Un Si Grand Soleil : Auguste Yvon évoque Arthur, son personnage dans la série !

Bonjour Auguste,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vous interprétez le rôle d’Arthur dans la série à succès de France 2, « Un Si Grand Soleil », diffusée chaque soir à 20h 45. Quelles sont, selon vous, les principales clés de la réussite de ce programme ?
Tout simplement, nous avons une équipe de comédiens formidables, tant au niveau des récurrents que des guests. La méthode de travail fait ses preuves, elle marche très bien, avec un bon rendu. Au-delà de ça, l’équipe technique nous suit, elle est à notre écoute. La lumière, l’image, le son sont au top. Les prises de vues sont chouettes, dans une magnifique région. Cela aide à développer la beauté de l’image et du programme.
Les scénaristes ont réussi à faire quelque chose de viable, qui intéresse les gens. Par le biais d’histoires qui peuvent arriver dans la vraie vie, on fait découvrir une jolie ville et on incite à la fidélité pour découvrir la suite.
Un an après le début du programme, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage ?
Il est très sensible, il ressent tout ce qui se passe autour de lui, il ressent tout ce que ressentent les autres. Il est un peu comme moi, il veut que tout le monde soit content, il veut que tout le monde aille bien mais il n’aime pas parler de ses propres problèmes. Il préfère s’occuper des autres plutôt que l’on s’occupe de lui. Même quand lui ne va pas bien, il se préoccupe davantage de sa sœur, pour qu’elle aille mieux, quitte à aggraver sa propre situation. Il prend pour tous les autres, il essaie de dépasser leurs problèmes pour qu’ils se sentent mieux. Il aime être dans son coin mais, si les autres ont besoin de lui, il est toujours là.
Vous avez commencé un peu à en parler, vous retrouvez-vous en Arthur, dans certains aspects de sa personnalité ?
Sur le fait d’être toujours là pour les autres, oui. Je suis comme ça, je ne vais pas vers les autres mais s’ils ont besoin de moi, s’ils ont besoin notamment de parler, je suis à l’écoute, sans porter aucun jugement. Arthur et moi sommes très similaires là-dessus, nous sommes à l’écoute mais on n’aime pas parler de ce qui ne va pas en nous. On protège ceux qui nous entourent, on est bien dans notre cocon familial.
Pour la suite, certains sujets vous tiendraient-ils à cœur ?
Il y en a plusieurs. Je pense notamment au harcèlement au collège ou au lycée, pour en avoir fait les frais. Aussi la relation entre père et fils.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Affinez-vous votre propre méthodologie de préparation et de travail ?
J’ai complètement changé ma façon de travailler, c’est sûr. Avant, j’apprenais mes textes un mois à l’avance. En arrivant sur le plateau, je les connaissais à la ligne près et il était très difficile de me faire changer de phrase.
Aujourd’hui, j’ai appris que l’on travaillait vite et que l’on réfléchissait vite. Donc, bien sûr, j’apprends mes textes mais partiellement, pour toujours pouvoir moduler. Il arrive en effet, sur le plateau, avec la coach, avec le script, que l’on se rende compte qu’une phrase ne passe pas. Il faut alors très vite l’oublier et apprendre la nouvelle. J’ai appris à le faire, dans un rythme soutenu. Il m’arrive parfois aussi de changer moi-même certains mots pour que la phrase passe mieux.
De façon plus générale, la manière de réfléchir le texte, de réfléchir ce qu’il faut faire passer, n’a pas changé. Je le fais toujours en amont, je lis les textes, je me remémore ce qui s’est passé avant, ce que le personnage est en train de vivre, pour que ça puisse paraitre le plus logique possible. Par exemple, si on revient sur l’intrigue de Manon, quand elle se fait enlever, j’avais beaucoup de scènes dans lesquelles je devais être au plus mal, en larmes, sans sourire, en colère. En même temps, je devais avoir une scène de rigolade au lycée avec mes potes. L’écriture était étrange, j’y ai réfléchi, on en a parlé avec la coach, on s’est dit qu’il ne pouvait pas être souriant à ce moment-là. Nous avons alors réussi à transformer la scène, sans changer le texte, juste avec les intentions, les émotions, le ressenti et la façon de s’exprimer. Trouver le lien entre les scènes est, je trouve, quelque chose d’important.
Vous l’avez dit, vous avez la chance d’être dans un cadre de tournage très agréable, à Montpellier, dans une équipe soudée.
Oui, c’est ça, on est tous une bande de potes, des liens forts se sont créés. J’appelle certains comédiens ou comédiennes « tata », « sœur », « maman », « papa », on est très proches. Il en va de même avec l’équipe technique. Il n’y a pas de clan, on est tous dans le même bateau, figurants, comédiens, techniciens. On rigole tous ensemble et chaque tournage est une fête. On arrive avec le sourire, on passe une journée à rigoler et on repart avec le sourire.
Merci Auguste pour toutes vos réponses !