Koh Lanta : Gabin revient sur son départ pour raisons médicales !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Gabin,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

On l’a vu vendredi dernier, vous avez dû quitter prématurément l’aventure « Koh Lanta » sur décision médicale. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de l’épisode de votre départ ? Celle-ci a-t-elle ravivé en vous certaines sensations et certaines émotions vécues en Polynésie ?

Non, pas forcément. En fait, la diffusion fait juste revivre l’aventure différemment. Mon aventure a été déjà faite, elle est dans ma mémoire, je l’ai vécue pleinement, j’ai les souvenirs dans ma tête. Là, c’est plus comme quand on regarde une cassette de nos souvenirs d’enfance, c’est plus un souvenir que l’on revit pleinement.

A froid, cette sortie est-elle pleinement digérée ? Ou reste-t-il malgré tout une petite part de regrets ?

Non, je n’ai aucun regret sur mon aventure. Je n’ai pas triché, je me suis donné pleinement, corps et âme, à cette aventure. Même quand je suis parti, sur le moment j’étais forcément déçu car sortir comme cela n’est pas plaisant mais je n’avais aucun regret, j’étais resté moi-même et j’avais tout donné. Donc c’était très facile à gérer, j’étais très lucide sur la situation, je voyais bien l’état de mon genoux, je n’avais pas du tout d’espoir. Avant même l’annonce officielle, je m’étais déjà protégé et j’avais déjà digéré la nouvelle.

Cela a été expliqué dans l’épisode, cette blessure n’était pas soudaine, vous aviez déjà ressenti quelque chose bien plut tôt dans l’aventure….

Oui, effectivement, c’est arrivé dès la première épreuve, lorsque nous avons jeté les sacs à dos. Ma jambe s’est bloquée dans l’eau, on voit brièvement sur les images que je tombe et, en fait, ma jambe fait une hyper extension et mon genou claque en arrière. Depuis le début de l’aventure, j’ai donc une certaine gêne.

Sur le camp des rouges, comment se passait la vie au quotidien ? D’ailleurs, quelles étaient les tâches que vous aimiez tout particulièrement faire ?

Ce qui était bien sur le camp, c’est que l’on faisait tout tous ensemble. On allait chasser ensemble, on allait couper du bois ensemble, on allait chercher du bois ensemble, on avait vraiment une grosse cohésion en début d’aventure. C’était assez plaisant d’avoir cette communion et cet esprit d’équipe.

Vous l’avez expliqué à l’image, vous avez grandi entouré notamment de vos sœurs, du coup, sur le camp, vous sembliez proche de tout le monde, des garçons et des filles….

Effectivement ! Je pense que c’est beaucoup dû à mon éducation, j’ai toujours été élevé comme cela, à être proche des gens, à être attentifs aux gens, à leurs besoins, à leurs ressentis. C’était tout naturel pour moi d’être proche de tout le monde, c’est quelque chose que je fais dans la vie de tous les jours, du coup je voulais que mon aventure ressemble à ce que je fais.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Déjà, l’aventure en soi. Avoir pu partir dans des conditions sanitaires compliquées est une chance, ça reste quand même un souvenir, il y a très peu de monde qui peut dire être parti à Tahiti en plein Covid. Juste cela est merveilleux.

Et spécialement le confort chez Teheiura. On sort d’une épreuve où toute l’équipe permet de remporter la victoire. L’accueil que nous fait Teheiura est juste exceptionnel, il nous ouvre ses bras, sa famille aussi, alors que nous sommes de parfaits inconnus. Ca fait chaud au cœur et ça fait plaisir de rencontrer d’autres traditions que l’on n’a pas l’habitude de voir en métropole.

Parmi les épreuves, forcément le fugitif restera l’épreuve que j’ai la plus appréciée. C’était un domaine que je connaissais et j’ai pu aider mon équipe, en prenant de l’avance, à rattraper Aurélien. Forcément, c’est un moment marquant. En revoyant les images, moi qui ne voyais pas sur place ce que faisait mon équipe car j’étais devant, j’ai pu vivre pleinement leur exploit aussi derrière d’attraper Aurélien. C’était très agréable de vivre ce moment à la télé.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, qu’est-ce qui a été peut-être plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

L’attente ! On découvre que les journées sont ultra longues en fait. Dans la vie de tous les jours, même si on n’a rien à faire, on peut lire ou on trouve toujours quelque chose pour s’occuper. Là, dès que l’on avait fini la cabane, que l’on avait le feu, que l’on avait pêché, on n’avait plus rien à faire en attendant les épreuves. Donc les journées sont extrêmement longues. On se lève en même temps que le soleil et on se couche en même temps aussi. Donc on a vraiment toute la journée pour attendre.

Je n’avais pas trop peur pour les restrictions alimentaires. Je suis de nature à ne pas manger beaucoup, du coup je n’avais aucune appréhension sur cela. Je savais de toute façon que, quand on part sur une aventure comme ça, on en profite pour perdre un peu tous les kilos.

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a poussé à candidater ?

Je sortais de championnats du monde en Suède, sous forme d’une course de 24 heures dans les bois, par moins 20. Je me disais que j’arrivais en 2020 sans vraiment d’objectif et que j’aimerais faire quelque chose de plus dur, pour franchir un cap. Malheureusement, avec le Covid, c’était compliqué de se projeter sur des courses, je me suis dit pourquoi ne pas postuler à « Koh Lanta », qui pouvait être l’objectif idéal de l’année.

Vous êtes-vous préparé d’une matière spécifique ?

Pas spécialement ! J’ai continué les entrainements comme je le faisais déjà, moi qui, de base, m’entraine beaucoup. Après, j’ai essayé de combler quelques lacunes en natation en prenant des cours avec une amie nageuse. J’ai aussi regardé quelques tutos pour le feu et la cabane. On se renseigne, je pense, tous avant pour ne pas arriver sur l’ile et tomber des nues on va dire.

A ce stade-là du jeu, quel regard portez-vous sur la suite ?

Je suis confiant pour les rouges, je crois beaucoup en cette équipe que j’aimais beaucoup. Ça m’a plus embêté de les quitter et de les laisser que moi de devoir partir. Je pense que, s’ils retrouvent la cohésion du début, ça peut bien redémarrer pour la suite.

Merci, Gabin, pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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