Koh Lanta : Arnaud nous raconte son élimination à l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Arnaud,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous aviez quitté l’aventure « Koh Lanta » suite à la mythique épreuve de l’orientation. Racontez-nous comment vous avez vécu ces environ quatre heures de recherche à retourner une bonne partie de l’ile.

J’étais parti en me disant que j’avais toutes mes chances, il y avait trois poignards pour cinq. Arrivé là, il n’y avait pas de raison que je n’aille pas plus loin, j’étais parti en jouant toutes mes chances. J’ai voulu d’abord mettre un point d’honneur en montrant tout de suite aux autres où j’allais, en espérant justement que personne ne me suive. Ce qui s’est bien déroulé du coup, ça s’est passé comme prévu. Sauf que, derrière, ce qui ne s’est pas passé comme prévu, c’est que je me suis complètement perdu, j’étais à l’autre bout de l’ile, je ne sais pas trop où. A un moment, me voilà revenu un peu sur mes pas et je tombe sur Lucie qui, elle, avait trouvé l’endroit que je cherchais au départ.

Ensuite, on voit Maxine arriver au même endroit, donc on se retrouve à trois sur cette souche, à chercher la borne. Jusqu’à ce que je trouve cette borne. Une fois cette borne trouvée, j’avais Lucie qui n’était vraiment pas trop loin donc j’ai furtivement regardé la borne, ce qui m’a valu du coup une tromperie au niveau de la couleur. J’arrive à la table d’orientation, j’annonce blanc à Denis alors qu’il n’y a pas de blanc du tout. Mais j’avais croisé Lucie qui, elle aussi, avait trouvé la borne auparavant. Donc je me suis dit que mon orientation sera vers Lucie, vu que j’espère qu’elle n’a pas fait la même erreur que moi. Donc je me redirige vers ma borne, je fais les pas que j’avais vers Lucie. On cherche, on cherche, on cherche jusqu’à ce que Lucie trouve ce poignard. En se disant bien que l’on avait déjà entendu la corne de brume de Denis, on savait qu’il ne restait plus que deux poignards. Lucie a trouvé le deuxième, elle est qualifiée avec Jonathan.

Derrière, on se retrouve sur la troisième zone avec Laure et Maxine. A ce moment-là, on cherche très longtemps aussi jusqu’à ce que je trouve le corail. Là, pendant longtemps, je chercher cette borne aussi, que je trouve également, avant les filles. Elles n’avaient encore ni l’une ni l’autre trouvé ce corail. Pendant longtemps, du coup je suis assez seul pour essayer de trouver ce poignard. Après être allé à la table d’orientation, j’avais bien ma direction, j’avais mes pas, j’avais tout ce qu’il fallait pour trouver le poignard. Je refais mes pas plein de fois jusqu’à ce que Laure trouve aussi la borne. On s’est mis à chercher tous les deux à peu près au même endroit. Max, n’ayant pas trouvé la borne, s’est dit qu’elle allait chercher autours de nous, jusqu’à ce qu’elle tombe sur le poignard au bord de l’eau, ce qui lui a permis de prendre la dernière place sur les poteaux. Du coup, l’aventure s’arrête là pour Laure et moi-même.

On l’a vu, l’épreuve de l’orientation était particulièrement intense et disputée. Au fur et à mesure de l’avancée du dénouement, comment réagissiez-vous ?

C’est une épreuve qui est vraiment intense effectivement, tant au niveau mental qu’au niveau physique. On ne court pas pendant les quatre heures mais on se donne vraiment beaucoup, on court pas mal, on fait pas mal de bornes je pense. Entendre cette corne de brume une fois, deux fois, on se dit que ça se restreint, qu’il n’y a plus beaucoup de place sur les poteaux, ça stresse un peu. Moi, tant qu’il en reste un, je suis vraiment focus, comme on dit tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Je suis un peu stressé parce qu’il ne reste qu’une place sur trois mais je suis focus sur ce qu’il reste à faire, je me donne à fond.

A titre personnel, comment aviez-vous vécu la diffusion des images ? Avait-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, oui, tout à fait mais pas forcément que ces quatre heures là. En vérité, quand on regarde tous les épisodes de ce « Koh Lanta », pour ma part, on revit presque tous les moments et, du coup, il y a certaines choses qui nous reviennent, il y a certaines émotions que l’on revit. Devant les épisodes, j’étais comme un fou, à m’encourager, même si je savais que c’était déjà fini. Sur ces quatre heures là, forcément j’ai un peu de regrets, quand je vois que je ne suis pas très loin quelques fois du poignard. C’est vrai que j’ai quand même l’impression de l’avoir revécu presque une deuxième fois.

Plus globalement, quel bilan faites-vous de votre aventure et de ces 34 jours dans le jeu ?

Quand je me retourne et que je regarde ce que j’ai fait, je me dis que mon aventure a été vraiment belle quand même. Même si mon côté compétiteur me dit qu’elle n’est pas aboutie. Je n’ai pas fini sur les poteaux, je n’ai pas fini sur la première marche non plus. Ça, c’est mon côté compétiteur. Après, si je regarde bien, si je fais un petit retour en arrière, je n’avais quand même pas été choisi dans les équipes de départ, il y avait un casting quand même plutôt costaud, je pense que, au tout départ, si on m’avait demandé de signer pour l’orientation, j’aurais signé de suite, sans aucun soucis. Donc un bilan très très positif.

Quels resteront, d’ailleurs, vos plus beaux souvenirs sur place ?

Oh, il y en a plein. Déjà, ces paysages magnifiques, cette eau de mer, cet aquarium géant dans lequel on allait pêcher, les rencontres notamment celle avec Jonathan. J’ai rencontré un réel ami dans l’aventure. Et puis cette aventure, ce rêve complet que j’ai vécu, un rêve que j’ai depuis plus de dix ans. Je pense que vivre un rêve n’est pas donné à tout le monde, je l’ai fait et c’est plutôt agréable.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus difficile à supporter ou à appréhender ?

J’avais appréhendé pas mal de choses en regardant l’aventure tout au long de ces dernières années. Après, je n’appréhendais pas le manque de mes loulous et le manque de ma femme. Donc ce manque de ma famille était vraiment dur pour moi, plus que la pluie ou la faim ou le sommeil. Tout ça existe effectivement mais on le sait, ça fait partie de l’aventure. Après, je n’avais pas forcément appréhendé le manque de ma famille qui a été le plus dur pour moi.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

On a vu, au fur et à mesure de l’aventure, une vraie montée en puissance vous concernant. Quels ont été les déclics qui l’ont permise ?

Je ne pense pas avoir eu forcément de déclic, je me donnais toujours à fond, sauf que, on l’a bien vu, tout au long de l’aventure j’ai fondu, je suis arrivé un peu en surpoids au début et j’ai perdu onze kilos dans toute l’aventure. Donc je pense, en résumé, qu’il n’y a pas forcément eu de déclic, j’étais peut-être plus en forme.

Après la réunification, l’aventure a été riche en rebondissements. On pensait voir les rouges partir les uns après les autres mais, au final, vous étiez quatre à l’orientation…

Oui, bien sûr. On sait que, finalement, dans « Koh Lanta », il se passe toujours plein de choses, notamment là avec ces armes secrètes. Il y a eu Jonathan qui gagne une épreuve, qui lui a permis de mettre en duel deux jaunes. Forcément, un jaune s’en va. Le soir-même, retournement de situation avec Vincent. Finalement, dans « Koh Lanta », rien n’est jamais joué, il ne faut jamais s’avouer vaincu.

Au quotidien, sur le camp, quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement effectuer ?

Ce n’est pas non plus un scoop, j’aimais beaucoup aller pêcher. C’est quelque chose que je ne fais pas du tout chez moi, que je n’ai pas du tout fait en rentrant non plus. Mais bon, voilà, il fallait aller chercher à manger, il y avait quoi de manger dans l’océan. Le fait que l’on ait le harpon et les cannes à pêche rendait la chose un peu plus simple. Du coup, je prenais un plaisir fou à aller chercher à manger dans l’océan, j’ai passé des heures, je pense que ça peut être l’activité qui m’a plu le plus.

La grande finale a été l’occasion de revoir tous vos camarades aventuriers. Les retrouvailles ont sans doute dû être chaleureuses, malgré les éventuels désaccords ou incompréhensions avec certains pendant le jeu ?

Oui, oui, oui, bien sûr. Pour ma part, en plus, je m’entendais avec tout le monde, je n’ai jamais eu d’accroche avec qui que ce soit. Donc j’étais vraiment content de revoir tout le monde. Après, forcément, il y a plus d’affinités avec certains qu’avec d’autres, on a plus accrochés avec certains qu’avec d’autres, on a passé un peu plus de temps avec certains qu’avec d’autres. Mais, voilà, dans l’ensemble ça a fait plaisir de revoir tout le monde, tout beau en plus.

C’est finalement votre camarade Maxine qui a remporté l’aventure. On vous imagine très content pour elle ?

Oui, oui, oui, bien sûr, je suis très content pour elle. Après, j’aurais été très content pour Lucie aussi ou Jonathan encore plus. Je suis très content, ça aurait pu être n’importe lequel des trois, aucun n’aurait démérité. Après, comme ce n’est pas moi, j’ai envie de dire que je suis très content mais ce n’est pas moi quand mêmeL.

Pour terminer et pour boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

C’est vraiment un ensemble de choses qui fait que cette aventure m’a toujours plu. Le social, les épreuves physiques, la survie, tout ça me plaisait, je me disais en moi-même que c’était vraiment une aventure pour moi, que j’avais vraiment envie de vivre. Notamment encore plus quand j’avais entre 20 et 25 ans, où j’aurais aimé aller chercher plus de totems. Mais bon, voilà, au fil du temps, cette envie ne s’est jamais enlevée et je suis très heureux d’avoir pu réaliser un rêve.

Merci, Arnaud, pour toutes vos réponses !

Publicité

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article