Pass Ligue 1 : Alexis Grasso évoque les débuts du nouveau programme de Prime Vidéo !
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Bonjour Alexis,
Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !
Depuis le début de saison, vous participez à l’aventure Pass Ligue 1 sur Prime Vidéo. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être d’en faire partie, dès son commencement ?
Le mot est faible mais oui, c’est vraiment du plaisir. J’aurais même dit que c’est un kiff. Jusqu’à présent, j’avais été habitué à de la présentation en plateau, sans public et, là, je me retrouve en direct des stades, au plus près des joueurs, avec du public en plus. J’ai vraiment beaucoup de chanceJ. Pour vous dire, le gros problème que l’on a sur site est que, parfois, on a du mal à s’entendre tellement les supporters font beaucoup de bruit…je pense qu’il y a pire dans la vie. De côtoyer les joueurs d’aussi près, de côtoyer d’aussi près les anciens joueurs qui sont aujourd’hui consultants pour nous…on se rend compte que, tous les week-ends, on apprend plein de choses et, vraiment, pendant le match ou avant de prendre l’antenne, je suis là, au milieu du stade, je regarde autour de moi et je me dis que l’on a quand même beaucoup de chance de faire cela. Amazon nous l’offre, nous le propose depuis le début de la saison et c’est vraiment un sacré kiff.
Avec ce nouveau média et cette nouvelle formule, l’accompagnement et l’habillage, sur le terrain et autour, sont plus riches que ce que l’on a l’habitude de connaitre. Dans le dispositif, vous vous inscrivez principalement dans l’animation des rencontres, avec trois moments d’intervention, les 20 minutes d’avant-match, la mi-temps et le debrief bord pelouse d’après match.
C’est exactement ça ! Je vous parlais de présentation plateau et de présentation sur site, la différence est que l’on se rend compte de certaines choses sur place, en direct, parfois, à 10 centimètres des joueurs, qui sont totalement différentes. Vraiment, on voit des gestes qui, à l’antenne, peuvent paraitre faciles mais en vrai, la passe va à 90 km et le joueur fait un contrôle poitrine avant d’enchainer direct. On se rend compte de leur talent mais aussi de la chance que l’on a d’être là. Vraiment, la ligue 1 est un super championnat, on le remarque chaque week-end.
Amazon a fait le choix d’un plateau de 20 minutes, on sait que l’on peut dire plein de choses, sans meubler. Sur chaque match, sur chaque confrontation, il y a une histoire. Récemment, il y a eu 4 derbys dans le même week-end et, à chaque avant-match, on pouvait parler de plein de choses. Le gros souci, avec 20 minutes d’antenne, est que l’on a tellement de choses à dire que, parfois, on n’a même pas le temps de tout aborder. Ça reste un luxe. Ce qu’il y a de cool, c’est que, maintenant, avec Amazon, on propose à chaque supporter qui ne peut pas aller au stade de regarder son match en intégralité, en lui offrant un focus entier sur son club et sa rencontre. La couverture d’un match de Clermont par exemple est la même que celle pour Paris ou Lille notamment. C’est une vraie belle chance !
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En amont du match, quelle est votre méthodologie de préparation ?
On part en équipe à chaque fois, on a un chef d’édition qui établit le conducteur, on a un consultant ou deux en fonction de la rencontre, on a un commentateur et un journaliste bord terrain. Vous voyez, c’est une mécanique. C’est aussi la chance, avec Amazon, d’être partout, tout le temps. Le commentateur a un recul de fou et peut dire plein de choses qu’il voit, que, moi, à 10 cm de la pelouse, je ne vois pas. Je suis face terrain mais toutes les actions sont dans mon dos donc je ne vois pas forcément quand quelqu’un s’échauffe ou quand il y a une mise en place. Il y a alors le journaliste bord terrain qui voit tout et qui sent tout. Et il y a le consultant qui nous apporte son expertise.
En fait, l’équipe change très souvent, les consultants varient. Je pense notamment à Benjamin Nivet qui a joué très longtemps à Troyes, qui connait très bien le staff, on fait appel à lui plus souvent sur son ancien club.
L’idée est déjà de créer une osmose, je trouve que c’est important, il y a quand même des consultants qui étaient pros il n’y a pas si longtemps que cela. La marche est différente, c’est un métier. On cherche avant tout à se mettre tous en confiance, l’idée est de mettre à l’aise tout le monde, surtout le consultant. On n’est pas là pour le piéger, on est tous ensemble, vraiment. Les gens sont là pour écouter ce que lui a à dire, je n’ai pas fait de foot comme lui en a fait et je ne connais pas les joueurs comme lui. D’ailleurs, ça se voit tout de suite, quand on arrive bord de terrain avec le consultant, tous les joueurs viennent alors le saluer.
Créer une alchimie est donc vraiment la meilleure chose à faire pour évacuer le stress. Ensuite, il y a une lecture du conducteur, on voit ce dont on veut parler. Surtout, avant de dire ce que l’on va faire, on va demander au consultant ce que lui a envie d’évoquer, grâce à sa connaissance des joueurs. Encore une fois, il faut mettre à l’aise le consultant, c’est lui que l’on doit entendre le plus. On fait alors le conducteur autour de cela et on fait une répétition afin que tout le monde soit à l’aise. Il y a vraiment zéro piège. Parfois, le conducteur est cassé parce qu’un joueur est allé voir notre consultant et on rebondit dessus à l’antenne avec ce dernier. On est à 20 minutes du match, on a l’échauffement en live et on réagit en fonction de ce qui se passe. Je me souviens par exemple de Brest-Angers avec Ludo Obraniak, où il s’est remémoré son rituel d’échauffement. Lui, patte gauche de velours, se mettait avec les joueurs techniques, pour gagner en confiance. Donc, en fonction du match, de l’échauffement et du consultant, tout va être différent. On a une base solide mais on sait que ça peut partir dans une autre direction… c’est là la différence entre le plateau et le terrain, tout peut être cassé. C’est le jeu, toute l’adrénaline de la chose et, encore une fois, c’est trop cool, vraiment !
En étant présent au stade, vous pouvez vous-même voir des choses, avant la prise d’antenne, que vous n’auriez pas vues en plateau, voire même d’avoir de petits échanges en off.
Exactement ! Après, encore une fois, parfois on peut avoir une distance entre les journalistes et les protagonistes. Ça passe dès fois plus facilement via le consultant. On a eu un échange récemment entre Edouard Cissé et Antoine Kambouaré, ils se connaissent super bien et continuent de se voir. Tout de suite, c’était différent, Antoine ne va pas se confier à moi comme il va se confier à Edouard, ce qui est normal. A l’antenne, c’est pareil, la réponse n’est pas la même quand c’est un consultant qui pose la question.
On a aussi plus facilement les petites infos compos, on voit de suite qui est impliqué ou pas à l’échauffement, ça permet d’avoir des éléments que l’on n’aurait pas eus sinon. On rencontre l’attaché de presse, le responsable de la communication, quelqu’un du staff et on chope des petites indiscrétions. On arrive deux à trois heures avant et, si un joueur de Brest par exemple s’échauffe alors tout seul, on comprend de suite qu’il est en train de se tester, après avoir ressenti une petite gêne.
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Pour vos deux autres interventions, à la mi-temps et en fin de match, le fait de vivre la rencontre à quelques dizaines de centimètres de la pelouse vous permet sans doute une vision différente d’un journaliste en plateau ?
Je continue de jouer au foot, à petit niveau. Dans le football, bien sûr, il y a le côté technique mais, tactiquement, il faut être au top. La communication est aussi primordiale. Je suis défenseur et j’adore entendre les défenseurs parler entre eux, se replacer les uns les autres. A la télé, on ne s’en rend pas forcément compte. Il peut y avoir une situation offensive pour une équipe, je regarde alors les défenseurs et je vois Nicolas Pallois dire à Fabio de gérer la profondeur. J’adore ça !
En après-match, on a les protagonistes, les coachs, les joueurs. Quand on a remarqué ce que j’évoquais, tout de suite ça nous forge et ça prépare les questions. Ce qui aide aux bonnes réponses, intelligentes car ils s’aperçoivent que l’on n’est pas là pour poser des questions bateau. Encore une fois, on se rend compte, en étant si proche des joueurs, qu’ils sont à des millénaires de notre niveau et qu’ils font des choses que l’on ne pourrait pas faire.
Après quelques semaines d’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?
Je pense que ça se passe bien. On a un bon accueil à chaque fois, des clubs mais aussi des médias managers. Je ne dis pas que c’est significatif de quelque chose mais c’est peut-être un signe, il n’y a aucun attaché de presse ou aucun responsable communication qui m’ait demandé en amont les questions.
D’un point de vue Amazon, le mot d’ordre était de faire simple et efficace, de ne pas arriver avec de gros sabots. Pour l’instant, ils sont plutôt contents. Ils font confiance aux mêmes équipes, il y a un très bon roulement, je n’ai personne qui m’a fait part de points négatifs. Tout le monde, en interne, est très satisfait. Maintenant, on sait très bien que l’on peut toujours mieux faire, c’est clair. Dans l’ensemble, je trouve que l’on a même fait mieux que simple et efficace, tout se passe super bien, franchement. Tout est très positif !
On ne consomme plus le foot à la télé mais via une plateforme, en quelque sorte de vidéo à la demande. Je trouve que cette manière de consommer et d’offrir cela en direct du stade, est nouvelle et j’ai l’impression que les gens sont plutôt contents de cela. Chaque supporter peut voir le match de son équipe en intégralité et c’est magnifique, c’est une chance inouïe.
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Quel regard portez-vous sur le début du championnat ?
Lors de l’après match, on propose toujours un coup d’œil sur les résultats du multiplex et je me suis fait la première remarque à la J6 en me disant qu’il y avait eu plusieurs 0 à 0 ce jour-là. Ça prouve que, jusqu’à présent, sur les premières journées de championnat, on a eu du 35 buts, du 34 buts, …Franchement, on est vraiment vraiment gâtés. Au-delà du niveau, je trouve que, cette saison, il y a quand même beaucoup d’histoires. Clermont, par exemple, découvre la Ligue 1 et est 6è, en tenant tête à Lyon, en gagnant à Bordeaux, en jouant un super foot, avec un coach emblématique. Déjà, quand on est amateur de belles histoires, je trouve que cette saison est top. On a de très bons coachs qui ont envie d’instaurer une véritable identité de jeu. Je pense à Gérald Baticle, qui arrive après 11 ans de Stéphane Moulin, avec une vraie philosophie en tête. Ca a cassé pour la première fois à la 6è journée mais, jusqu’à présent, c’était top. Je pense à Peter Bosz aussi.
En Ligue 1, pendant longtemps, on a reproché à certaines équipes, à certains coachs, d’être un peu trop défensifs, de favoriser le résultat plutôt que la philosophie et la manière de jouer. Là, cette saison, on a vraiment une grosse différence. Peut-être que j’ai été gâté mais il n’y a pas eu un match où on s’est ennuyés. Ne serait-ce qu’Angers-Nantes.
Pour l’instant, on a beaucoup beaucoup de chance, on a de belles équipes, on a de beaux joueurs, c’est grâce aussi aux coachs qui ont envie de les faire travailler, techniquement et tactiquement. Ils ont envie que leurs joueurs se régalent, plein d’entraineurs nous l’ont dit, Baticle, Battles, Gastien, Haise.
Exception faite des incidents connus, le retour du public dans les stades aide aussi à cette effervescence…
Je vous le disais, le gros souci que l’on a sur site est que, parfois, il y a trop de bruit dans les tribunes, si bien que l’on ne s’entend pas. Je pense que ça fait du bien à tous, à nous, pour le kiff et aux joueurs. A huis clos, parfois, on avait l’impression d’un match d’entrainement. Avec les supporters, l’intensité est carrément différente. Ça se ressent aussi dans le message des joueurs, qui dédient les victoires aux supporters. Même menés de deux buts à dix minutes de la fin, les supporters continuent de chanter. Tout ça joue sans doute sur le côté spectaculaire et kiff que l’on a depuis le début de saison.
Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure du Pass Ligue 1 ?
Franchement, de continuer à kiffer ! Si vous me dites que la suite du championnat ressemblera au début, je signe. Là, ce n’est pas forcément le journaliste qui parle, c’est le fan de foot. Vraiment, je parle comme un consommateur lambda, j’ai envie de continuer à kiffer comme cela. Je mesure la chance que l’on a.
Merci, Alexis, pour toutes vos réponses !