Anaïs Raciti évoque son parcours de jeune comédienne et ses différentes expériences !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anaïs,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une jeune artiste, avec pas mal d’expériences déjà dans différents registres, notamment en télé ou encore au théâtre mais aussi pour des publicités. Pour en revenir à la genèse de votre parcours, quelles principales raisons vous avaient donné l’envie de faire de l’artistique votre métier ?

Mon père est musicien, je suis dans une famille artistique, ma maman est brésilienne et m’a sans doute transmis la culture artistique de son pays. J’ai commencé la danse à l’âge de 4 ans, art que je n’ai jamais arrêté jusqu’à aujourd’hui. Je suis d’ailleurs passée par tous types de danse, le contemporain, le classique, le jazz. A 8 ans, j’ai commencé le hip-hop et je n’ai plus jamais arrêté. J’ai fait de la salsa, j’ai fait de l’afro jazz, de la danse contact. Avec une amie d’enfance, on a beaucoup créé, on faisait des vidéos, on s’inventait des scenarii, on faisait des clips, on reprenait des musiques pour en faire des spectacles devant nos parents. A Noel, j’avais même commandé une caméra. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais je pense que c’est ce qui m’a fait débuter dans le théâtre à l’âge de 8 ans. A 10 ans, je regardais Disney Channel et j’étais folle amoureuse d’un acteur, qui m’a donné envie de commencer. C’est là que j’ai eu le déclic, que j’ai voulu faire comme lui. Je suis allée voir mes parents pour leur dire que je voulais devenir comédienne. C’est donc parti d’une passion. J’ai la chance d’avoir des parents qui me soutiennent énormément, ils sont à fond derrière moi, ils me comprennent totalement donc ils m’ont tout de suite mise dedans. A 12 ans, je suis rentrée au conservatoire de Toulon, en théâtre, j’ai fait cycle par cycle, j’ai monté grade par grade. Au lycée, j’ai fait L, option théâtre. Après, j’ai passé un concours pour être en cycle d’orientation professionnelle, avant de prendre un an avec un coach. J’ai eu un agent dans le sud, j’ai pu toucher à certains castings, j’ai commencé par des pubs, par de la figuration, par des courts-métrages étudiants.

Mes premières expériences de tournage datent de 2018 avec une série « Olivia », sortie sur TF1. Ça m’a permis de prendre conscience que rien n’est acquis car le tournage ne s’est pas passé comme prévu. Idem pour une publicité dans la foulée. Je suis une personne qui a peur de faire les mauvais choix mais je n’ai jamais eu de doute. Même si, sur le moment, ça m’a donné un grand coup sur la tête, j’ai de suite rebondi et il y a eu un mal pour un bien. J’ai fait des rencontres qui m’ont aidée, qui m’ont faite grandir, je suis passée par des stages d’acteurs face caméra, j’ai vu beaucoup de monde. Ensuite, je suis montée à Paris, un coach m’a beaucoup soutenue, Louis-Emmanuel Blanc a été une étoile pour moi, il m’a prise sous son aile. Je suis alors rentrée à l’école des enfants terribles. J’y ai passé quelques mois mais, avec le Covid, ça s’est arrêté. Par la suite, j’ai de suite eu un rôle pour Netflix, d’une série qui va s’appeler « Les 7 vies de Léa », qui sort en 2022. J’ai été appelée aussi pour un téléfilm de France 2, j’ai rencontré un formidable partenaire, Valentin Duclaux, un véritable coup de cœur. Le tournage a été fabuleux.

S’en est suivi un mois de vide, avant un autre casting, pour « Ici tout commence ». Trois jours après, on m’appelait pour m’informer que j’avais le rôle de Léna Guibert. Pareil, j’étais très contente. J’y ai tourné jusqu’à cet été.

Justement, quels principaux souvenirs gardez-vous de ce tournage pour TF1 ?

Il y en a tellement ! Je n’ai jamais été accueillie de cette façon-là, tout est très bien organisé. Quelqu’un vient nous chercher, quelqu’un nous emmène, quelqu’un nous réceptionne, l’emploi du temps est déjà prêt. Tu es constamment en mouvement, je n’ai pas eu le temps de stresser, déjà j’y allais avec un bonheur absolu et j’ai été de suite dans la dynamique. La rencontre des acteurs s’est faite dès le premier jour, tous, sans exception, ont été accueillants, bienveillants, très gentils et on a tous créé quelque chose dès le début. D’ailleurs, Nicolas, qui joue Elliot, a dit une phrase qui m’a conquise : «  il n’y a pas de nouveau personnage ici ou d’ancien, on est là tous ensemble ». Cela m’a énormément reposée, ça m’a enlevé un poids.

Le décor est immense, fabuleux. Travailler là-bas est une chance fabuleuse, c’est magnifique, c’est très naturel, il y a une grandeur qui fait que l’on n’a pas le temps d’être prisonnier, il y a toujours quelque chose à faire, quelque chose à visiter. Tout le temps que j’ai passé là-bas, je découvrais quelque chose. Aussi l’échange dans le travail avec les acteurs, avec le coach, l’humanité qu’il y a malgré le rythme très élevé d’une quotidienne. Il y a trois équipes et on tourne à chaque fois avec de nouvelles personnes, c’est super enrichissant, on rencontre énormément de personnes différentes. Ça s’est tellement bien passé, j’ai eu de très bons retours des acteurs, du réalisateur, du coach, qui m’ont énormément fait plaisir et qui m’ont permis de gagner une confiance. Très sincèrement, je ne peux retenir que du positif, tout est bon à prendre, ce n’est que du plus, c’est un cadeau.

En complément, quels principaux retours avez-vous pu avoir des fidèles téléspectateurs de la série ?

J’ai été très surprise, je ne m’y attendais pas du tout. Comme Léna était seulement de passage, je pensais que l’on allait très vite l’oublier. Finalement, elle a eu une intrigue qui a fait qu’elle a été au cœur de l’action. J’ai tout de suite eu, via les réseaux, des retours de fans très positifs également, cela m’a énormément touchée, c’est la première fois que je recevais autant de retours en dehors du métier. On me demandait même quand est ce que Léna allait revenir ou sinon quand est-ce que l’on me reverrait moi à nouveau mais sur un autre projet. On me posait également plein de questions sur le personnage. Recevoir tant d’amour d’un coup était fabuleux, merveilleux.

 

 

Vous l’avez dit, le rythme de tournage sur une quotidienne est très soutenu. Justement, comment l’avez-vous appréhendé ?

Très sincèrement, je me suis laissée porter. J’ai eu de la chance que mes camarades soient là pour moi, je n’ai pas vu le temps passer, j’étais dedans, je sentais l’adrénaline et c’est surtout en fin de journée où j’ai eu ce recul, où mon esprit est revenu d’un coup à moi. Là, une fois posée, tout redescend et j’étais épuisée. Sur le moment, on n’y pense pas, on est dans le travail, j’étais Léna, même entre deux prises.

Avez-vous pris le temps de regarder les épisodes au moment de la diffusion ?

Totalement ! Déjà quand j’avais eu le rôle, pour en savoir plus, pour savoir où Léna et moi allions mettre les pieds. Et évidemment que j’ai regardé mes épisodes. Ça fait toujours tout drôle de se voir, il y a une certaine angoisse car on sait le nombre de téléspectateurs en face mais, en fait, j’avais surtout hâte. Car ça me permet aussi de travailler sur moi, pour voir comment j’ai mis en avant Léna, comment j’ai porté le personnage. Je me suis remise en question, pour moi un acteur doit constamment bouger, retravailler les choses.

En complément, un mot sur vos prochaines actualités ?

Netflix a été un de mes plus gros tournages, en termes de production. C’est une plateforme qui prend énormément d’ampleur, j’étais heureuse d’apprendre que je tournerai pour eux. Le tournage s’est merveilleusement bien passé. En arrivant, ça n’a pas été l’intensité de ITC mais, malgré tout, j’ai fait des rencontres, j’ai bien travaillé, j’ai été mise de suite dans le bain. L’ambiance avec les réalisateurs était top, ils étaient présents pour nous. Ils savaient ce qu’ils voulaient mais, à la dernière prise, à chaque fois, on avait carte blanche. Le travail a été un véritable échange. J’ai joué des scènes d’époque 1990, avec les costumes du moment. J’ai joué un personnage de peste, c’était génial de s’improviser en ce sens, ce que je ne suis pas du tout dans la vie. Je trouvais que ce tournage était d’un type scénario américain, j’ai hâte de voir le rendu. En plus, les lieux étaient fabuleux.

C’est l’histoire d’une jeune fille qui sort de soirée et qui trouve un corps. Elle récupère un objet dessus, tout en appelant évidemment la police. Le lendemain matin, elle se retrouve dans le corps d’une personne des années 90. Elle comprend très vite que c’est celui du garçon qu’elle a trouvé mort. Le but est de savoir pourquoi il est mort, s’il a été tué ou non, quelle a été sa vie. Elle va ensuite se réveiller dans d’autres corps et chacun d’entre eux aura un lien avec la personne décédée. Entre temps, elle va tomber amoureuse de ce garçon et va avoir l’envie de le sauver. Mais elle apprend que ses parents ont un lien avec ça et si elle arrive à le sauver, elle ne va pas naitre. C’est donc un véritable dilemme. Mon personnage est celui d’une peste au lycée, parmi une bande d’amies. La jeune fille qui se réveille dans le corps des autres va, à un moment donné, se retrouver dans celui de notre leader. Nous qui sommes ses copines, on ne comprend pas son changement d’humeur.

Sur France 2, « Doucement rallumer les étoiles » est l’histoire d’une jeune fille qui se suicide. C’est une collégienne et tout tourne autour du deuil de sa famille, du mal-être d’une adolescente, d’une pression que l’on peut avoir malheureusement à ce jeune âge. Ça tourne beaucoup autour de l’humain, autour de l’humanité. Mon personnage est celui de la meilleure amie de cette jeune fille. On verra comment les amis aussi peuvent être impactés, quel lien vont avoir les amis avec la famille.

Merci Anaïs pour toutes vos réponses !

Publicité

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article