La fille dans les bois : Carolina Jurczak évoque l'unitaire de France 2 !
Bonjour Carolina,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
On pourra vous retrouver, mercredi 3 février prochain, en prime sur France 2, dans le téléfilm « La fille dans les bois ». Très simplement, comment présenteriez-vous cet unitaire ?
C’est l’histoire de Jeanne, qui va découvrir sur le lit de mort de sa sœur un secret révélé par cette dernière. Qui va lui faire promettre de rétablir une vérité. Par loyauté envers sa sœur, elle va faire tout ce qu’elle peut, tout ce qui est possible pour elle afin de respecter ses dernières volontés.
Après, j’ai l’impression qu’il y a une autre chose d’important à raconter par rapport à ce téléfilm, c’est aussi, pour moi, l’histoire d’un retour à la famille, aux racines, aux origines. On sent quand même que c’est un personnage qui a quitté très soudainement sa vie, qui revient sur son enfance, sur ses souvenirs qui le hantent. C’est une sorte de redécouverte d’un endroit qu’elle connait déjà. J’imagine que c’est quelque chose qui doit parler à beaucoup de gens, surtout avec les yeux d’adultes que l’on peut avoir, à un moment donné, sur son enfance. Jeanne regarde sa vie d’enfant sous prisme d’un adulte grandissant.
Par rapport aux différentes caractéristiques que vous venez d’évoquer de votre personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?
Je pense que c’est toujours bien de partir de soi et de retrouver des choses qui nous touchent personnellement dans le personnage. Je crois que l’idée de claquer la porte de quelque chose, d’abandonner, de partir sans se soucier des autres, est quelque chose qui m’est déjà arrivé. Je peux comprendre l’état dans lequel on doit être pour en arriver là. Mais je sais que j’ai aussi beaucoup pensé à ma mère, qui est une émigrée polonaise, qui est arrivée ici en France. Cette redécouverte de quelque chose que l’on connait sans le connaitre vraiment et cette manière d’être chez soi sans être vraiment chez soi, quand on revient au pays, après avoir passé beaucoup de temps ailleurs, est un peu étrange. On n’appartient plus aux choses et, en même temps, on y a quand même marqué une empreinte de sa vie. Je crois que j’ai beaucoup pensé à ce retour, à quel point c’est troublant de redécouvrir les autres et ces endroits, d’être un inconnu dans un endroit connu.
Ce téléfilm est d’après le roman de Patricia MacDonald. Avez-vous fait le choix de le lire ou avez-vous préféré en rester détachée ?
Je suis assez partisante du travail, je n’ai pas l’impression que ça me pollue. Ça ne me trouble pas, ça ne m’éparpille pas d’avoir beaucoup d’informations, du coup je n’ai pas eu de mal à lire le livre. J’ai même lu des interviews de l’auteur, la manière dont elle parle m’intéresse et est très inspirante. Je trouve que c’est hyper intéressant d’avoir beaucoup de détails sur un personnage pour pouvoir ensuite choisir et avoir le moyen de sélectionner ce qui nous intéresse le plus. C’est aussi une collaboration avec un réalisateur, il faut proposer pas mal de choses. On trouve ensemble, du coup c’est bien d’avoir beaucoup de matière, sur le tournage, à proposer pour que les choses aillent vite. Après, je sais très bien aussi que les scénaristes ont adapté ce roman-là, c’est important de faire la part des choses avec toutes ces informations et de ne pas oublier qu’avoir un scénario adapté d’un roman est différent d’un simple roman. Il va inévitablement y avoir des différences, notamment scénaristiques.
Vous avez eu la chance de voir en avance le téléfilm. Quelles sensations avez-vous eues au moment du visionnage ?
C’est toujours un moment très très bizarre de se regarder soi-même. J’ai fait énormément de bruit, je n’ai pas pu m’empêcher de faire des commentaires. C’est un peu une petite souffrance de se regarder. Mais, en même temps, à un moment donné, je pense que l’on arrive à être un peu objectif et je suis absolument ravie de ce que j’ai vu. Je serai contente de le revoir une deuxième fois, un peu plus apaisée, maintenant que j’ai passé cette étape de la première fois. En tout cas, j’en suis ravie. Je fais confiance au pressentiment que j’ai eu sur le plateau, avec le travail du réalisateur et de toute l’équipe, je sais que l’investissement que tout le monde a mis prévaut sur les peurs que l’on peut avoir. Je pense que l’on a bien travaillé.
Vous avez hâte du coup, on imagine, de découvrir les retours du public ?
Bien sûr ! C’est le moment le plus excitant. La chose la plus importante n’est pas notre avis d’acteur mais celui du public. C’est lui qui décide si ça lui plait ou pas. Il est le juge le plus dur à convaincre et, en même temps, c’est très excitant de le challenger et d’être à sa hauteur, de lui faire plaisir avec quelque chose qui soit beau, qui raconte des histoires, qui fasse rêver, qui émerveille un peu aussi.
Justement, même si ce n’est jamais évident à dire en amont, selon vous, qu’est-ce qui va pouvoir plaire aux téléspectateurs dans cet unitaire ?
Je pense que ce qui va les attirer, c’est principalement de voir des gens assez ordinaires qui ont une vie qui, d’un coup, devient, par la force des choses, par loyauté, incroyable. Justement, tous ces personnages vont essayer de s’accomplir d’une certaine manière, de s’élever. Ils sont tous, quelque part, très résiliant. Je pense que ce sont des sentiments que tout le monde a déjà vécus. Je pense que tout le monde peut adhérer à ces choses-là. Je pense que l’on a plus que tout besoin en ce moment de famille, de penser aux autres et je crois que ce téléfilm raconte un peu cela, il y a beaucoup d’espoir.
En parallèle, quelles sont vos autres actualités du moment ?
J’ai un autre téléfilm qui passe aussi sur France 2, quasiment au même moment, à deux jours d’intervalle : « La petite femelle ». Avec Lucie Lucas, Helena Noguerra et d’autres. Ca va être un peu LA semaineJ.
Merci, Carolina, pour toutes vos réponses !