Koh Lanta : Maxine, grande gagnante, évoque son aventure, ses souvenirs et les moments décisifs !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Maxine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été sacrée grande gagnante de l’édition « Koh Lanta, les armes secrètes ». Avant de revenir sur votre victoire, on imagine le plaisir et la joie que cela a dû être pour vous, vendredi dernier, de revoir tous vos camarades aventuriers ?

Oui, franchement, c’était une très très bonne soirée. J’avais un peu peur car je n’avais pas forcément reparlé à tout le monde. Même ceux avec lesquels j’avais moins d’affinités sont restés hyper corrects, on a tous passé une très bonne soirée. Forcément, on a partagé tellement de choses, des mauvaises comme des bonnes, que ça ne s’oublie pas. Oui, c’était super cool de se retrouver !

Les retrouvailles ont sans doute été très chaleureuses ?

Oui…forcément, il y a encore quelques tensions qui persistent mais, vraiment, j’ai trouvé que tout le monde avait fait un effort, que tout le monde avait pris un peu de recul. C’était bien. Je ne dis pas que j’ai parlé à tout le monde mais je peux dire que j’ai passé une très très bonne soirée et, pour ça, je les remercie parce que c’était cool.

Au moment du dépouillement puis surtout de l’annonce finale par Denis, ce fut sans doute une énorme délivrance pour vous ?

Oui, ce sont des moments toujours très spéciaux. Il y a un peu mille émotions en même temps. Bien évidemment, j’étais hyper heureuse. Après, c’est hyper dur, je trouve, de réaliser qu’on gagne « Koh Lanta ». Même encore aujourd’hui, j’ai du mal à réaliser. J’ai bien évidemment serré Lucie dans mes bras, regardé Laure direct, j’ai senti, dans ses yeux, beaucoup de fierté. Très heureuse, nostalgique aussi parce que ça marque la fin d’une très belle aventure pour moi. Quand je suis revenue, après, dans la loge, j’ai appelé direct mes parents, mon chéri et mon frère. C’était beaucoup d’émotion, beaucoup de joie évidemment et de bonheur.

On l’a vu, vous avez gagné les poteaux, en un peu plus de deux heures. Vous avez semblé très stable et quasiment immobile tout au long de l’épreuve.

C’est vrai que j’étais plutôt à l’aise. Après, on va dire que j’ai bien su cacher aussi que j’avais mal, je ne voulais pas le montrer à Jonathan et à Lucie. Forcément, il y avait des moments où je me sentais moins bien qu’à d’autres. Dans l’ensemble, j’ai quand même passé une super épreuve, dans laquelle je me suis très bien sentie. Je ne me suis pas trop fait peur, c’est vrai mais, voilà, j’ai travaillé aussi beaucoup sur ma concentration, j’ai fixé toujours le même point pendant les 2h 08, c’est vrai que je ne me suis pas trop dispersée, je me suis concentrée sur des choses simples, je me répétais toujours la même chose, je n’arrêtais pas de dire « papa, maman, Alex, Ben, Laure », qui sont pour moi des personnes forcément très importantes dans ma vie. En plus de cela, j’avais promis à Laure que j’allais tout déchirer aux poteaux. Oui, cette épreuve, je l’ai bien gérée mentalement je pense.

La veille a eu lieu la terrible épreuve de l’orientation, où vous finissez par trouver le poignard dans l’eau, sans forcément avoir découvert la balise associée. On peut penser que, au fur et à mesure du temps qui passait, cette épreuve devenait de plus en plus intense ?

« Terrible épreuve », c’est totalement le mot ! Pour moi, c’était la pire épreuve de « Koh Lanta », en tout cas que j’ai vécue là-bas. C’était horrible, c’était hyper long, je savais que ce n’était pas du tout mon point fort parce que, dans la vraie vie, je suis nulle en orientation, je n’arrive pas à m’orienter, je ne fais jamais franchement attention. C’était un calvaire, d’autant plus qu’à la fin, je me retrouve sur le même élément que Laure et Arnaud. Avec Laure, on voulait aller toutes les deux sur les poteaux, on s’est vite rendues compte que ça n’allait pas être possible et qu’il y en avait une d’entre nous qui n’y serait pas. Donc d’autant plus dur je dirais. Après, c’est là toute la magie de la course d’orientation aussi, c’est qu’il n’y a pas forcément de règle, même si j’aurais bien évidemment préféré tout trouver et réussir à gagner ce poignard on va dire de façon un peu plus sportive. Je crois que j’ai une sacrée bonne étoile au-dessus de moi, j’ai réussi à trouver ce poignard mais c’était une épreuve très stressante. Je crois que, mentalement, c’était la pire épreuve pour moi dans « Koh Lanta ». Mais, voilà, on le dit, il ne faut jamais rien lâcher dans la course d’orientation et je crois qu’il faut vraiment prendre cette phrase au mot.

Globalement, quel regard portez-vous sur votre aventure ?

Honnêtement, que de très belles choses….même les moments les plus compliqués, quand il pleuvait beaucoup sur le camp, notamment la tempête que l’on s’était prise où j’avais une coupe assez originale, même les épreuves que j’ai pu rater…c’est marrant, pour le coup, c’étaient des moments un peu difficiles mais en fait, aujourd’hui, même ces moments là je les ai transformés en pur bonheur et quand je regarde mon aventure, je me dis que j’ai vraiment vécu une aventure hyper belle du début à la fin, avec Laure d’ailleurs. Je dis toujours que j’ai gagné bien plus qu’une aventure parce que j’ai rencontré des gens extraordinaires. Je suis très fière de cette aventure, quand je porte un regard sur elle.

Quels sont les moments clés que vous retenez ?

C’est drôle mais je dirais que tout a commencé par Jonathan. Parce que Jonathan a fait une super performance sur les trapèzes, en épreuve statique, qui permet d’éliminer Mathieu. Donc premier moment très marquant de cette aventure parce que ça commence à tourner en notre faveur. Ensuite, dans la foulée, le retournement de Vincent, forcément, qui nous aide bien. Derrière, qui élimine Shanice. Pour finir, Lucie et Laetitia qui sont aussi de notre côté pour éliminer Myriam, ce qui nous permet de prendre le dessus. Ce sont ces moments que je retiendrais le plus parce qu’ils nous ont permis aussi de rependre la supériorité numérique avec les rouges et avec notre très belle équipe Arnaud, Jonathan, Laure et moi, puis Lucie par la suite. Voilà, c’est aussi grâce à ces moments là que l’on est allés aussi loin. Merci Vincent, merci Laetitia, merci beaucoup ! C’est ça qui est beau dans « Koh Lanta »…on est arrivées à la réunification, on n’était pas belles quand même avec Laure, on s’est dit que ça allait être compliqué mais dans « Koh Lanta », il faut toujours se dire qu’il peut y avoir des retournements de situation et que rien n’est fini.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Parmi vos moments marquants, on peut aussi penser à cette version originale des ambassadeurs, à deux au départ puis à trois dans la réalité des faits ?

Oui, carrément ! Déjà, c’était assez cool pour moi d’aller aux ambassadeurs. Je ne pensais pas que je dirais ça, quand je regardais à la télé, je me disais que je n’aimerais pas être ambassadrice. C’est vrai que c’était plutôt cool pour moi à ce moment-là, ça m’assurait quand même de rester un peu plus longtemps dans l’aventure. Et j’étais encore plus heureuse de découvrir que l’ambassadrice secrète était Laura, j’ai eu un coup de stress quand je ne savais pas encore qui c’était. Mais bon, quand j’ai vu que c’était Laure, c’est vraiment un moment marquant. Avec Vincent, je pense que c’est aussi là que l’on a commencé à créer des liens tous les trois. Donc, oui, ces ambassadeurs étaient aussi un sacré moment, bien stressant mais hyper cool à vivre.

Cette aventure vous a aussi permis de nouer une vraie belle amitié avec votre camarade Laure….

Oui, oui, carrément ! C’est vrai qu’avec Laure, on est sur un bon rythme depuis que l’on est rentrées de « Koh Lanta », on se voit environ toutes les deux semaines, soit je viens, soit elle vient chez moi, elle a rencontré toute ma famille, j’ai rencontré la sienne. Chez elle, je me sens comme à la maison et je pense que c’est pareil pour elle. Cette amitié est un peu inexplicable, complètement inattendue mais je crois que c’est l’une des plus belles que je n’ai jamais vécues dans ma vie. Donc merci « Koh Lanta » parce que sans cette émission, je n’aurais jamais rencontré cette petite pépite. Et c’est loin d’être fini, on va faire plein de voyages ensemble déjà parce que j’ai envie de l’emmener partout, vu qu’elle n’est pas souvent sortie de sa ferme. Donc, voilà, ce n’est que le début d’une très très belle et longue amitié.

Vous avez commencé à le dire, avez-vous déjà réalisé ce qui vous arrive et le fait d’être la grande gagnante ?

C’est très dur de réaliser quelque chose comme ça. Pour moi, ça me parait tellement improbable. Quand je suis arrivée dans cette aventure, loin de moi l’idée de me dire que j’allais aller aussi loin. C’est pour ça que ça me parait limite impossible, j’ai l’impression d’être dans un rêve. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnes qui me félicitent, du coup ça me ramène un peu à la réalité. Mais, même avec cela, j’ai un peu du mal à y croire encore. C’est juste ouf, c’est inexplicable ce qui m’arrive là.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Déjà, il y en a un qui me vient direct en tête, ce sont toutes les chansons que l’on a pu faire avec Laure autours du feu, ce sont des choses qui n’ont pas forcément été montrées mais qui, pour nous, restent de très bons souvenirs. On s’est quand même bien marrées sur le camp rouge quand on chantait Diams, Vitaa, …il y avait du level. Après, je dirais ma victoire sur l’épreuve d’équilibre, elle était très très crispante en termes d’émotions parce que, franchement, Arnaud m’a donné vraiment du fil à retordre et je ne l’attendais pas spécialement sur cette épreuve. Voilà, c’était une très belle finale, avec beaucoup de pression et, finalement, je me sentais quand même plus légère quand j’ai gagné le totem. Je ne faisais pas la maline, franchement il m’a fait flipper sur la finale. Et bien évidement les poteaux, depuis toute petite je regarde « Koh Lanta » et je me dis que, si un jour je pouvais y être, ce serait un truc de fou et c’est ce qui s’est passé. En plus, je les ai gagnés donc c’est trop cool. Vraiment, ces trois moments là resteront mes meilleurs souvenirs je pense.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué pour vous à appréhender et/ou à supporter ?

Tout était très difficile. Après, j’ai bien réussi à gérer la faim je trouve. En revanche, ce qui m’a le plus gêné, c’était bien évidemment la pluie, c’est toujours très relou, en plus il a quand même pas mal plu. Surtout, le fait de dormir par terre et de ne plus du tout avoir de confort à ce niveau-là, vraiment à la fin je sentais que mon corps commençait à me sonner l’alarme et à me dire que c’était bien que ce soit bientôt fini. J’avais hyper mal aux cervicales, je n’arrivais plus à dormir allongée donc j’étais obligée de m’asseoir. A la fin, je ne dormais plus du tout. Pour moi, c’était ça le plus dur. Même en rentrant de « Koh Lanta », j’ai mis hyper longtemps à m’en remettre.

Sur le camp, au quotidien, quelles étaient vos tâches et activités favorites ?

Vu que je dormais mal, j’aimais bien gérer le feu la nuit. J’aimais bien me lever, comme j’avais froid, on va dire que ça me réchauffait de m’occuper du feu. Avec Laure, on est allées chercher plein de fois le bois ensemble, c’était plutôt cool. J’aimais bien aussi écailler les poissons et enlever les arêtes, c’était cool aussi. J’aimais bien également faire la petite popote avec Lucie de temps en temps, les fameuses frites de noix de coco qui étaient succulentesJ.

Pour boucler la boucle, en conclusion, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater à « Koh Lanta » ?

C’est vrai que j’avais du mal à tourner la page de mon arrêt de carrière un petit peu difficile au plongeon, avant les Jeux Olympiques de Rio. Voilà, c’est vrai que depuis pas mal d’années, je cherchais un peu un challenge pour combler ce vide je pense. J’ai pensé à « Koh Lanta », j’avais candidaté une première fois en 2018, ça n’avait pas abouti. Ça a marché lors du confinement l’année dernière. C’était vraiment un challenge pour moi, c’était l’occasion de partir un petit peu loin, de faire le vide, d’arrêter de réfléchir parce que je suis quelqu’un qui réfléchis beaucoup, j’ai tendance à me prendre pas mal la tête avec toutes les pensées. Là, ça m’a permis de vraiment partir loin de tout, de faire mon aventure pour moi aussi, c’est vraiment un projet qui me tenait à cœur et de sortir de ma zone de confort, pour voir ce que je valais forcément encore au niveau sportif.

Merci, Maxine, pour toutes vos réponses et bravo encore pour votre victoire !

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Publié dans Télévision

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