et tu n’as pas le choix que d’être bon et que d’être dedans. Sinon, c’est toi qui passe à l’image et ça fait un peu « chier » de donner une mauvaise image de soi. Concernant ma méthode, je lis à voix haute plusieurs fois les textes et, en les lisant, j’ai un jeu qui vient directement. Ça veut dire que je lis mon texte et très vite, j’ai une intonation qui me vient, j’ai un geste, un mot à rajouter, une phrase à changer. Donc, en fait, je dirais que j’ai un rôle, ce n’est pas moi qui rentre dedans mais c’est le rôle qui rentre en moi. Du coup, c’est moi qui incarne le rôle mais c’est Florian à travers ce mec. C’est moi qui lui donne la gestuelle, la manière de parler. Je m’inspire de mon personnage, qui est moi dans la vraie vie. Après, il y a un intermédiaire, si je dois jouer un mec qui s’appelle Sébastien, je n’ai pas envie que ce soit Florian à l’écran.
Les thèmes abordés au travers de vos deux personnages sont divers et variés, ils ne se limitent pas du tout à l’aspect scolarité, bien au contraire. On l’a vu, il y a des problèmes familiaux, sociétaux, environnementaux qui sont abordés. Pour vous aussi, ces sujets-là vous tiennent sans doute à cœur ?
Tim : J’ai été effectivement plongé en plein dans le sujet du cadre familial avec le rôle de Killian au début de la série. Il faut savoir que je ne voyais pas les choses sous cet aspect, je venais à peine d’arriver, c’était mon premier projet, mon premier tournage, je n’avais pas assez de recul pour me dire « waouh, mec, là Tim, tu abordes un sujet assez important », j’étais surtout dans le « waouh, je tourne, je gagne de l’argent, waouh il y a de grosses caméras en face de moi ». Maintenant, j’ai pris un peu plus de recul, notamment sur le thème de l’écologie. Je défends le frère jumeau qui n’en a un peu rien à foutre de l’écologie mais c’est dommage, pour le coup, j’aurais bien aimé jouer quelqu’un pour l’écologie parce qu’il se trouve que, dans la vraie vie, je suis vraiment pour l’écologie.
Florian : On a abordé, tous les deux, des sujets assez différents, même si on rejoignait toujours parce que l’on est meilleurs potes dans la série. J’ai eu quelques histoires d’amour, plus l’écologie, c’est quand même vachement centré sur l’écologie depuis peu. J’aimerais dire que je suis écolo mais ce serait manquer de respect aux vrais écolos, en tout cas je suis dans un internat qui est vachement écolo, j’essaie de faire attention à ce que je mange. Je fais toujours en sorte de ne jamais salir la planète, jamais je ne jette de déchets par terre, quand je vois des mégots, je les ramasse, je fais le stricte minimum à mon échelle on va dire.
Vous êtes beaucoup à l’image en ce moment, avec une belle arche. On peut penser que cette visibilité se poursuivra par la suite ?
Florian : Ah oui, là, on a reçu nos calendriers pour juin à août, ils sont bien blindés, sur un nouveau sujet qui va beaucoup plaire. Ça va être cool !
En complément, quels sont vos autres projets, sinon envies artistiques pour la suite de votre parcours ?
Tim : Je suis déscolarisé, donc je n’avais pas beaucoup de choix qui s’offrent à moi, c’était l’art, le théâtre, le rap ou le cinéma. Oui, j’espère, on va tenter bien évidemment tous les deux les entrées des grandes écoles supérieures d’art dramatique à Paris. Ensuite, on a des projets mais plutôt personnels. Je fais d’ailleurs plus de théâtre que de cinéma ou de télé. D’autres castings tombent, vous allez bientôt me voir dans d’autres séries dont je ne citerai pas le nom, notamment sur Netflix.
Florian : On a quand même un projet en commun, qui fait partie de la branche cinématographique, c’est un gros projet.
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure sur France 3 qu’est « Plus Belle La Vie » ?
Tim : Sur France 3, on peut nous souhaiter de rejouer avec Roland, alias Michel Cordes parce que j’adore cette personne, j’adore tourner avec lui, c’est incroyable.
Florian : Un max de séquences, une intrigue avec de l’action, du sang.
Tim : Oui, oui, oui, une intrigue avec que des ados et de l’action, limite fiction.
Florian : On nous a bien servis déjà sur l’arbre avec Lola mais qu’est-ce que j’aimerais avoir une équipe de folie.
Tim : On veut des Ferrari, des pistolets, des sabres, des aliènes, …Mais quelque chose qui ciblerait surtout le public jeune.
Florian : Un peu un truc à suspens, comme ce que font Boher, Nebout. Je trouve leurs intrigues très cool et j’aimerais bien avoir plus d’action.
Merci à tous les deux pour vos réponses !