Plus Belle La Vie : Cécilia Hornus évoque, avec émotion, les 17 années du feuilleton quotidien de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cécilia,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Plus Belle La Vie » a fêté récemment sa 17è bougie d’anniversaire. On imagine, à titre personnel, la joie que ce doit être de voir que le public continue à être présent, après tant d’années ?

Oui, bien sûr, c’est une grande fierté. C’est un travail conjoint de toutes les équipes, la chaine, la production, la postproduction, la technique, les auteurs, les comédiens…Donc, oui, on est très fiers, ça génère beaucoup de bonheur, beaucoup de projets aussi encore pour continuer la série, beaucoup de fierté. Oui, si on est toujours là au bout de 17 ans, c’est qu’il y a vraiment une histoire d’amour entre le public et nous.

Justement, quels principaux retours vous font les téléspectateurs de la série ?

Ce qui revient souvent, c’est vraiment « la bouffée d’air, le petit moment de détente quand on rentre du travail ou quand on a arrêté le télétravail, « on coupe tout pour un petit peu regarder ses héros ». Voilà, il y a ce mélange aussi de personnages fondamentaux, dont je fais partie, qui sont là depuis 17 ans au plus et les nouveaux via, sans cesse, de nouvelles intrigues. Il ne faut pas oublier qu’on est quand même ancrés dans la société française, de par le calendrier et de par tous les faits de société. Vraiment, on travaille sur des sujets qui touchent de près la société, c’est une espèce de cocktail. Toutes les générations sont aussi mises en scène. Tout cela fait que les gens sont heureux. Quand ils nous abordent personnellement, c’est aussi parce qu’ils nous reconnaissent, qu’ils aiment notre travail et ils viennent nous le dire. Ça fait toujours plaisir d’avoir ce retour si positif de gens qui disent « vous êtes super, vous m’avez ému, quelle belle séquence, ah c’est super ce que vous faites là au lycée », on est content quand même…

 

 

Quelle que part, ils se reconnaissent au travers de vos personnages dans leurs problèmes ou dans leurs réussites.

On est ancrés dans la réalité, Blanche a un adolescent, il y a des problèmes au lycée qu’elle doit gérer, il se trouve en plus qu’elle est prof, elle a aussi sa vie à côté. Oui, forcément, il y a un écho puisque les gens vivent les mêmes choses que nous. Parfois, quand il nous arrive des choses plus graves, on les traite comme il faut et puis il y a cette faculté de récupération aussi qui est encourageante pour le téléspectateur, il se dit que le personnage a réussi à rebondir ou à solutionner un problème, c’est très inspirant aussi.

A titre personnel, ce doit sans doute être un plaisir, à chaque fois, de retrouver toute l’équipe, des comédiens aux gens de l’ombre…

Bien sûr ! C’est vrai que la première chose que l’on fait quand on arrive au studio à l’aube le matin, c’est de se livrer aux mains des maquilleuses, coiffeurs et habilleurs. Ils sont notre premier contact avant d’aller sur le plateau, il y a donc une espèce de bulle, de cocon, c’est comme un sas entre l’extérieur et le moment où on va tourner. Ça se passe avec eux donc, oui, il y a des relations, des liens qui se tissent et qui sont très forts. S’ils ne sont pas très forts, en tout cas ils sont très agréables et très bienveillants. Sur le plateau, on joue avec les cadreurs pour la mise en scène, ils sont avec nous, tout près donc c’est très agréable pour eux et pour les preneurs de son. On croise tout le monde dans la journée ensuite, à la cantine notamment.

En plus, la cité phocéenne est un lieu de travail très plaisant…

Bien sûr ! D’abord, on a des studios qui sont magnifiques, au pôle Médias, qui sont à bien 4 000 m², tout est fait pour que ce soit efficace et performant. Et puis il y a quand même 40% du feuilleton qui se tourne en extérieur avec, évidemment, la beauté de Marseille, la lumière de Marseille, ça c’est inestimable. Marseille est un personnage du feuilleton.

Vous l’avez dit, vous faites partie des personnages piliers, historiques de la série. Quand vous regardez en arrière, que vous dites-vous concernant Blanche ?

Mon regard est reconnaissant parce que c’est un personnage qui est très riche, qui a eu des dualités parfois, il lui est arrivé des choses assez particulières. Toujours plein de rebondissements, tout en gardant aussi une trame dans le quotidien qui est assez rassurante. Je dirais un peu que c’est comme dans la vie. Dans la vie, on avance comme ça, on se dit que tout va bien, tout se déroule et puis la vie nous fait des cadeaux, parfois empoisonnés, parfois pas mais où tout d’un coup, il se passe des choses que l’on n’aurait jamais imaginées. Si on se retourne sur les 15 dernières années de notre vie personnelle, on se dit « mais mon dieu, tout ce qui s’est passé… ». Donc Blanche a vécu évidemment énormément de choses, du point de vue sentimental, du point de vue professionnel, du point de vue personnel, du point de vue familial, du point de vue de tout en fait. Tout cela mis en ensemble fait un personnage extrêmement riche, je la trouve vraiment super, super attachante. Elle a aussi cette dualité qu’ont toutes les femmes de vouloir être parfaite, aussi bien à la maison qu’en amour ou au travail. Mais on fait comme on peut en fait…

 

 

Avec toutes les émotions et tous les sentiments abordés au fil des années, c’est, en tant que comédienne, un vrai cadeau…

C’est autant dans la comédie que dans des choses plus quotidiennes, des choses plus dramatiques, voire très puissantes, très émotionnelles. Après, je pense que ce sont aussi des vases communicants avec les auteurs. Bien sûr qu’il y a également une rotation chez les auteurs mais il y a quand même une base qui est là depuis longtemps et qui sait aussi ce que l’on est capable d’incarner avec leurs textes. Plus il y a de choses différentes à jouer, plus ils savent que l’on peut faire des choses différentes donc c’est très agréable aussi.

Sur toutes ces années, sans doute que votre méthodologie et votre approche du plateau se sont affinées ?

Bien sûr, bien sûr ! C’est vrai que, au début de la série, bon ben il y avait beaucoup de choses, d’abord beaucoup plus de travail, on était moins nombreux donc c’était très fatigant. Au fil des années, le fait d’apprendre des textes tous les jours, tout le temps, ben on apprend plus vite. On sait comment on travaille donc on peut aussi visualiser. On connait nos décors donc on sait qu’il n’y a pas 36 façons de les investir. On peut donc anticiper en amont pour pouvoir ensuite compléter avec ce que va nous demander le réalisateur ou la réalisatrice. Quand on sait que l’on va travailler avec des partenaires que l’on connait, on sait que ça va être facile parce que, justement, on se connait bien. Quand ce sont des nouveaux, ça donne aussi un frisson qui va être intéressant, on se dit « bon, ben comment ça va se passer ? Est-ce qu’il va gérer ? ». C’est très difficile, au début, d’arriver sur « Plus Belle La Vie », on tourne très vite, il faut bien maitriser le travail, l’interprétation, le texte, être raccord aussi sur les mouvements parce que l’on ne fait pas 50 prises, tout cela donne beaucoup de choses à intégrer. Bon, nous, on est habitués J

Merci, Cécilia, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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