Ici tout commence : Catherine Davydzenka revient sur les débuts à succès de la série quotidienne de TF1 !
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Bonjour Catherine,
Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !
La série « Ici tout commence » fêtera prochainement sa première bougie d’anniversaire. On imagine que pour vous et pour toute l’équipe, cette fidélité du public vous fait particulièrement chaud au cœur ?
Oui, vraiment beaucoup ! C’est émouvant en fait parce que réussir à emmener justement les gens pendant aussi longtemps sur une série est assez incroyable. Donc, oui, ça nous touche beaucoup et, surtout, on voit les retombées, les avis, on a beaucoup de retours, vraiment ça fait chaud au cœur.
Justement, quels sont ces principaux retours qui peuvent vous être faits ?
On nous parle surtout de nos personnages. Sur ITC, ils nous disent qu’ils adorent, qu’ils suivent, qu’ils regardent cela en famille, que ça les a fait réfléchir. Me concernant, c’est plus « on adore votre personnage, on adore…vous êtes notre rayon de soleil ». Beaucoup de gentillesses, aussi « vous nous faites rire et pleurer, c’est incroyable », « vous êtes un personnage complet », « hier, j’ai pleuré en vous regardant et, deux secondes après, j’étais en train de rigoler ». Ça, c’est un des plus beaux compliments, je pense, qu’on me fait, en plus assez régulièrement, pour que je sois vraiment émue. Déjà, de base, si j’arrive à faire sourire quelqu’un, je suis très contente mais si je les fais rire et pleurer dans un même épisode, là je suis la plus heureuse.
Hortense est un personnage complet. En tant que comédienne, pouvoir développer une palette de jeu aussi large est sans doute un vrai cadeau artistique ?
C’est un ENORME cadeau artistique parce que c’est un personnage composé, au-delà d’être complet. Dans le sens où, en fait, j’ai un panel de choses à jouer dans un personnage composé. C’est-à-dire que, du coup, ça m’offre encore plus de champs des possibles. C’est comme si je pouvais tout faire. Il y a une dimension où tout peut lui arriver, où on peut tout lui écrire, demain si elle se prend la tête sur quelque chose, elle peut même virer de chemin. Vraiment tout peut arriver et tout devient crédible. C’est absolument magique parce que, du coup, au-delà de la dimension comique, on a la dimension un peu burlesque qui est sur un fil, il ne faut pas en effet que ça devienne ridicule, c’est fin à gérer. On a tout le côté larmes, crises, elle a failli être veuve, elle s’est faite séquestrée, elle est passée par tous les trucs possibles et imaginables et c’est vrai que, moi, du coup, ça m’a permis de jouer une montagne de choses différentes. Donc c’est un gros gros cadeau de la part des auteurs, je les en remercie chaudement.
Votre personnage est très solaire, très riche. Comment avez-vous appréhendé son interprétation ?
Je me suis inspirée des DC Comics, les dessins animés. Pas forcément de l’ambiance mais juste de la capacité qu’ont justement les personnes à rendre super crédibles des personnages méchants, avec une voix aigüe. Je me suis dit : mais comment font-ils cela ? J’ai regardé un peu, j’ai observé les interprétations au cinéma, j’ai regardé comment c’est fait, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’en fait, pour rendre crédible un personnage composé, il faut qu’il ait le plus de facettes possibles, le plus de couleurs possibles, comme un être humain. En fait, il fallait que je rende Hortense humaine, il fallait que je rende humain un personnage presque « mangesque ». C’était ce travail-là à faire, passer un peu du Comics, du Manga, au réel mais rendre cela vrai.
Un mot aussi sur ce lieu de tournage absolument magnifique, qui permet un très large champ des possibles…
C’est un décor incroyable, avec une précision de dingue. C’est aussi un gros cadeau, ce ne sont pas des studios, ce sont de vrais décors, c’est top. A chaque fois que l’on ouvre un tiroir ou que l’on regarde autour de nous, il y a un détail. Il y a les documents du « Double A » dans un tiroir, les tasses dans nos chambres sont estampillées « AA », on a de faux plannings sur les murs, dans le bureau du proviseur il y a des livres entiers écrits par Auguste Armand, on est là genre « ok, d’accord, ça va loin ». C’est incroyable !
Ce fut un plaisir, Catherine, d’échanger avec vous !