Section de recherches : Xavier Deluc nous présente les thématiques de la nouvelle saison à l'écran sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : François Lefebvre / Auteurs Associés / TF1

 

Bonjour Xavier,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Deux ans après la saison 13, « Section de recherches » est de retour sur TF1, ce jeudi 28 janvier. On imagine que c’est toujours une joie, un plaisir pour vous de retrouver vos camarades, anciens comme nouveaux, le plateau mais aussi les décors de cette belle région niçoise ?

C’est vrai que chaque tournage est une grande joie. Quand on finit les tournages, on est rincés, on veut passer et penser à autre chose, même s’il y a une très bonne ambiance, parce que c’est très intense, très dense, très prenant et que les sujets sont parfois lourds. Mais, après, au bout de trois semaines à un mois, on est impatients de se retrouver, de lire de nouveaux projets, de nouveaux sujets, de savoir comment sera la saison prochaine. Voilà, c’est un peu ce qui se passe depuis plusieurs années.

Cette 14è saison est marquée notamment par l’arrivée de Jeanne Lorieux, interprétée par Fabienne Carat, qui devait, au départ, simplement assurer l’intérim de Martin Bernier durant son congé maladie. Mais elle va finalement rester de manière plus permanente dans l’équipe. Ce qui ne manquera pas de créer des tensions avec votre personnage, qui comptera bien récupérer sa place de chef…

Au fur et à mesure des épisodes, on va se rendre compte qu’elle attire d’abord l’attention de Bernier pour des choses qui sont un peu douteuses. Il ne sait plus s’il doit en être sûr ou pas. Finalement, il commence à avoir des suspicions envers elle et, en même temps, il y a une espèce de jeu du chat et de la souris, un petit peu d’opération de charme. Les auteurs ont désiré créer des lignes de tensions entre ces deux personnages effectivement, ce qui pourraient à l’avenir rendre les rapports très percutants, avec des points de vue très différents sur les enquêtes. Ainsi qu’un point de vue différent entre un homme et une femme, sur la façon d’aborder les choses, sur la vie, sur les enquêtes et sur les relations humaines. Ce qui est bien.

 

Crédits photo : JL Paris / Auteurs Associés / TF1

 

Sans tout en dévoiler, peut-on aussi s’attendre, comme c’est de plus en plus le cas depuis plusieurs saisons maintenant, à mieux connaitre encore la vie personnelle de Martin ?

Oui, on aura des petites choses concernant Martin, notamment la fragilité de ses sentiments envers les femmes, ses déceptions et sa façon prudente d’aborder une opération de séduction avec Elise Tielrooy, qui joue la laborantine, la scientifique. Sinon, on n’a pas plus d’information que cela dans cette saison. Il y aura surtout beaucoup de choses concernant le personnage de Jeanne, ses complexités, elle nous emmènera au fur et à mesure dans quelque chose d’assez dramatique et d’assez prenant. On va être un peu tous déstabilisés, dont Bernier, il n’y aura donc pas beaucoup le temps de de consacrer à sa vie privée. Sa vie privée va être au boulot en fait.

Plus globalement, quels seront les faits marquants et attendus de cette nouvelle saison ? On peut notamment penser à un nouveau cross over avec l’équipe de la série « Alice Nevers » pour les deux derniers épisodes ?

Ce sera un coup de chapeau à Marine Delterme et Jean-Michel Tinivelli puisque leur série s’arrête. La dernière fois où nous les verrons sera donc dans la série « Section de recherches ». Il y aura un cross over qui sera très très fort, dont on ne peut pas encore parler. Il sera très intense, Bernier sera un peu en danger, il ne saura plus comment s’y prendre, ne saura plus avoir de distance par rapport à la situation et fera appel à Marquand, joué par Jean-Michel Tinivelli, pour le sortir de là.

 

Crédits photo : François Lefebvre / Auteurs Associés / TF1

 

Après toutes ces années, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage, sur son parcours et sur son évolution ?

Il a vécu une certaine transformation, aussi avec l’âge, il est passé de Major, au début, à commandant, dans cette saison. Lui qui était un chien fou et un peu rebelle par rapport aux autorités, il doit devenir un commandant qui se doit de faire respecter la hiérarchie tout en restant très humain avec son équipe, très proche. Un commandant qui doit apprendre à déléguer parce que, avec l’âge et l’expérience, il faut aussi savoir laisser les jeunes chiens fous y aller à leur tour, pour pouvoir conclure en revanche lui-même les enquêtes. Il doit passer d’un état très actif, très sur le terrain à un état beaucoup plus bienveillant avec l’équipe, à s’occuper des relations humaines et des interactions qu’il peut y avoir avec les enquêtes, à essayer de bien répartir les fonctions, les ordres, à avoir l’intelligence pour intervenir sur certaines enquêtes, l’humour j’espère parfois aussi et la fermeté.

Au fur et à mesure des saisons, avez-vous fait évoluer votre méthodologie de travail sur votre personnage et vos éventuelles sources d’inspiration ?

Au début, j’étais un peu, on va dire, tendu, de par le personnage, la série. Au fur et à mesure que la production me voyait jouer, voyait les rushs et me connaissait dans la vie, ils ont eu envie que Bernier s’humanise et ressemble un peu à Xavier, au travers de ses heureuses maladresses. Parfois, ça rend le personnage touchant, il a certes de l’autorité et de l’expérience mais, en même temps, il est parfois un peu pathos. Il a quelque chose de fragile dans sa pensé. Les producteurs ont essayé d’exploiter cela en tournage et à l’écriture.

De mon côté, j’ai essayé de me distancer de plus en plus du texte, d’être moins sérieux avec les mots. De le savoir de plus en plus, bien sûr, c’est toujours important mais de savoir chercher les émotions avant tout, beaucoup dans les regards avec les autres. Ca fait travailler, ça fait prendre un peu d’étoffe. Et puis, de temps en temps, des prises de risque, où on se lâche un peu, en étant moins sérieux et plus profond.

On peut penser que vous avez hâte de découvrir les retours des téléspectateurs et les premières audiences ?

Alors hâte, je ne sais pas si c’est le mot. Vous savez, c’est une longue histoire, c’est une tranche de vie importante de groupe, de collectivité, de techniciens, d’acteurs, d’écrivains, de producteurs, d’auteurs, d’une chaine. Donc il y a une émotion forte qui nous concerne tous, en lien avec nos interactions et nos investissements. On a tous donné dans cette série et dans cette saison aussi. Maintenant, chaque chose a une fin. On a espoir de pouvoir encore continuer parce qu’on aimerait pouvoir conclure cette série, trouver une fin, trouver quelque chose de bien. Pour cela, il nous faudrait encore quelques épisodes. On verra. Mais je suis fier du travail que l’on a fait, je pense que le téléspectateur va avoir des moments de plaisir et des émotions intenses, ainsi que quelques surprises. Concernant les chiffres, je suis un peu moins fixé dessus. A un moment donné, les dés sont lancés, on a fait le job, du mieux que l’on a pu. Il faudra voir… c’est une combinaison de tellement d’éléments et je ne veux pas que ça mette des interférences avec l’amour que l’on a du public quand on joue, quand on travaille, où c’est spontané. Le reste, c’est du business. Notre sincérité, mon élan personnel aussi, restent identiques, voire plus grands qu’avant, pour la suite de cette série je l’espère ou pour autre chose.

Merci, Xavier, pour toutes vos réponses !

Publicité

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article