Un Si Grand Soleil : Entretien avec Thomas Walch, qui incarne Régis, un détective privé !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Thomas,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

La série de France 2 « Un Si Grand Soleil » va fêter sa première année de diffusion, avec le succès d’audience que l’on connait. Vous qui faites partie de cette belle aventure, comment en expliquez-vous son succès ?

C’est toujours facile, quand un programme fonctionne bien, de trouver des raisons qui expliqueraient ce succès. Mais, sincèrement, à mon petit niveau, dans le sens où je n’ai pas les tenants et les aboutissants sur la façon dont on construit un programme et notamment une quotidienne, je dois avouer que, dès la lecture des premiers scenarii, j’ai trouvé qu’il y avait un ton dans l’écriture, qui était quand même hyper abouti et même différent de ce que l’on avait l’habitude de voir jusque-là. Même si on est sur un format de quotidienne, comme d’autres.

Je le dirais avec un peu d’ironie, là où la production a superbement réussi son coup, c’est que, une fois que l’on rentre dedans, on se laisse vite prendre au jeu. Il y a une combinaison réalisation-casting-écriture qui fonctionne super bien. Je ne suis pas étonné du tout que l’on embarque autant de gens car ces derniers peuvent s’attacher très rapidement et très fortement aux personnages.

Vous y interprétez le rôle de Régis, détective privé. Quel regard portez-vous sur lui ?

J’adore ce personnage, il a un côté assez mystérieux. Contrairement aux autres personnages qui, par nécessité de leur rôle dans la série, ont une fonction morale, de père de famille, de chef d’entreprise notamment, Régis n’a aucune morale. Tous les moyens sont permis pour obtenir ce qu’il cherche. Du coup, c’est un personnage un peu transversal, qui est prêt à tout, voire à des méthodes parfois peu recommandables, peu orthodoxes, pour arriver à ses fins. C’est vraiment ce qui m’intéresse.

Il y a aussi toute une partie de lui que l’on ne connait pas, sa vie privée notamment. Si, toutefois, la production et la chaine décidaient de développer un peu ce personnage, il y a une belle carte blanche devant nous qui s’annonce. On pourrait être surpris, je me suis imaginé à plein de reprises qu’il avait un secret que personne ne connait encore, que, dans la vie, il est totalement différent de son métier. Il pourrait être impliqué dans des associations notamment.

Peu importe que ce soit développé ou non, ce qui est intéressant pour moi, c’est qu’il y a toute cette part là du personnage qui est possible, ce qui m’excite beaucoup. En plus, j’interviens souvent dans des lieux un peu en retrait, un peu en décalé, par rapport à d’autres décors plus établis dans la série. Du coup, ça lui donne un côté mobile et surprenant. Pour ne pas spolier la suite, je suis, à titre personnel, en tant qu’acteur, hyper content parce que Régis s’occupe actuellement d’une histoire qui, je crois, tient à cœur à tout le monde, à lui comme à moi. On va le découvrir, sur cette affaire, avec un peu plus d’humanité que ce que l’on a vu jusqu’à présent.

 

 

Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour incarner ce personnage ?

Il y en a beaucoup, elles ne sont peut-être pas conscientes ni réfléchies à 200% pour ma part. J’interviens dès le premier épisode de la série, on me voit en train d’observer ce que le public a découvert juste avant. J’ai eu l’honneur et la fonction d’être le regard du spectateur dans la série.

J’aime beaucoup les personnages qui observent les autres, je trouve que cela met une pression narrative, qui est bonne. Elle oblige le spectateur à être sur ses gardes, à être un peu méfiant. Je suis en quelque sorte le pivot, à certains moments. Cette fonction me plait.

C’est d’autant plus intéressant que l’on a pu trouver à Régis un côté redoutablement efficace. Je fais allusion à l’arche dans laquelle il fait beaucoup de chantage à Enric. On peut trouver ce personnage assez gonflé, assez méchant, c’est la réflexion que l’on me fait dès fois. Mais j’aime bien le fait que l’on puisse s’attacher aussi un peu à lui parce qu’il gagne en confiance. Ses méthodes sont certes parfois discutables mais elles font l’unanimité auprès de ceux qui ont recours à ses services. Il a donc cette ambivalence entre ce côté un peu déroutant et son côté fiable, ce qui me plaît bien.

De façon plus générale, on le sait, le rythme de tournage est soutenu. Il faut être efficace, il faut aller vite, il faut être bon de suite. Justement, à titre personnel, avez-vous une méthodologie pour soutenir ce rythme si intense ?

Régis n’est pas un rôle de premier plan, il vient selon les besoins de certains personnages. Donc, du coup, quand j’interviens en tant qu’acteur, je dois vraiment être au top de l’énergie, de l’écoute, de l’implication. Je ne peux pas être en dessous, ni à côté. Du coup, je me documente pas mal sur les textes.

 

 

Je ne connaissais pas la quotidienne, cela demande d’être hyper en forme, hyper efficace, de viser juste le plus rapidement possible. C’est une super expérience, vraiment. Cela peut être effrayant car, quand on sait que l’on sort l’équivalent d’un épisode par jour, on se dit que l’on ne va pas passer la journée à refaire les prises. Mais il y a cette énergie qui converge à faire le mieux que l’on peut. Je parle des acteurs mais on peut aussi parler des équipes, qui font un travail magnifique. L’efficacité est vraiment hallucinante. Cette énergie combinée entre les équipes techniques et le jeu donne un super challenge.

Je n’oublie pas non plus l’aide précieuse des coachs, qui nous guident.

En parallèle, quels sont vos autres actualité et projets du moment ?

J’ai eu la chance et l’honneur de faire partie d’un très joli film, sorti au printemps, au cinéma, avec Catherine Fort, Daniel Auteuil et Bernard Le Coq, « Qui m’aime me suive ! ». Il sera prochainement sur les plateformes Vod et Canal, ainsi qu’à la télé. Ce fut une très belle expérience, c’est vraiment un film coup de cœur et une chance d’avoir pu faire partie de cette aventure.

Je suis Max, un personnage récurrent, dans une série que j’aime beaucoup aussi, « Crimes parfaits », avec Isabelle Gélinas et Arthur Mazet. Là aussi, il y a un personnage très intéressant à jouer. Je fais un légiste, avec une écriture superbe, qui traite les choses avec humour et flegme, à l’anglaise. J’y prends beaucoup de plaisir.

Plein d’autres choses vont arriver, j’ai tourné notamment dans la série « Alex Hugo », qui sortira en septembre.

Ce fut un plaisir, Thomas, d’échanger avec vous !

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