Théâtre Montmartre Galabru : Marina Gauthier évoque la programmation en cours et à venir !
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Bonjour Marina,
Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !
Depuis quelques temps, vous êtes à la direction artistique du théâtre Montmartre Galabru. En quelques mots, comment décririez-vous ce rôle ? En quoi consiste-t-il au quotidien ?
Tout simplement, cela concerne la communication, la programmation et la partie marketing du théâtre. J’aspire à trouver une cohérence dans la qualité des spectacles. J’affectionne aussi l’accompagnement de nos artistes pendant la période d’exploitation, pour qu’ils puissent détenir les quelques atouts pour le développement de leur spectacle.
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On peut penser que vos expériences personnelles au théâtre précédemment vous aident ?
Forcement ça aide. J’ai pu monter trois pièces de théâtre dont deux ici, j’ai été confronté à toutes les difficultés et toutes les étapes d’un projet. Je crois profondément au pouvoir de la transmission. Aujourd’hui j’apprécie donner quelques conseils et aider les jeunes compagnies pour qu’ils aillent au bout de leur projet.
Ce théâtre est chargé d’histoire, on sent et ressent toute l’âme du lieu dans les coursives et dans la salle…
Totalement ! Souvent, quand j’arrive étant souvent la première, je ressens une présence. Cela m’inspire et m’encourage de me dire que c’est Michel Galabru. Ce théâtre a vraiment une histoire, c’était anciennement le conservatoire Renée Maubel, là où les plus grands artistes venaient répéter, Brasseur, Fresnay etc… Michel Galabru a tenu à en faire un lieu fort de partage. C’est ce que la plupart de nos compagnies disent, ce théâtre a quelque chose et on s’y sent bien.
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Une quinzaine de spectacles sont à l’affiche. Les genres sont-ils similaires ou, à l’inverse, très variés ?
Je n’ai pas de ligne de programmation précise. Je suis ouverte à tout type de thème, mon seul objectif à long terme est la qualité dans la diversité. J’aspire à proposer des spectacles qui pourront plaire à tous les goûts. Actuellement du classique, contemporain, comique, du drame, comédie dramatique, seul(e)s en scènes, créations originales et des stand-ups.
Quels sont justement les principaux spectacles actuellement à l’affiche ?
Pour commencer, nous avons le spectacle « Coming out », de Medhi Djaadi, qui cartonne. Il est complet déjà jusqu’à début décembre, on est très contents pour lui. C’est un superbe seul en scène.
Nous avons également une divine pièce musicale « L’empereur des boulevards » qui se termine bientôt et « Monsieur Chasse » Feydeau revisité en comédie pétillante qui prolonge en 2022.
Nous avons aussi « Il s’est arrêté de pleuvoir », une pièce contemporaine assez poétique qui parle de la conscience humaine. Sans oublier « Mademoiselle », un des premiers boulevards qui a été écrit dans les années 30. C’est fin, c’est léger et intelligent, mené par une troupe de vrais amateurs de théâtre qui jouent chez nous depuis plusieurs années déjà.
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En complément, des showcases et représentations exceptionnelles sont à venir prochainement…
Prochainement en 2022, la sulfureuse troupe burlesque des « Olala girls » qui arrive avec « Cabaret Olala ! » dirigé par la grande Emilie Loison, elle même enseigne des cours de burlesque et d’effeuillage. On peut apercevoir aussi dans les showcases à venir Alain Turban, un très bon chanteur pianiste, on est ravis de le recevoir. A nouveau du Feydeau, avec « On purge bébé » menée par une troupe dynamique. Le retour de « l’Envie d’avant » les anciens élèves des cours Florent dans un doux drame sociale. Mais aussi avec les comédies phares de Fabrice Blind, avec chaque mois une nouvelle. Ce sera les Mardis en 2022.
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En lien avec votre rôle, vous arrive-t-il d’échanger avec le public à la sortie des spectacles pour avoir leur ressenti ?
C’est parce que nous souhaitons avoir cet échange avec le public que nous avons créé une sorte de partenariat de confiance et de partage avec le restaurant « Le café qui parle », qui est juste à côté du théâtre. Le propriétaire adore l’art et les compagnies, il les accueille à la sortie du spectacle, pour qu’ils puissent y retrouver leur public et échanger dans la convivialité. C’est important pour moi aussi d’être présente la journée et en billetterie, le plus que possible pour établir un réel contact avec le public.
Dans cet agenda bien rempli, avez-vous quand même le temps de développer des projets purement artistiques ?
Je fais de la peinture à l’occasion et je continue d’écrire. Également de la direction et coaching d’acteurs pour leur projet personnel ou pour les préparer à des castings.
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Justement, en complément des spectacles évoqués plus haut, on imagine que la programmation 2022 est déjà bien avancée ?
A partir de la rentrée 2022, nous aurons aussi « Le tartuffe », avec une mise en scène originale et moderne. On aura également « Pour l’amour », une comédie dramatique, « mélancomique » et bien d’autres surprises…
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?
Ce que l’on peut me souhaiter personnellement, c’est de garder mon âme d’enfant, ma créativité et ma curiosité. Ce que l’on peut souhaiter au théâtre Galabru, tout simplement, un peu la même chose, que le public continue de venir nous voir, il a autant besoin de nous que nous avons besoin de lui. Il y a de l’humain et du partage dans l’art, je pense que le théâtre est essentiel pour tous. Donc ce que l’on souhaite, c’est d’avoir des sièges remplis et de la bonne humeur.
Merci, Marina, pour toutes vos réponses !