Plus Belle La Vie : Simon Ehrlacher évoque son arrivée sur la quotidienne de France 3 !
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Bonjour Simon,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vous avez rejoint l’aventure « Plus Belle La Vie » il y a quelques mois maintenant. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?
Oui, oui, je suis flatté, je suis heureux, je suis trop content. En plus, de retrouver cette énergie, grâce à l’humain qu’il y a entre les personnes. Je ne peux pas travailler s’il n’y pas la joie de vivre, le plaisir, l’échange, là c’est ce que je retrouve. Il y a des personnes formidables dans cette team et, juste pour cela, c’est un très beau cadeau.
Le cadre de tournage est aussi un petit plus…
Ah oui, il y a la mer, le soleil…Même moi, quand je rentre à Paris maintenant, je dis que je veux retourner à Marseille. Alors que, le premier jour, en arrivant, je me suis dit « oh Marseille…pfouf… », en plus c’était l’hiver. Je me souviens, je suis arrivé, c’était chiant, c’était une période de Covid mais là, non, Marseille, « C’est Marseille, bébé ».
Après plusieurs mois à l’antenne, c’est vrai que votre personnage a déjà vécu pas mal d’émotions, personnelles, professionnelles, sans oublier l’intrigue « saga » de l’été. Ce doit être un chouette cadeau d’arriver avec une aussi large palette de jeu à pouvoir proposer ?
Vraiment, je me sens privilégié. Après l’intrigue de mon arrivée, on m’a de suite offert la saga et je me suis dit « qu’est-ce que c’est ? », on m’a expliqué que ça allait être en extérieur, que j’allais avoir des trucs physiques, je me suis dit « oh là là là là là ». Mets-moi dans la nature à faire des choses physiques, tu me régales. En plus, avec des comédiens que j’adore donc c’était encore un très beau cadeau. Puis, là, maintenant, il y a une intrigue avec Adriana… « Thank you ».
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On le sait, sur une quotidienne, le rythme de tournage est intense, avec un nombre important de minutes utiles à défendre au quotidien. Toutes ces intrigues vous ont sans doute déjà aidé à peaufiner votre approche du plateau ?
Bien sûr ! Déjà, sur « Cœur océan », on avait un peu le même rythme, on tournait entre dix et quinze minutes utiles par jour et c’était ma première expérience. Donc j’ai été un peu éduqué avec ce rythme de plateau. Pour moi, c’est plus compliqué quand on tourne deux à trois minutes utiles, qu’on prend le temps pour les lumières, que l’on fait la même séquence toute la journée. Je préfère être dans le rush et enchainer. Même si, bon, bien sûr, il y a du déchet parce que l’on ne prend pas forcément le temps d’approfondir les choses. Personnellement, j’ai un petit problème, qu’il faut que je travaille, avec la répétition de faire tout le temps la même chose, comme par exemple le théâtre. Il faut retrouver cette essence car, à force de faire, on fait la même chose, ça devient mécanique. J’aime bien toujours sentir la fraicheur donc, quand on tourne vite, on a cette chance là. Donc, pour moi, c’est un rythme qui me convient. Même si, sur « Plus Belle La Vie », ils tirent un peuJ. Dès fois, on fait 11 séquences par jour, oui, c’est chargé.
Vous est-il arrivé de regarder le rendu final à l’écran pour capitaliser les bonnes pratiques et détecter ce qui pourrait être peaufiné ?
Bien sûr ! J’ai surtout regardé au début parce que ça faisait plusieurs mois que je n’avais pas joué. Forcément, comme tous les comédiens, on est complexé par plein de choses donc on a envie de regarder, on a envie de voir ce qui marche et ce qui ne fonctionne pas. Au final, à force de regarder, on complexe sur certaines choses et les personnes nous disent d’arrêter. Donc je veux me détacher au maximum de cela. Il y a des séquences où, bien sûr, j’ai envie de voir si on a été justes et des séquences qui, à mon avis, me semblent poignantes, que j’ai envie de regarder pour voir si ça fonctionne, comment ça a été monté…je suis curieux de tout cela. Mais, maintenant, j’essaie un peu plus de me détacher, on peut vite se complexer et se dire que ça, ça ne va pas, ou que la lumière ne va pas. Je n’ai pas envie de rentrer là-dedans, c’est tourné, ça ne nous appartient plus. On laisse la vie suivre son cours…
Parmi les évènements marquants déjà vécus, il y a notamment, on l’a dit, cette saga estivale. Comment l’avez-vous appréhendée ? Comment l’avez-vous vécue ?
J’étais le plus heureux. Vraiment, déjà de sortir des studios, de tourner à l’extérieur. Comme je vous le disais, il y avait ces moments physiques. Lors des arches précédentes, il y avait plus un Vidal qui ne prenait pas de décision, qui était un peu dans son monde. Là, le fait d’être poussé où on n’a pas le choix, il y avait un Vidal qui était plus entreprenant, qui était parfois leader. Bien sûr que ça me fait plaisir ! Je me suis régalé, on a eu un beau temps, des décors de fou, une équipe de fou, je ne voulais pas que ça s’arrête, je voulais continuer, continuer, continuer.
Avez-vous eu ou peut-être avez-vous encore certaines sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?
Je laisse beaucoup mon feeling, ma sensibilité. Je commence à mieux sentir le personnage. Les textes et l’écriture m’amènent aussi pas mal sur différentes choses. Je prépare mes séquences, j’ai une certaine idée de la scène, de la façon de la jouer et puis j’arrive sur le set, la mise en place fait que je ne peux pas la jouer comme ça. Ce que va me donner mon coéquipier de jeu va m’envoyer sur autre chose. Je suis un acteur instinctif on va dire mais, même si je travaille en amont, sur le set, j’aime bien oublier mon travail et laisser l’instinct.
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Quels premiers retours vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?
C’est positif, il y a toujours beaucoup de bienveillance, « le beau gosse de la série ». Je n’en ai pas la notion de me dire que je suis le beau gosse de la série mais ce sont beaucoup les retours que j’ai…Je demande alors « mais je joue bien ou pas ? » et on me répond « on s’en fout, vous êtes beau gosse ».
Pour terminer, on imagine que vous souhaitez cette aventure la plus longue et la plus agréable possible ?
Oui, bien sûr ! Comme je le disais, ils m’ont redonné le gout du jeu et là, j’ai envie de bouffer des rôles, j’ai envie de bouffer des histoires, j’ai vraiment faim de tout cela, ça m’a reboosté. J’ai l’impression d’avoir plus de maturité que quand j’avais 25 ans et plus de recul sur les choses. Je sais que, demain, tout peut s’arrêter donc je prends chaque jour comme un cadeau.
Merci, Simon, pour toutes vos réponses !