Koh Lanta : Jonathan se remémore l'épreuve mythique des poteaux !
Bonjour Jonathan,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vendredi dernier a été diffusée la grande finale de « Koh Lanta » sur TF1. On imagine le plaisir et la joie que cela a dû être de revoir tous vos camarades ?
Oui, c’était vraiment sympa de tous se retrouver pour ce dernier clap. Voilà, ça permet aussi de clôturer une belle aventure tous ensemble.
On suppose que les retrouvailles ont été chaleureuses ?
Oui, oui, carrément ! Après, c’est vrai qu’il y a toujours de petites tensions, de par le fait du jeu qu’il y a eu. Pour ma part, aucun problème avec personne, très content de revoir tout le monde. Après, il y en a certains dont je suis un peu plus proche.
On l’a vu lors du dernier épisode, vous avez été éliminé à l’issue de la mythique épreuve des poteaux. Racontez-nous ces un peu plus de deux heures d’immobilité, à finir sur un carré de 10 cm de côté.
Il faut savoir que ça se passe un peu en plusieurs étapes. Avant de monter sur les poteaux, on est assez confiant, « bon allez, je vais donner tout ce que je peux », même si on a vu que les épreuves d’équilibre n’étaient pas trop mon fort. Au moment où je monte sur les poteaux, dès la première minute, je me dis que ça va être compliqué, que ce n’est pas une épreuve pour moi mais qu’il faut se battre le plus longtemps possible parce qu’une des filles peut faire une erreur et tomber. Donc il ne faut rien lâcher. C’est vrai que je me bats, on pense à beaucoup de choses et c’est marrant parce que le temps passe à la fois peu vite et à la fois vite. Quand Denis annonce que ça fait deux heures que l’on y est, que l’on va tirer la dernière cale du poteau, je suis quand même très très content d’en arriver là parce que je m’étais dit qu’il fallait que je tienne un quart d’heure, juste pour sauver les meubles. Donc, finalement, deux heures plus tard, je suis plus que content, même si je tombe.
On vous a vu souvent vous rattraper à la dernière seconde….
Oui, c’est vrai, là où les filles sont plutôt détentes en équilibre, je suis plutôt en gainage, du coup la moindre tension est compliquée, sachant que c’était déjà très tendu. C’était un peu la folie, je me suis rattrapé quelque fois, c’était rigolo à revoir. Sur le coup, je ne me suis pas rendu compte que je m’étais pris autant de déséquilibres mais, en revoyant les images, il y en a eus pas mal.
Avec le recul, quel bilan faites-vous de votre aventure ? Qu’en retenez-vous principalement ?
J’en retiens ce pour quoi j’étais venu, faire le meilleur parcours que je pouvais. Je ne suis jamais allé à « Koh Lanta » avec la prétention de gagner, je voulais juste faire le plus beau parcours pour être fier de moi. Et pour que ma famille et mes amis le soient aussi. C’est chose faite, je pense que d’aller jusqu’à l’épreuve mythique des poteaux est quand même cool. Si je dois regarder de près mon aventure, très content de mon parcours, très content des amis que je me suis faits sur la route, très content de toutes ces rencontres, des paysages, de l’aventure en elle-même, c’est une aventure qui est énormissime. Si je pouvais, je repartirais la faire.
Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?
C’est assez fou, assez paradoxal mais, en fait, avec du recul, comme maintenant ça fait six mois que j’ai vécu l’aventure, le tournage étant en octobre et novembre, franchement tous les moments sont des bons moments. Même les moments difficiles, où on est sous la pluie, en train d’attendre, finalement quand on y repense, on aimerait juste les revivre.
A l’inverse, qu’est-ce qui aura été, pour vous, plus compliqué à appréhender et/ou à supporter ?
Je dirais que le plus compliqué a été forcément, pour moi, la pluie. Elle a été difficile à gérer. Le stress aussi, la pression. C’est vrai que l’on n’est pas juste dans un jeu où il faut survivre, c’est un jeu avec des éliminations tous les deux à trois jours. Donc, forcément, on stresse et on a un peu la pression. Donc c’est très très stressant comme jeu.
Les derniers jours ont-ils été encore plus compliqués que les précédents ? Ou la dotation de riz par Denis lors de l’un des derniers conseils vous a-t-elle bien aidé ?
C’est vrai que, quand on est à quelques jours de la fin et que l’on n’a plus de riz, bon, on se dit que l’on va serrer les dents, de toute façon, c’est comme ça, on n’en a pas, on ne va pas en fabriquer. Quand Denis nous en donne, franchement, c’est un soulagement et c’est vrai qu’il en restait largement en rationnant bien, pour qu’il y en ait pour tout le monde jusqu’à la fin, et de belles portions. On a eu les plus belles portions à la fin que l’on n’ait jamais eues, c’était plutôt cool de finir une aventure en mangeant je ne vais pas dire correctement mais en mangeant bien plus qu’au départ.
Sur le camp, au quotidien, quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?
Je n’aimais pas trop aller ramasser le bois, c’est fatiguant, c’est pénible, c’est une tâche un peu ingrate. J’aimais bien aller à la pêche avec Arnaud, j’aimais bien aller ramasser des noix de coco avec lui aussi. On faisait tout avec Arnaud en s’amusant, c’était pas mal, aussi la pêche aux crabes.
Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé après la réunification, où les jaunes étaient pourtant arrivés en forte majorité ?
On a eu une petite part de chance. Il y a eu plusieurs facteurs qui nous ont aidés, le fait que Shanice menace Vincent, du coup il n’apprécie beaucoup et retourne son vote contre elle. On a sauté sur l’occasion, on a tous voté Shanice. Là, on a réussi à prendre un peu l’avantage. Ensuite, il y a eu des épreuves où on a eu de la chance, qui ont tourné en notre faveur, du coup on a pu mettre ça à profit pour l’équipe des ex-rouges. Ensuite, il y a eu le bracelet noir de Lulu, qui m’a sauvé notamment, Magalie aussi. Voilà, ce sont plein de petites choses qui ont fait que l’on a pu reprendre l’ascendant et où j’ai pu rester dans le game.
C’est finalement Maxine qui remporte cette édition. On vous imagine très content pour elle ?
Oui, carrément content pour elle. Pour vous dire, les cinq derniers que l’on était à l’orientation, je m’étais dit que si je ne gagnais pas et que je voyais l’un des quatre gagner, ça m’irait très bien. Arrivé à ce stade du jeu, ça ne me dérangera plus de voter pour quelqu’un. Un peu avant, ça m’aurait un peu embêté de voter pour certaines personnes, si elles avaient été en finale je n’avais pas forcément envie de les élire « meilleur aventurier de Koh Lanta ». Les quatre derniers restés avec moi, je me dis que je peux voter pour n’importe lequel, ça m’ira très bien.
En conclusion, et pour boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?
C’est le fait d’avoir regardé ça depuis que je suis gamin, j’ai commencé à regarder tout minot, avec mes parents. J’ai toujours aimé le côté aventure, le côté compétition, c’est vraiment pour cela que je me suis inscrit, c’est vraiment pour la compétition et l’aventure en elles-mêmes.
Merci, Jonathan, pour toutes vos réponses !