Ici tout commence : Florence Coste évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

C’est toujours très agréable d’effectuer une interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis ce 25 janvier dans la série à succès de TF1 « Ici tout commence ». On imagine la joie et le plaisir que ce doit être pour vous de rejoindre cette belle famille artistique peu de temps après les débuts du programme ?

En fait, ce qui est assez rigolo, c’est que c’est un casting que j’ai passé en sortant du premier confinement, en mai et j’ai su assez vite que j’allais faire partie du projet. Mais l’arrivée de mon personnage et celle de Kelly, ma sœur, n’étaient pas encore totalement définies. Il s’est trouvé que, pour plein de raisons, on est arrivées un peu plus tard. Mais c’est un projet sur lequel je me projette depuis longtemps parce que je savais que ça allait arriver. Notamment quand la diffusion a commencé, j’ai regardé et j’ai pu voir tous mes futures collègues. J’étais super contente de découvrir la série, de voir que c’était aussi bien et que le public était au rendez-vous. C’est à ce moment que j’ai commencé à recevoir les premiers textes et à bosser sur mon personnage. 

 

 

L’univers culinaire vous est-il familier ?

J’adore manger:). Sur le plateau, je suis la première, quand on a des scènes en cuisine, à demander aux décorateurs et aux spécialistes culinaires s’ils peuvent me mettre des choses de côté pour les manger. Je suis hyper contente que la série évolue dans cet univers. Après, personnellement, j’étais vraiment très très mauvaise en cuisine avant les confinements et j’ai beaucoup progressé depuis. Je m’y intéresse de plus en plus. On est beaucoup à loger dans le même hôtel avec un grand espace commun ainsi qu’une cuisine et, comme les restaurants sont fermés, on se fait à manger à tour de rôle. On baigne dans l’ambiance culinaire et c’est assez chouette.

Comment présenter votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ? 

Laetitia est un personnage haut en couleurs, avec beaucoup de tempérament. Elle est extravertie, énergique, enfantine. Pour situer, elle arrive à l’institut pour travailler avec sa sœur en tant que gardiennes. Le spectateur va vite découvrir que Kelly est en fait sa fille.. Elle l’a eue très jeune, à 16 ans et l'a élevée seule. Elles n’ont pas d’autre famille sur qui compter : elles sont un peu toutes les deux contre le reste du monde. Elles viennent d’un milieu populaire, elles ont été de galères en galères, et ont pas mal bougé pour suivre les petits boulots de Laetitia. Ce poste de gardienne dans un institut prestigieux est une super opportunité pour elles. Un nouveau départ.

 

 

La relation entre Laetitia et Kelly est assez savoureuse. La plus mature des deux n’est pas celle que l’on croit. Laetitia a un caractère enfantin, elle rêve du prince charmant mais tout cela est un peu de l’ordre du fantasme. Elle a envie de vivre comme une héroïne de roman et n’est pas vraiment ancrée dans la réalité. Kelly essaie de la recadrer sans trop de succès. Une des caractéristiques principales de ce personnage est qu’elle ment beaucoup. Ce qui va donner lieu à des situations cocasses. Mais derrière sa spontanéité et ce caractère décalé, elle a très peu confiance en elle. Elle ment parce qu’elle veut donner une meilleure image d’elle même. Sauf que ça ne marche pas, on découvre ses mensonges et ses histoires échouent.

Ce personnage permet beaucoup de relief. On peut jouer sur la comédie du fait de son caractère mais avec de vrais enjeux en dessous : une vie pas facile, beaucoup de vulnérabilité et une détermination à s’en sortir, pour elle et pour sa fille.

Sur une quotidienne, vous aurez aussi le temps de développer et d’enrichir un peu plus encore cette palette déjà large.

Carrément ! Cela m’avait plu, sur « H24 », d’avoir un rôle sur la longueur, sur trois mois de tournage. Cela m’avait vraiment permis d’aller creuser le personnage, ses relations avec les autres et tout était devenu de plus en plus naturel. C’était génial en fait.

Là, le défi avec le personnage de Laetitia est lié à son côté décalé. On peut dire que c’est un rôle de composition. Au départ, lorsque j’ai lu la présentation de casting, je me suis dit que le personnage était super mais que ça me paraissait quand même loin de moi. J’ai mis du temps à comprendre son cheminement, à comprendre pourquoi elle mentait comme cela, à lui trouver des raisons en fait. Mais je me suis dis que c’était un joli défi. Je l’ai ramenée à moi, j’ai trouvé des chemins vers elle et j’ai trouvé ce que nous pouvions avoir en commun. Ça fait deux mois que je tourne et je commence à sentir qu’elle est vraiment intégrée. Je peux m’amuser avec, de plus en plus et c’est très plaisant. 

Justement, quelles ont été et quelles sont vos principales sources d’inspiration pour son interprétation ?

Au départ, j’ai cherché des références qui me semblaient correspondre. J’ai tout de suite pensé à Erin Brokovich, pour le look d’abord et puis pour le côte mère célibataire combative et sans gêne. Ensuite, j’ai creusé nos points communs. Finalement il y en a pas mal, même ils sont un peu poussés à l’extrême. Le côté enfantin, espiègle et joueur font partie de moi. J’ai également cette tendance à fuir la réalité et à me réfugier dans l’imaginaire, je suis comédienne je peux le faire de façon plus « acceptable » grâce à mon métier. Et puis, je suis aussi un peu fleur bleue et romanesque.

Après, concernant le mensonge, je n’aime pas mentir. Si je dois le faire, je le fais bien mais je n’aime pas ça. Depuis que j’ai compris que, pour Laetitia, ça venait de son manque de confiance, ça va mieux. Comme tout le monde, j’ai mis du temps à gagner en confiance, je vois très bien pourquoi elle fait cela et où elle peut se situer. Elle a envie que les gens l’aiment, elle se dit que si elle donne cette image-là, les gens l’aimeront plus. Ça la rend très touchante, je trouve. 

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur un programme quotidien est plutôt soutenu. Comment avez-vous appréhendé ces conditions ?

On m’a tellement dit en que le rythme était intense que je m’étais préparée au pire. Du coup, j’ai été agréablement surprise. Je ne ressors jamais frustrée du plateau en me disant que je n’ai pas eu le temps de faire ce que je voulais. Alors oui, c’est intense, j’ai eu une journée à 7 séquences mais je crois que c’est celle que j’ai le plus aimée parce que j’ai pu jouer plein de choses différentes. Je pense juste que ça demande plus de travail en amont que sur un autre tournage. On ne peut pas se permettre d’arriver, de se dire que l’on va explorer sur le plateau et que l’on verra bien ce qui se passe. On est obligé de construire de vraies propositions avant et, sur le plateau, on s’adapte à ce qui se passe avec le partenaire et le réalisateur. Il faut arriver solide. Sinon, je vais avoir l’impression de commencer à trouver des choses au moment où on va arrêter de tourner et je vais être hyper frustrée. Déjà, en règle générale, je suis plutôt une bosseuse, j’aime que le plateau soit un moment de liberté totale. Pour cela, j’ai besoin de beaucoup travailler avant. 

En plus, ce qui est génial sur « Ici tout commence », c’est que l’on a un coach sur le plateau, Pascal Barraud, avec qui on peut travailler nos scènes en amont. On a beaucoup bossé notamment avec Axelle Dodier, qui joue ma fille. Notre relation est belle et ça nous tenait à cœur qu’elle soit évidente dès les premières séquences. En travaillant comme cela, je vis le rythme très bien. Après, ça dépend des moments. Je pense que quand l’intrigue est vraiment hyper concentrée sur un personnage, ça demande d’être armé et hyper focus pour tenir la distance.

Depuis le début, la fidélité des téléspectateurs ne se dément pas. Vous qui vivez à présent cette aventure de l’intérieur, comment en expliquez-vous son succès ?

Je pense qu’il y a un vrai attrait pour les quotidiennes, ce rendez-vous plait au public. Ça leur plait d’avoir des intrigues et des personnages qui font complètement partie de leur quotidien, dont ils peuvent parler comme des membres lointains de leur famille. Dans cette période de perte de repères, ce rendez-vous fait du bien aux gens. En plus, je trouve que c’est vraiment bien produit, les personnages sont attachants, les intrigues prenantes et les images sont belles. Il y a tout pour que ça fonctionne. J'ai commencé à regarder la série dès le début de la diffusion et je me suis vite prise au jeu. J’ai des amis qui ont commencé à regarder pour être prêts au moment de mon arrivée et qui, eux aussi sont devenus accro. 

 

 

En parallèle, malgré le contexte actuel, quels sont vos projets du moment et actualités à venir ?

J’adore tourner et j’ai vraiment envie de développer ma carrière dans ce sens mais je viens aussi du théâtre et c’est important pour moi de pouvoir continuer à être sur scène. Alors, évidemment, en ce moment c’est compliqué, j’ai eu beaucoup de dates annulées mais je continue à bosser sur mes projets théâtraux pour qu’on soit prêts à la réouverture. Notamment une nouvelle pièce mise en scène par Violaine Arsac avec qui j’ai déjà travaillé sur les « Passagers de l’Aube ». Elle s’appelle « Bien au dessus du silence » et reprend les textes de grands poètes engagés. Ces poèmes sont magnifiques et résonnent incroyablement avec l’actualité. Je pense que c’est un spectacle qui arrive juste au bon moment. J’ai hâte, en tant que comédienne et spectatrice, que les théâtres rouvrent. Cela me manque terriblement.

Merci Florence pour toutes vos réponses !

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Publié dans Télévision

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