Itinéraire d'une maman braqueuse : Medi Sadoun nous présente son personnage sur TF1 !

Bonjour Medi,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vous serez prochainement à l’affiche sur TF1 du programme inédit « Itinéraire d’une maman braqueuse ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?
C’est un unitaire. D’ailleurs, c’est la première fois que je joue ce format en télévision. Ça se tourne beaucoup plus rapidement qu’un long métrage, où j’avais surtout connu dix semaines de plateau. Là, nous avons mis 20 jours seulement, ce qui est très court. En même temps, c’est à échelle humaine. Je trouve que les rapports sont assez simples, tout le monde est à la même échelle. Il n’y a pas ce côté « star système » que l’on retrouve parfois au 7è art. J’ai beaucoup aimé et j’ai pris énormément de plaisir. Je trouve que la simplicité tisse les liens.
La thématique est assez réelle et réaliste, c’est l’histoire d’une dame qui ne s’en sort plus du tout, n’ayant plus d’argent. Elle a surpris son mari avec une autre femme, elle part donc à la conquête d’une autre vie. Mais elle n’y arrive plus, elle a les huissiers sur le dos. Ce qui va l’amener à réaliser un braquage. Inutile de dire que c’est un phénomène actuel d’une tristesse épouvantable mais qui correspond à une grosse partie de la société française.
Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?
J’interviens un peu comme une soupape d’oxygène, un personnage qui va essayer de lui apporter un peu de rose dans sa vie. Mais cette femme ne va pas y répondre dans l’immédiat car je ne suis pas une priorité pour elle. L’amour n’est pas une priorité. Elle va plutôt essayer de donner à manger à ses enfants et de trouver un logement, chose qu’elle ne parviendra pas à faire. Ce qui l’emmènera vers ce dramatique braquage.
Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui regarderont ce programme ?
On se rapproche de la réalité, tout simplement. L’identification est souvent la clé du succès. J’imagine qu’il y a beaucoup de gens qui vivent la situation de ce personnage. Nous envoyons un message d’espoir, en montrant qu’il faut s’ouvrir aux autres quand ça ne va pas. On peut constater que, dans ce film-là, le personnage principal reste assez obtus, décide au début de s’en sortir tout seul, ne veut pas répondre aux mains tendues. Alors que, en vérité, la générosité, c’est aussi d’accepter quand on vous tend la main.
Pour ça, un autre personnage, joué par Claire Nadeau, entre en scène. Elle lui propose des choses intéressantes, lui apprend à voler, la sort un peu du tunnel dans lequel elle se trouve.
Apprendre à s’unir, à parler quand ça ne va pas, aller vers l’autre sont autant de messages forts. Deux cerveaux valent mieux qu’un dans pareille situation.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour votre personnage ?
Je suis resté moi-même. Je suis un peu timide à la base, ce qui m’a servi pour le film. Jouer avec une femme de manière premier degré ne m’était jamais arrivé. En plus, il y a beaucoup de scènes de rencontre, de séduction, ce qui, naturellement, m’avait mis un peu mal à l’aise. Mais avec Cécile Rebboah, qui est simple, qui vous donne parfaitement bien la réplique, avec laquelle on rigole en amont des tournages, ça a bien marché. J’ai un petit rôle, je suis là pour apporter à son personnage un peu de soleil.
Vous évoquiez précédemment à juste titre la différence de rythme entre ce tournage et les longs-métrages que vous aviez déjà faits. A certains moments, avez-vous dû adapter votre méthodologie de préparation ?
C’est une bonne question. Lorsque l’on fait un long-métrage, on a un plan de travail sur 60 jours, donc on voit les scènes qui vont arriver et on peut ainsi se préparer en amont. Là, tout est fait en 20 jours et, par exemple, 4 séquences que l’on ferait en 4 jours sur un long-métrage sont faites là le même jour. Parfois, il y a même un texte gros comme ça. Donc le changement de rythme se fait à ce niveau-là.
Je me suis rendu compte qu’il fallait que le cerveau soit de suite opérationnel. J’ai donc travaillé beaucoup plus vite et j’ai essayé d’assimiler beaucoup plus rapidement. Par contre, ce n’est pas beaucoup plus dur sur le tournage, c’est vraiment au niveau de l’assimilation des textes que j’évoquais.
Pour terminer, quels sont, en parallèle, vos autres projets ?
Quelques films sont actuellement en financement, je préfère taire les noms. Aussi, le numéro 3 de la grosse comédie « Qu’est-ce que l’on a fait au bon dieu ? » qui va se tourner l’année prochaine, en septembre si tout va bien. Je suis également en train d’écrire un long-métrage.
Merci Medi pour toutes vos réponses !