Marie-Céline évoque ses différentes chroniques et pastilles sur internet !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie-Céline,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous avez mis en ligne récemment des chroniques, au format vidéo, sur Youtube notamment, selon le thème « D’une langue à l’autre ». Pour en revenir à la genèse de ce projet, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

Pendant mes études de traduction littéraire, je griffonnais des petites choses qui me faisaient rire ou m’interpellaient, parce que ça faisait jaillir du sens. C’était peut-être mon côté philo aussi que ça réveillait, vu que ça créait presque une troisième réalité inter langues. Parfois on percevait sa propre langue d’une autre façon, ou alors l’autre langue permettait d’avoir une vision plus enrichie du monde, ou encore le choc des deux permettait d’avoir une troisième réalité. Je trouvais cela hyper intéressant.

Et puis j'ai donné des cours et j'imagine qu'il y a un côté pédagogique dans ma démarche : c’est une façon de faire de la linguistique, de la philo et des langues sans que ce soit trop chiant (enfin j'espère !). Je trouve toujours dommage que toutes ces matières-là soient vues comme des trucs, intellectuels par essence, alors que non, l'humour et les jeux de mots c'est pour tout le monde et c'est infiniment riche.

Après, j'ai compilé mes notes, je pensais en faire un livre, j’avais appelé ça un abécédaire des curiosités de la traduction mais là j'avoue le titre était chiantJ. Et puis, c'est difficile de trouver un éditeur, surtout pour un ovni pareil. J’ai commencé à me dire que, peut-être, il fallait que je les raconte moi pour garder le ton décalé aussi, après tout c'est à ça que ça sert aussi d'être comédienne, à raconter.

Justement, avec vos propres mots, comment décririez-vous ces chroniques ?

Je dirais que ce sont de petites pastilles rigolotes pour plonger dans la culture d’un ou de plusieurs pays, pour repenser des domaines soit politiques, soit culturels, soit sociaux, soit littéraires. Pour avoir accès à des choses auxquelles on n’a pas accès quand on ne parle pas une autre langue justement. Une fenêtre ouverte sur d’autres mondes, voilà☺ . bon c'est un peu long comme pitch J.

 

 

Quelles sont vos sources d’inspirations pour le choix des thèmes proposés et mis en avant ?

Le choix s’impose un peu par la rencontre des deux mots en fait. Dès qu’il y a quelque chose qui m’interpelle et qui fait naitre du sens. Parfois simplement parce que c’est drôle, ce qui me donne l’envie de creuser. En partant d’un éclat de rire, on peut se rendre compte qu’étymologiquement, il y a des choses très intéressantes qui vont faire ressortir des liens incroyables. L’internationalisation culturelle m’a toujours intéressée, chacun a sa culture et on échange, ces échanges sont très riches, c'est l'inverse de la mondialisation. Peut-être que je suis allée au bout de ce projet en ce moment parce que, comme on a beaucoup été restreints dans les voyages depuis deux ans, c'était une autre façon de voyager, déjà par la langue.

La forme est volontairement rendue plus légère pour attirer et pour plaire au plus grand nombre sans doute…

Je pense que ça fait partie de ma personnalité. Quand je donnais des cours, j’essayais de récupérer tout le monde. J’étais toujours très triste quand je sentais que des gens décrochaient. Je me suis rendue compte d’une chose, c’est que faire le clown permet de ramener le maximum de gens possible à ce que l’on a envie de leur faire partager. Parce que ça décomplexe l’apprentissage. Je trouve cela important. J’ai cette volonté d’entrainer tout le monde. Je préfère que tout le monde rigole et je me dis aussi que si on rit on se souviendra, même juste un peu. Finalement, oui, il y a un côté très enfant, très ludique.

Après ces premières chroniques mises en ligne, quels premiers retours avez-vous déjà pu en avoir ?

Je suis super contente, pour l’instant, du retour du premier cercle d'amis, qui accrochent soit parce qu'ils sont eux-mêmes dans ce bain multi culturel soit justement qu'ils en sont éloignés et que ça leur permet de découvrir. Là, on a le grand écart que j’aime bien…C’était plutôt une surprise ces retours aussi enthousiastes, j’avais fait des pilotes en 2017, avec un autre format où je jouais des personnages, c'était moins fluide et j’avais laissé ça en brouillon.

Sans dévoiler de grands secrets, quels sont les prochains thèmes et sujets qui seront proposés ?

Je vais parler de quelque chose d’actualité, en anglais, en lien avec le maintien de l’ordre. Sur la différence de gestion des manifestations….C’est un peu « touchy » ce genre de thème mais je pense que c'est important d'aborder des sujets contemporains aussi.

En russe, il y aura deux chroniques avec des sirènes : une assez légère, culturelle et une autre un peu plus politique. En espagnol, je vais essayer d’aller sur quelque chose de plus léger. Pour l’instant, l’espagnol était toujours très engagé, je ne sais pas si c’est lié à la langue. J’aime bien varier dans les langues, parler de choses engagées mais aussi de choses plus légères, plus culturelles. En portugais, on va parler de grandes découvertes et de colonisation, voire peut-être de forêt amazonienne et donc d’écologie.

En complément, toujours à l’image, sur votre chaine « La maitresse en maillot de bain », vous proposez également d’autres contenus, davantage liés aux fautes de français.

Ce qui est venu en premier, c’était vraiment l’idée de la série sur les fautes de français, que je vais continuer avec mon maillot de bain rouge et mon lapinJ. La chaine a vraiment vocation à avoir plusieurs séries. Par la suite, je pense que l’on aura des choses sur d’autres langues encore.

 

 

C’est vrai qu’il y a un champ des possibles assez large autour des fautes de français…

On a commencé avec « voire même », on en a tourné deux autres, qui sont en post production. Là, c’est plus abouti visuellement et techniquement, ça nécessite un montage avec quelques effets. Je remercie d’ailleurs ma grande amie Virginie qui m'a encouragé à créer ma chaîne et qui est à la post prod de ces épisodes là❤.

Là aussi, la forme est légère, pour faire passer les messages et pour qu’ils soient retenus….

Je suis heureuse que ce fil rouge soit évident. C’est vrai que, sur le fond, c’est la même chose. Je pense que le code du maillot de bain reviendra (ah ah, ça c’est du scoop☺ ) sur d’autres séries, en portugais et en anglais. Enfin…je demanderai à mon lapin ce qu’il en pense☺.

Merci, Marie-Céline, pour toutes vos réponses !

Merci Julian pour cette très chouette entrevue / interview !

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