Koh Lanta : Mathieu nous raconte son départ suite à un duel face à son ami Thomas !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminé de « Koh Lanta » dans l’épisode diffusé vendredi dernier, suite à un duel imprévu et inattendu face à votre ami Thomas. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de cet épisode ? Les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, je vous avoue que, quand j’ai vu l’épisode, je ne le pensais pas, j’ai été un peu triste en fait. Parce que j’ai revu les images du duel avec Thomas ainsi que mes camarades d’aventure. Donc je ne vous le cache pas, ça m’a fait quelque chose. Je ne pensais pas, ça m’a fait un petit truc. Après, ça me fait surtout remonter que de bons souvenirs parce que « Koh Lanta » est une aventure vraiment incroyable. Je ne retiens que le positif. C’est vrai que quand je vois Thomas et moi face à face puis quand je vois Thomas qui pleure, forcément ça me rend triste. Au jour d’aujourd’hui, c’est mon ami. Donc, oui, forcément, ça me fait remonter des souvenirs mais c’était une belle fin. Dans l’ensemble, je suis très très content, même par rapport à la diffusion en général. Ce ne sont que de bons souvenirs, rien de négatif.

Au moment de votre élimination, qu’avez-vous ressenti ? Elle est en effet différente d’une élimination au conseil, où l’on voit son nom sur les bulletins….

Déjà, j’étais fier…on ne m’a pas éteint mon flambeau et il n’y a jamais eu personne qui a voté contre moi. C’était une fierté, je ne sais pas si les gens m’ont aimé, en tout cas, ils m’ont respecté. Après, c’est sûr que quand on quitte l’aventure, on est forcément triste. Tout le monde veut aller le plus loin possible dans « Koh Lanta » mais, pour moi, c’était une belle fin. Je ne voulais pas d’une fin banale, moi qui déteste tout ce qui est banal. Moi-même, je ne le suis pas du tout. Au final, je le prends plutôt bien et c’est pour ça qu’il y a quelques personnes qui ont été surprises de ma réaction. Je me dis que c’était mon destin. De finir comme cela face à Thomas, j’ai vite accepté la chose en fait. C’était un combat que l’on a joué à fond tous les deux, il ne pouvait en rester qu’un, c’était lui et tant mieux. Forcément, j’étais triste mais, d’un autre côté, j’étais heureux, c’est paradoxal. Un mélange de sentiments on va dire.

Selon vous, avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué dans ce duel, où il fallait empiler les trois petites boules ?

En fait, déjà, si l’on revient à la première épreuve, qui est statique, quoi qu’il arrive, ça aurait été pareil parce que Thomas tombe juste après moi. Même s’il était tombé en premier, je l’aurais affronté dans ce duel. Donc j’ai accepté la chose. Après, sur l’épreuve, on le voit, à un moment donné c’est moi qui passe devant, après c’est lui, après c’est moi à nouveau et vice versa. Donc ça a été compliqué. Je pense que ce qui m’a manqué, c’est juste à la dernière boule, où il fallait mettre l’espèce de bout de bois droit face à la boule et, en fait, à force de faire, je m’énervais et je le mettais toujours penché vers le haut, alors qu’il fallait le laisser horizontal. On ne dirait pas mais l’épreuve a duré assez longtemps. Je n’ai pas réussi et c’est Thomas qui a compris le coup à la fin, ce qui lui a permis de remporter l’épreuve. Mais c’était très serré, c’est pour ça, je pense, que ça a été une belle épreuve.

Sur l’épreuve collective en elle-même, que s’est-il passé ? Vous êtes tombé le premier….

On a tout de suite vu que les épreuves de patience et les épreuves statiques n’étaient pas du tout pour moi. Dès que j’arrive en fait sur l’ile de l’épreuve et que je vois l’épreuve au loin, déjà je comprends que je vais être de suite en difficulté. Quand, en plus, Denis annonce que celui qui tombe le premier va avoir un désavantage, je sais que ça va chauffer pour mes fesses. De toute façon, je savais que ça allait se jouer entre moi, Thomas et Arnaud. Je tiens sept minutes et les deux autres tombent juste après moi. Malheureusement, je tombe le premier mais, comme je vous l’ai dit, ça n’aurait rien changé, Thomas étant le deuxième. Je pense que Jonathan aurait fait les mêmes choix, c’était écrit comme ça, c’était le destin. Il faut savoir l’accepter.

Sans ce départ inattendu, pensez-vous que votre alliance à quatre vous emmenait tout droit à l’orientation ?

Oui, oui, oui… pour nous, le calcul était très simple dans nos têtes, c’était l’autoroute pour nous, on était en supériorité numérique et on était une équipe soudée. C’est sûr qu’il y avait moi, Thomas, Myriam et Shanice mais il ne faut pas oublier qu’il y avait aussi Vincent et Flavio avec nous aussi. J’étais moins proche des autres filles. C’était l’autoroute pour nous mais on a vu que, au final, elle s’est transformée en chemin très compliqué. Je saute puis c’est au tour de Shanice. Ca redistribue toutes les cartes. Comme quoi, sur « Koh Lanta », un rien peut se transformer en tout, il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, à ce que l’on fait. Même moi, avant l’épreuve, je dis que je ne me sens pas du tout en danger, ce qui était la vérité si on allait au conseil mais je suis arrivé sur une épreuve pratiquement éliminatoire et chao…On ne sait jamais ce qui va se passer sur « Koh Lanta » mais c’est ce qui fait aussi la particularité de cette émission, les rebondissements la rendent top.

Juste avant, lors de l’épreuve de confort du tic à l’arc, comment avez-vous vécu les choix à faire et les décisions prises pour les noms d’aventuriers se voyant leur flèche être cassée ?

En fait, si on m’avait cassé ma flèche, je l’aurais compris parce que, de toute façon, il ne pouvait en rester qu’un. Même si elles sont parties à deux, ce que nous ne savions pas, on croyait que c’était juste pour une seule personne. Quand je devais casser une flèche à quelqu’un, je savais que ça ne me poserait aucun problème, comme vous avez pu le voir, je suis quelqu’un de très franc, j’assume tout ce que je dis. Peu importe si quelqu’un l’avait mal pris. Après, je me suis retrouvé dans la situation où il restait quand même Magalie qui était rouge, mais c’est une maman et je respecte cela, jamais de la vie j’aurais privé l’appel d’un enfant pour sa maman. Il ne restait que les jaunes, je l’ai fait à l’affect tout simplement, la personne avec qui je ne suis pas proche du tout, c’est Laetitia, j’ai cassé sa flèche, sans aucun remord. Apparemment, elle n’a pas compris mais ce n’est pas grave, j’ai fait ce que j’avais à faire.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Il y a plein plein plein de souvenirs. Il y a les pratiquement onze jours sans feu qui ont été onze jours de galère. Mais, au final, ce sont les plus beaux souvenirs, c’est là que l’équipe des jaunes s’est créée, c’est là où on a su créer une forte forte forte alliance. En fait, on a évolué dans la galère constante, c’est ce qui a fait notre plus grande force. Mais mon plus beau souvenir reste ma sortie, c’est paradoxal c’est mon pire souvenir mais c’est aussi mon plus beau parce que j’ai vu que tous mes camarades étaient là pour moi. Surtout, j’ai vu, même si je le savais, que l’amitié que j’avais avec Thomas était vraiment réelle et très très très forte. Pour que Thomas pleure, je peux vous dire qu’il en faut. Il a versé sa larme pour moi, ça m’a touché. Après, j’ai fait un beau discours et ça a scellé ma fin.

A l’inverse, qu’est-ce qui a été le plus difficile à supporter ?

C’est un peu tout, la fatigue forcément, la nourriture aussi. Le manque de nourriture est très compliqué à gérer. Mais le plus dur, pour moi, a été la pluie, c’était un enfer. Il pleuvait tous les soirs, on était tout le temps trempés, c’était horrible. Moi qui habite sur une ile, je sais comment ça se passe. Le soir, quand il faisait encore jour, juste avant le coucher du soleil, à savoir 18h, j’allais de l’autre côté de l’ile et je regardais au large. A chaque fois, je voyais que, au large, c’était saturé et chargé et que, donc, la nuit, on allait prendre la sauce. Au début, je le disais à mes camarades mais moins ensuite pour ne pas non plus plomber le moral.

Ca ne loupait jamais, on était au lit à 18h, on entendait dès 19h ou 20h les premières gouttes tomber sur le toit de palmier puis c’était la sauce et on était trempés. Déjà que j’ai le sommeil léger, je ne vous explique même pas pour dormir. La pluie était le plus dur pour moi, c’était une catastrophe.

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous faire plus particulièrement ?

Franchement, j’ai adoré aller chasser avec le harpon, une fois que l’on avait eu le kit de pêche. C’était vraiment top parce que c’est un moment où on voit sous l’eau, c’est magnifique, les poissons, les coraux sont magnifiques. C’est un moment aussi où on relâche tout, où on ne pense à rien si ce n’est à pêcher le poisson. J’y allais souvent, en plus, avec Thomas ou Flavio, mes potes de l’aventure donc c’étaient des moments de rigolade, ils permettent vraiment d’évacuer la pression du reste du jeu. Après, il fallait aussi chercher du bois, on s’occupait. Mais le harpon était vraiment un moment de détente, où l’on oubliait tout, notamment les stratégies, on kiffait le moment, tout simplement.

Au quotidien, avez-vous vu des changements dans la vie sur le camp depuis la réunification ?

Ah oui, clairement. Déjà, il fallait pêcher plus car il avait plus de « gueules » à nourrir. Le feu aussi devait être plus alimenté mais ce qui est bien, c’est qu’il y a plus de personnes, donc on peut se relayer, créer des chaines. D’ailleurs, on l’a vu, on n’était pas très enchantés de recevoir les rouges, dans nos têtes à Thomas et moi, mais on a vu que, quand il y a la grosse grosse pluie, on se met main dans la main, on déplace la cabane, on en construit une autre. Oui, il y a plein de choses qui changent sur le camp quand il y a plus de gens, c’est sûr et certain mais, dans l’ensemble, ça s’est bien passé, j’étais content, ça m’a permis de découvrir d’autres personnes. C’est dans la difficulté que l’on voit qu’il faut se serrer les coudes et c’est là que l’on voit les personnes que l’on a en face de nous. J’en garde de très bons souvenirs mais, forcément, ça change les choses, oui.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a incité à candidater ?

En fait, ça part de rien. Je déteste la vie de tous les jours, il me faut toujours quelque chose d’excitant ou qui me sorte de ma zone de confort. Là, je me cherchais un défi particulièrement costaud. J’ai postulé et, grâce à Dieu, ça ma marché. Je voulais vivre cette expérience pour me mettre dans le dur, j’adore me confronter à moi-même et aux éléments naturels. Je voulais un défi vraiment vraiment extrême et, pour le coup, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher.

Au moment de votre départ, quel regard portez-vous sur la suite de l’aventure ?

Je sais que, quand je pars, mes camarades sont très très touchés. Je savais que ça aillait leur mettre un coup derrière la tête. Après, je ne savais évidemment pas que Shanice allait partir. Je me disais que l’on avait une équipe soudée et que ça allait aller. Que, bien sûr, ils avaient pris un coup derrière la tête mais qu’ils allaient très rapidement surmonter cela parce que, au début, on avait connu pas mal de galères, ce qui faisait notre force pour la suite de l’aventure, on sortait toujours sorti la tête de l’eau, on ne s’était jamais laissés abattre. Voilà, je me suis dit qu’ils avaient pris un petit coup, qu’ils avaient un genou à terre mais qu’ils n’étaient pas KO et qu’ils allaient se relever.

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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